Alternative à Google Cloud : où partir, et comment sortir sans payer le transfert

Six clouds détaillés, une destination par raison de partir, et un plan de migration en huit étapes.

La réponse courte : OVHcloud si ton trafic sortant pèse lourd, Hetzner si tu veux la facture la plus basse et que tu sais administrer un serveur, Infomaniak pour une facture prévisible chez un hébergeur suisse, DigitalOcean pour une console simple et un prix en dollars tout compris, AWS ou Azure si tu dois garder un catalogue de services aussi large. Avant de choisir, sache une chose que peu de guides disent : Google propose une sortie gratuite. Si tu quittes entièrement un service et que tu déposes un avis de sortie avant de copier tes données, le transfert ne t'est pas facturé. Nous avons comparé ces six destinations et leurs prix en 2026.

Romain CochardCEO de Hack'celeration
Mis à jour 20266clouds détaillés8étapes de migration2026prix vérifiés

Le classement est éditorial : une place sponsorisée est toujours signalée sur sa fiche, et aucun lien affilié ne change une note.

Les vraies raisons

Pourquoi Google Cloud coûte plus cher que prévu

Google Cloud reste une plateforme solide : BigQuery, Cloud Run et ses outils d'IA n'ont pas beaucoup d'égaux. Les départs viennent rarement de la technique. Ils viennent des lignes de facture qu'on n'avait pas regardées, d'un support qu'il faut payer pour obtenir une réponse, et d'une question de souveraineté qui revient dans chaque appel d'offres. Six raisons, chiffrées.

Le trafic sortant, la ligne qui grossit sans prévenir

Une machine e2-medium (2 vCPU, 4 Go) coûte environ 24,46 $ par mois en Iowa, un peu plus dans les régions européennes. Ce n'est pas elle qui fait la facture. En niveau réseau Premium, celui que Google applique par défaut, seul le premier GiB sortant du mois est gratuit. Ensuite, chaque GiB envoyé vers l'Europe coûte 0,12 $ jusqu'à 1 024 GiB, puis 0,11 $ jusqu'à 10 240 GiB, et un tarif dégressif au-delà.

Fais le calcul pour 1 To sortant par mois : 1 023 GiB payants à 0,12 $, soit 122,76 $. Cinq fois le prix de la machine qui sert ces données.

Une facture sans plafond par défaut

Une alerte de budget prévient, elle ne coupe rien. Google le dit lui-même : les budgets n'empêchent pas l'usage ni la facturation des services. Un plafond de dépense existe désormais, mais seulement pour certains services.

Sur les forums, les histoires se ressemblent : une clé API d'un modèle d'IA volée, plus de 12 800 $ facturés en une journée ; un développeur qui se couche avec une alerte réglée à 10 $ et se réveille avec une facture à cinq chiffres ; une attaque par déni de service suivie d'un remboursement au cas par cas. Le reproche revient toujours : aucune limite posée d'office.

Le support technique est payant

Le support Basic, gratuit, ne traite que la facturation. Pour poser une question technique, il faut le support Standard : 29 $ minimum par mois, ou 3 % de ta facture cloud, avec une réponse en 4 heures sur un incident de priorité 2. Enhanced démarre à 100 $ (ou 10 %), Premium à 15 000 $. Une petite équipe qui paie 80 $ de machines se retrouve à payer un tiers de plus pour avoir le droit de parler à un technicien.

L'IPv4 et le NAT facturés à part

Chaque adresse IPv4 externe en service coûte 0,005 $ de l'heure, soit environ 3,65 $ par mois. Cinq machines exposées, c'est 18 $ de plus par mois, avant tout trafic. Si tu passes par Cloud NAT pour cacher tes machines, compte 0,0014 $ par VM et par heure (jusqu'à 32 VM), plus 0,045 $ par GiB traité.

Des services qui ferment, des comptes suspendus

Container Registry a cessé d'accepter de nouvelles images en 2025, remplacé par Artifact Registry ; IoT Core a fermé en 2023. Chaque fermeture impose une migration que tu n'as pas choisie. Des développeurs racontent des week-ends passés à maintenir de vieilles applications App Engine en vie, même si d'autres jugent cette politique raisonnable.

Plus rare mais marquant : une entreprise a vu ses projets de production suspendus en pleine nuit un samedi, pour un incident de facturation, alors que ses factures étaient payées. Sans contrat de support, elle a attendu.

La souveraineté des données

Héberger à Paris (europe-west9) ou à Madrid (europe-southwest1) met tes données en Europe, pas hors de portée du droit américain : Google reste une entreprise américaine soumise au Cloud Act. Google Cloud est certifié HDS (santé), mais il n'est pas qualifié SecNumCloud. Pour un marché public sensible ou un opérateur d'importance vitale, c'est souvent la raison qui déclenche la recherche d'une alternative.

Les 6 alternatives

Les alternatives à Google Cloud, cloud par cloud

Pour chaque cloud : pourquoi y partir depuis Google, pour qui il est fait, sa limite, comment y migrer, et son prix. Les prix sont hors taxes, pour une machine Linux allumée tout le mois, dans la devise affichée par l'éditeur en 2026. Les notes sont celles de notre classement du cloud public.

01

OVHcloud : quand le trafic sortant fait ta facture

Le plus logique en France

Pourquoi partir sur OVHcloud. Chez Google Cloud, un téléchargement de ton site, une réponse de ton API, une vidéo servie : tout ce qui sort se paie au GiB. Chez OVHcloud, le trafic public sortant des instances est inclus dans le prix, dans toutes les localisations sauf la région Asie-Pacifique (Singapour, Sydney, Mumbai). Là-bas, chaque projet a 1 To par mois inclus, puis chaque Go en plus se paie. En Europe, le téraoctet qui te coûtait 122,76 $ en Premium chez Google passe à 0 €. L'entreprise est française, ses centres de données aussi, et tu factures en euros.

Pour qui. La PME ou l'ETI qui sert beaucoup de données vers l'extérieur (fichiers, médias, API publique) et qui veut une ligne de facture lisible d'un mois sur l'autre. Aussi le développeur qui faisait tourner une base Cloud SQL modeste : la même base, auto-gérée sur une instance, coûte une fraction du prix.

Pour qui ce n'est pas fait. L'équipe qui a bâti son produit sur BigQuery, Firestore ou Vertex AI. OVHcloud n'a pas d'équivalent clé en main de ces services, et tu reconstruiras une partie des briques toi-même.

Sa limite. La machine la moins chère, d2-4, appartient à la gamme Discovery, pensée pour le développement plus que pour la production. Son réseau public est plafonné (250 Mbit/s sur la d2-4). Pour la production, regarde la gamme b3, plus chère, avec un débit plus large.

Comment migrer. Pour le stockage, OVHcloud publie un guide officiel de copie vers son Object Storage avec rclone. rclone lit Google Cloud Storage nativement, avec un compte de service, et écrit vers l'adresse S3 d'OVHcloud (s3.<région>.io.cloud.ovh.net). Pour une base Cloud SQL, un dump PostgreSQL ou MySQL suffit sur une petite base ; pense à réinstaller tes extensions, pgvector en tête, qui ne suivent pas toutes seules.

Son prix. d2-4 (2 vCPU, 4 Go, 50 Go de disque) à 0,0206 € de l'heure, plafonné à 11,44 € par mois au forfait mensuel affiché, trafic sortant inclus hors Asie-Pacifique. Pour la production à fort trafic, la b3-8 (2 vCore, 8 Go, 500 Mbit/s) coûte 0,0512 € de l'heure, soit environ 37 € par mois. Note Labs : 4,2 sur 5, la meilleure de notre classement du cloud public.

Machine 2 vCPU / 4 Go
d2-4, 11,44 €/mois
Trafic sortant
inclus, sauf Asie-Pacifique
Note Labs
4,2/5
Limite
pas d'équivalent BigQuery
Voir les prix d'OVHcloud →
02

Hetzner : la facture la plus basse, à condition d'administrer

Le moins cher

Pourquoi partir sur Hetzner. Pour le prix. Une CX23 (2 vCPU, 4 Go) démarre à 5,99 € par mois hors taxes, contre environ 24,46 $ pour une e2-medium Google en Iowa. Et le trafic suit : au moins 20 To inclus par mois pour une machine en Europe (1 € par To au-delà), quand Google facture chaque GiB au-delà du premier. Le stockage objet est aussi simple : 6,49 € par mois avec 1 To stocké et 1 To sortant compris.

Pour qui. Le développeur ou la petite équipe qui sait administrer Linux, qui fait tourner des applications classiques (site, API, base de données, worker) et qui veut une facture qui tient sur un post-it.

Pour qui ce n'est pas fait. L'entreprise qui exige un hébergement en France : Hetzner n'a pas de région en France. Et celle qui veut des services gérés partout : ici, la base de données, la file d'attente et les sauvegardes fines, c'est toi.

Sa limite. Le catalogue est court. Pas de BigQuery, pas de serverless au sens de Cloud Run, pas d'IA managée. Tu gagnes sur la facture ce que tu dépenses en temps d'exploitation : compte-le avant de partir. Autre point : la CX23 est souvent affichée « indisponible » sur la page officielle. Prévois ton budget avec la CPX22 (2 vCPU AMD, 4 Go), à 19,99 € par mois.

Comment migrer. Recrée tes machines avec des tailles proches, installe ta pile (Docker ou systemd), restaure ta base depuis un dump, copie le stockage avec rclone vers l'Object Storage de Hetzner. Choisis la région européenne la plus proche de tes utilisateurs.

Son prix. CX23 dès 5,99 € par mois quand elle est en stock, CPX22 à 19,99 €, gamme à performances régulières dès 6,49 €, vCPU dédiés dès 43,49 €. Note Labs : 4,1 sur 5. Pour comparer avec d'autres petites machines, vois notre classement des serveurs VPS, ou celui des serveurs dédiés si ta charge est stable et lourde. Et le jour où tu voudras en repartir, notre guide pour quitter Hetzner t'attend.

Machine 2 vCPU / 4 Go
CX23 5,99 € ou CPX22 19,99 €/mois
Trafic inclus
≥ 20 To en Europe
Note Labs
4,1/5
Limite
aucune région en France
Voir les prix de Hetzner →
03

Infomaniak : un cloud suisse à facture prévisible

Le plus prévisible

Pourquoi partir sur Infomaniak. Pour ne plus jamais ouvrir une facture avec une boule au ventre. Infomaniak affiche une configuration avec la bande passante comprise : sa configuration de 4 CPU, 8 Go de mémoire, 50 Go de disque et 1 To de bande passante coûte 16,10 CHF par mois. L'éditeur affiche lui-même une comparaison où la même configuration coûte 148,92 CHF chez Google Cloud ; c'est son calcul, à refaire avec ta propre charge, mais l'ordre de grandeur parle.

Pour qui. L'agence, l'éditeur de logiciel ou la PME francophone qui veut un hébergeur européen indépendant des géants américains.

Pour qui ce n'est pas fait. Celui à qui un client impose un hébergement dans l'Union européenne : la Suisse est en Europe, pas dans l'UE. Vérifie ce que dit ton contrat avant de signer.

Sa limite. Le catalogue de services gérés reste loin de celui de Google. Tu y fais tourner des machines et du stockage, pas un entrepôt de données comme BigQuery.

Comment migrer. Utilise le crédit de bienvenue pour monter un double de ta production avant de basculer quoi que ce soit : tu compares les temps de réponse et la facture réelle sur trois mois, sans payer deux fois.

Son prix. 300 CHF de crédit sur 3 mois pour démarrer ; 4 CPU, 8 Go et 1 To de bande passante à 16,10 CHF par mois. Note Labs : 4,0 sur 5.

4 CPU / 8 Go
16,10 CHF/mois
Crédit de départ
300 CHF sur 3 mois
Note Labs
4,0/5
Limite
hébergé en Suisse, hors UE
Voir les prix d'Infomaniak →
04

DigitalOcean : la simplicité, avec 4 000 GiB de transfert compris

Le plus simple

Pourquoi partir sur DigitalOcean. Pour une console qu'on prend en main vite et un prix qui comprend déjà le trafic. Une machine de 2 vCPU et 4 Go coûte 24 $ par mois, avec 80 GiB de disque et 4 000 GiB de transfert sortant compris. Chez Google, ces 4 000 GiB coûteraient plus de 400 $ en Premium.

Pour qui. La petite équipe ou le développeur qui fait tourner un site, une API et une base, et qui veut une facture lisible sans devenir administrateur système à plein temps.

Pour qui ce n'est pas fait. L'entreprise qui exige un hébergeur européen : DigitalOcean est américain, soumis au Cloud Act comme Google. Et l'équipe qui dépend de BigQuery ou de Vertex AI.

Sa limite. Le catalogue de services gérés est bien plus court que celui de Google, et la facture est en dollars. Au-delà du transfert compris, le trafic se paie 0,01 $ par GiB.

Comment migrer. Recrée tes machines en Droplets de taille voisine, restaure ta base depuis un dump, et copie le stockage avec rclone vers Spaces, son stockage compatible S3. Dépose l'avis de sortie chez Google avant le premier transfert.

Son prix. 24 $ par mois (0,03571 $ de l'heure) pour 2 vCPU, 4 Go, 80 GiB et 4 000 GiB de transfert. Note Labs : 3,9 sur 5. Si tu y es déjà et que tu hésites à repartir, lis notre guide pour quitter DigitalOcean.

Machine 2 vCPU / 4 Go
24 $/mois
Transfert compris
4 000 GiB/mois
Note Labs
3,9/5
Limite
américain, catalogue court
Voir les prix de DigitalOcean →
05

AWS : changer d'hyperscaler sans perdre de services

Le catalogue le plus large

Pourquoi partir sur AWS. Parce que tu ne veux rien abandonner. Si ton produit dépend de files d'attente, de fonctions sans serveur, de bases spécialisées et d'un entrepôt de données, AWS a un équivalent pour presque chaque service Google. Et son trafic sortant est un peu moins cher : les 100 premiers Go du mois sont gratuits, puis 0,09 $ par Go, contre 0,12 $ par GiB chez Google en Premium après le premier GiB.

Pour qui. L'équipe qui quitte Google Cloud pour une raison précise (un client qui exige AWS, un rachat, des crédits de lancement) et pas pour le modèle hyperscaler lui-même.

Pour qui ce n'est pas fait. Celui qui part pour la facture ou la souveraineté. Tu retrouves le trafic sortant payant, la console aux cent services et le Cloud Act. Le déménagement coûte cher pour un gain modeste.

Sa limite. Une t3.medium (2 vCPU, 4 Go) en région de Paris coûte environ 34,46 $ par mois, plus qu'une e2-medium Google. Sur la machine, tu ne gagnes rien. Notre guide pour quitter AWS détaille les lignes de facture qui t'attendent là-bas.

Comment migrer. Fais correspondre chaque service avant de déplacer quoi que ce soit : Cloud Run vers ECS ou Lambda, Cloud SQL vers RDS, Cloud Storage vers S3 (rclone fait la copie). Dépose l'avis de sortie chez Google avant le premier transfert : c'est lui qui rend la copie gratuite.

Son prix. t3.medium en région de Paris vers 34,46 $ par mois ; trafic sortant gratuit jusqu'à 100 Go, puis 0,09 $ par Go. Note Labs : 3,8 sur 5.

Machine 2 vCPU / 4 Go
t3.medium Paris, ≈ 34,46 $/mois
Trafic sortant
100 Go gratuits, puis 0,09 $/Go
Note Labs
3,8/5
Limite
facture aussi complexe
Voir les prix d'AWS →
06

Azure : le choix des entreprises déjà chez Microsoft

Pour les équipes Microsoft

Pourquoi partir sur Azure. Si tes utilisateurs se connectent déjà avec Entra ID, que tes fichiers vivent dans Microsoft 365 et que ton service achats a un contrat Microsoft, Azure simplifie tout le reste : identités, facturation, sécurité dans un seul tenant. Azure a des régions en France, dont France Central.

Pour qui. L'ETI ou le grand compte qui quitte Google Cloud pour rassembler ses outils chez un seul fournisseur.

Pour qui ce n'est pas fait. La petite équipe qui veut payer moins et comprendre sa facture : Azure garde la logique hyperscaler, avec ses options, ses remises d'engagement et sa console touffue. Et celui qui veut quitter le droit américain : rien ne change de ce côté.

Sa limite. Le prix de la machine reste au niveau de Google. Le gain vient du contrat global et de l'intégration Microsoft, pas de la ligne de calcul.

Comment migrer. Liste tes services Google et leur équivalent Azure (Cloud Run vers Container Apps, Cloud SQL vers Azure Database, GKE vers AKS), migre les données avec rclone ou les outils de copie de Microsoft, et bascule l'authentification en dernier.

Son prix. B2s (2 vCPU, 4 Go) en France Central vers 30,95 € par mois ; trafic sortant gratuit jusqu'à 100 Go par mois, puis 0,0781 € par Go. Note Labs : 3,9 sur 5.

Machine 2 vCPU / 4 Go
B2s France Central, ≈ 30,95 €/mois
Trafic sortant
100 Go gratuits, puis 0,0781 €/Go
Note Labs
3,9/5
Limite
même logique tarifaire
Voir les prix d'Azure →
Le comparatif

Les 6 alternatives côte à côte

Notre choix par défaut : OVHcloud pour une PME française qui sert beaucoup de données, Hetzner pour un développeur qui veut payer le moins possible. Pour te donner un ordre de grandeur, prends une machine de 2 vCPU et 4 Go qui envoie 1 To par mois vers ses utilisateurs : chez Google, environ 24 $ de machine, 3,65 $ d'IPv4 et 122,76 $ de trafic en Premium, soit près de 150 $. Chez OVHcloud, 11,44 € de machine et un trafic inclus. Chez Hetzner, 5,99 € (ou 19,99 € si la CX23 est en rupture), trafic compris. Le tableau donne une ligne par cloud.

Machine d'entrée, par moisTrafic, réseau et ce qui se paie à part
Google CloudLe point de départe2-medium, ≈ 24,46 $ en Iowa, plus cher en Europe1 GiB gratuit puis 0,12 $/GiB en Premium ; IPv4 ≈ 3,65 $/mois ; support technique dès 29 $/mois
OVHcloudTrafic inclusd2-4, 11,44 €Trafic sortant des instances inclus, sauf en Asie-Pacifique (1 To par mois et par projet, puis au Go) ; régions en France
HetznerLe moins cherCX23, 5,99 € (souvent en rupture) ; CPX22, 19,99 €Au moins 20 To inclus en Europe ; pas de région en France
InfomaniakSuisse, machine plus grosse4 CPU / 8 Go (le double des autres lignes), 16,10 CHF1 To de bande passante compris dans cette configuration ; 300 CHF de crédit
DigitalOceanSimple, en dollars2 vCPU / 4 Go, 24 $4 000 GiB de transfert compris ; hébergeur américain
AWSCatalogue larget3.medium Paris, ≈ 34,46 $100 Go gratuits par mois, puis 0,09 $/Go
AzureÉcosystème MicrosoftB2s France Central, ≈ 30,95 €100 Go gratuits par mois, puis 0,0781 €/Go

Prix hors taxes, Linux, machine allumée tout le mois, susceptibles de changer. Refais le calcul avec ton propre volume de trafic sortant.

Plan de migration

Quitter Google Cloud en huit étapes

L'ordre compte, surtout la deuxième étape : c'est elle qui rend le transfert gratuit. Chaque étape protège quelque chose : ton budget, tes données, ta disponibilité.

01

Lire ta facture Google ligne par ligne

Semaine 1

Active l'export de facturation et regarde où part l'argent : machines, trafic sortant, IPv4, NAT, bases Cloud SQL, support. Beaucoup découvrent à ce moment que le calcul ne représente que la moitié de la facture.

Liste ensuite chaque service utilisé, projet par projet, avec son équivalent chez la destination. Un service sans équivalent (BigQuery, Firestore, Vertex AI) se décide maintenant : tu le gardes chez Google, tu le remplaces, ou tu reportes la migration.

Livrable
un tableau service par service
Piège
oublier un projet secondaire
02

Déposer l'avis de sortie avant de copier un octet

Avant tout transfert

Google propose une sortie gratuite : si tu quittes entièrement un service Google Cloud, le transfert de tes données vers l'extérieur ne t'est pas facturé. Tu remplis le formulaire de sortie (« Exit Notice », l'avis par lequel tu annonces ton départ à Google), un agent de facturation t'est attribué, puis, après un premier délai de 14 jours, tu disposes d'une période de 30 jours pour démarrer la migration, en prévenant l'agent 2 jours ouvrés avant le premier transfert.

La condition qui piège : c'est tout le service ou rien. Tu ne peux pas déplacer seulement une partie de ton Cloud Storage dans le cadre du programme, et tu résilies ensuite le service quitté. Google peut contrôler. Si tu veux plutôt faire tourner plusieurs clouds en parallèle, les clients européens ont une offre séparée, « Data Transfer Essentials ».

Délai pour démarrer
30 jours
Préavis
2 jours ouvrés
03

Monter la cible et la mettre sous charge

Semaines 2 et 3

Crée les machines, le réseau, le stockage et la base chez la destination. Garde des tailles proches de ta production pour comparer à armes égales, puis réduis une fois les mesures faites.

Envoie du vrai trafic d'essai : un script de charge, ou un miroir d'une partie des requêtes. Un crédit de bienvenue (300 CHF chez Infomaniak) paie souvent cette phase.

À mesurer
temps de réponse, coût réel
Piège
mesurer sur une machine trop grosse
04

Copier le stockage avec rclone

Pendant la période de migration

rclone lit Google Cloud Storage nativement, avec un compte de service, sans personne derrière le clavier. Déclare Google comme source, la destination S3 (OVHcloud, Hetzner) comme cible, et lance une première synchronisation complète.

Relance-la ensuite chaque jour jusqu'au basculement : seules les nouveautés partent, et la dernière copie prend quelques minutes au lieu de quelques heures.

Outil
rclone
Astuce
une passe complète, puis des passes différentielles
05

Déplacer les bases Cloud SQL

Pendant la période de migration

Pour une petite base, un dump PostgreSQL ou MySQL restauré chez la cible suffit, pendant une courte fenêtre de maintenance. Pour une base qui ne peut pas s'arrêter, passe par la réplication logique : la cible rattrape la source en continu, et tu bascules en quelques secondes.

Vérifie les extensions avant le jour J. pgvector, par exemple, doit être installé à la main sur une base auto-gérée.

Petite base
dump et restauration
Grosse base
réplication logique
06

Pousser les images et redéployer les services

Pendant la période de migration

Tire tes images d'Artifact Registry et pousse-les vers le registre de la cible. Chaque service Cloud Run devient une application sur une machine (Hetzner, OVHcloud) ou un service géré équivalent (AWS, Azure). Pour GKE, tes manifestes Kubernetes passent ; les annotations propres à Google, non.

Cloud Run
conteneurs serverless ou VM
GKE
Kubernetes géré de la cible
07

Basculer le DNS et faire tourner en double

Jour J

Baisse le TTL de tes enregistrements DNS quelques jours avant, à 300 secondes par exemple, pour que le changement se propage vite. Bascule, surveille les erreurs, et garde Google en route quelques jours comme filet de sécurité : si un problème apparaît, tu reviens en arrière en changeant une ligne. Si ton DNS ou ton CDN passe par Cloudflare, rien ne change de ce côté ; si tu veux aussi en partir, lis notre guide pour quitter Cloudflare.

TTL (notre réglage)
300 secondes
Filet
Google en route quelques jours
08

Fermer proprement et envoyer l'avis de fin

Après la bascule

Une fois la migration finie, envoie l'avis de fin (« Completion Notice ») à ton agent de facturation, au plus tard 180 jours après la fin de la période de migration, puis résilie le service quitté. Supprime ensuite les projets vides : une IPv4 oubliée ou un disque détaché continuent de facturer en silence.

Délai
180 jours après la migration
Piège
une IPv4 oubliée

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Les pièges de migration

Ce qui fait rater une sortie de Google Cloud

Les mêmes erreurs reviennent d'une migration à l'autre. Aucune n'est vraiment technique : ce sont des oublis de calendrier et de calcul, et chacun coûte plus cher que le temps qu'il aurait fallu pour l'éviter.

Copier avant de déposer l'avis de sortie

Le transfert gratuit vaut pour la migration annoncée. Une copie lancée « pour voir » avant l'avis se facture au tarif normal : 122,76 $ par To en Premium. Dépose le formulaire d'abord, copie ensuite.

Vouloir garder la moitié d'un service

Le programme exige de quitter tout le service. Si tu comptes garder une partie de ton stockage chez Google, il ne s'applique pas à ce service. Décide en amont, service par service, ce qui part vraiment.

Sous-estimer le temps d'exploitation

Une base Cloud SQL à 50 € par mois peut tomber vers 10 € sur un serveur que tu gères toi-même. La différence se paie en heures : sauvegardes, mises à jour, supervision, nginx, services systemd. Compte-les avant de célébrer l'économie.

Oublier les services sans équivalent

BigQuery, Firestore et Vertex AI n'ont pas de remplaçant clé en main chez les européens. Les découvrir au milieu de la migration bloque tout. Tranche dès l'inventaire : rester, remplacer, ou reconstruire.

Résilier avant la fin du double fonctionnement

Fermer Google le jour de la bascule supprime ton filet de sécurité. Garde l'ancienne production quelques jours, le temps de vérifier les journaux, les tâches planifiées et les webhooks que personne n'avait listés.

Reproduire la facture sans plafond

Chez un hyperscaler comme chez un européen, règle tes alertes et tes quotas dès le premier jour sur la cible. Une clé API exposée coûte cher partout où la facture suit l'usage.

FAQ · 8 questions

Questions fréquentes sur l'alternative à Google Cloud

  • Quelle est la meilleure alternative française à Google Cloud ?

    OVHcloud, surtout si ton trafic sortant est lourd : il inclut le trafic public sortant de ses instances (sauf dans sa région Asie-Pacifique), et ses centres de données sont en France. Si tu déploies surtout des conteneurs, lis la réponse sur Cloud Run plus bas. Notre sélection des hébergeurs français élargit le choix.

  • Combien coûte vraiment de quitter Google Cloud ?

    Le transfert peut être gratuit si tu passes par le programme de sortie de Google et que tu quittes tout le service concerné. Sans ce programme, 1 To sortant coûte 122,76 $ en Premium, ou 70,04 $ en Standard grâce aux 200 premiers GiB gratuits. Le vrai coût, c'est le temps de l'équipe pendant la migration.

  • Mes données hébergées à Paris chez Google échappent-elles au Cloud Act ?

    Non. La région europe-west9 place tes données en France, mais Google reste une entreprise américaine soumise au droit américain. Seule une offre opérée par une entité européenne, qualifiée SecNumCloud, répond à cette exigence.

  • Existe-t-il un Google Cloud qualifié SecNumCloud ?

    S3NS, coentreprise de Thales et de Google, propose PREMI3NS, un cloud public bâti sur la technologie Google Cloud et opéré depuis des centres de données en France. S3NS annonce une qualification SecNumCloud 3.2 ; vérifie son statut sur le catalogue de l'ANSSI avant de l'inscrire dans un appel d'offres. Ses prix ne sont pas publics : il faut demander un devis.

  • Quel équivalent européen à Cloud Run ?

    Aucun des six clouds de cette page n'a un clone exact de Cloud Run. Le plus simple : ton conteneur sur une petite machine Hetzner ou OVHcloud pour un trafic stable, ou Container Apps chez Azure et ECS ou Lambda chez AWS si tu veux rester en serverless.

  • Que faire de BigQuery si je quitte Google Cloud ?

    C'est souvent le service qu'on garde. Le programme de sortie se demande service par service : tu peux quitter le calcul et le stockage tout en gardant BigQuery, puis décider plus tard. Le remplacer demande un vrai projet (un entrepôt de données managé ailleurs, ou une base analytique que tu gères).

  • Comment éviter une facture surprise sur Google Cloud en attendant de partir ?

    Restreins tes clés API à des services et à des adresses précises, supprime celles qui ne servent plus, et active un plafond de dépense sur les services qui le permettent. Une alerte de budget seule ne coupe rien. Pense aussi au niveau réseau Standard, à demander explicitement : 200 GiB sortants gratuits par mois, puis 0,085 $ par GiB.

  • Et Oracle Cloud, IBM ou Alibaba ?

    Ils figurent dans beaucoup de listes, mais ils ne règlent pas les deux raisons qui font quitter Google : ce sont aussi des hyperscalers non européens. Oracle Cloud a un argument réel sur le trafic : ses 10 premiers To sortants par mois sont gratuits depuis l'Amérique du Nord et l'Europe, d'après sa grille officielle. Oracle facture au cœur (OCPU) et au Go de mémoire, sans prix publié pour une machine de 2 vCPU et 4 Go.

Hack'celeration Labs

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