Alternative à Mailgun : où envoyer tes emails et comment migrer sans casse

Huit destinations détaillées, une par raison de partir, et un plan de migration en huit étapes.

La réponse courte : Postmark si tes emails transactionnels (mots de passe, confirmations de commande) doivent arriver vite et que tu veux un support qui répond, Amazon SES si tu envoies beaucoup et que tu veux payer le moins possible, Resend si ton équipe de développeurs veut une API simple et un gratuit large, Brevo, Mailjet ou Sweego si tu veux un éditeur français, SendGrid si tu mélanges gros volumes et marketing. Une chose à savoir avant de choisir : Mailjet appartient au même groupe que Mailgun (Sinch). Et la migration elle-même tient en trois chantiers : tes enregistrements DNS, ta liste de suppression (rebonds, plaintes, désabonnés) et tes webhooks, ces notifications que Mailgun envoie à ton application à chaque événement. Nous avons comparé les huit destinations de ce guide et vérifié leurs prix et leurs limites en 2026.

Romain CochardCEO de Hack'celeration
Mis à jour 20268destinations détaillées8étapes de migration2026prix vérifiés

Le classement est éditorial : une place sponsorisée est toujours signalée sur sa fiche, et aucun lien affilié ne change une note.

Les vraies raisons

Pourquoi les équipes quittent Mailgun

Mailgun reste un service solide pour les développeurs : routes entrantes pour recevoir des emails, validation d'adresses, outils pour réchauffer une IP. Il garde 4,1 sur 5 sur Trustpilot, sur plus de 1 500 avis. Mais 19 % de ces avis sont à une étoile, et les mêmes plaintes reviennent sur les forums. Six raisons de partir, toutes vérifiées en 2026.

Des IP partagées qui finissent sur liste noire

Sur les petits plans, tu envoies depuis des adresses IP partagées avec d'autres clients. Si l'un d'eux envoie du spam, ta réputation trinque. Un éditeur de logiciel raconte être parti chez Amazon SES après avoir vu le groupe d'IP partagées de Mailgun bloqué par Gmail et Outlook, avec des tickets traités lentement. Un développeur sur Reddit chiffre à environ 40 % la baisse de ses emails arrivés chez Outlook sur une période.

Un nouveau compte bridé dès le départ

Un compte neuf, sans historique d'envoi, ne peut pas envoyer de gros lots. Sur le forum de Ghost, des utilisateurs racontent un plafond d'environ 10 destinataires par envoi, 9 en pratique, le temps que Mailgun leur fasse confiance. Ajoute la vérification d'entreprise demandée à l'inscription : pour une newsletter qui doit partir ce soir, c'est bloquant.

Des comptes coupés sans préavis

Le plan gratuit permet 100 emails par jour. Un commerçant britannique a vu son compte gratuit désactivé après une newsletter de 150 envois, « sans avertissement ni explication claire », et sans retour possible même en passant au payant. Sur Trustpilot, les suspensions soudaines sont la plainte la plus grave, devant la lenteur du support.

Des journaux d'envoi d'un seul jour

Les journaux d'envoi (logs : qui a reçu quoi, quel email a rebondi) ne restent qu'un jour sur Free et Basic. Il faut Foundation (35 $ par mois) pour 5 jours, Scale (90 $ par mois) pour 30. Un client qui dit « je n'ai pas reçu mon email » le lundi pour un envoi du vendredi : sur Basic, tu n'as plus rien à regarder. Postmark garde 45 jours dès son plan d'entrée à 15 $.

Une facture qui grimpe avec les options

Basic coûte 15 $ par mois pour 10 000 emails, puis 1,80 $ les 1 000 en plus. L'IP dédiée, qui te met à l'abri des voisins, n'est incluse qu'à partir de Foundation 100k et sur Scale ; sinon, c'est 59 $ par mois et par IP. Chez Amazon SES, la même IP dédiée coûte 24,95 $ par mois. Et une fois sur le plan à 35 $, plusieurs avis Trustpilot racontent qu'il est difficile de redescendre.

Un service qui a changé de main

Mailgun appartient à Sinch, qui vend aussi Mailjet sous la marque Sinch Email. « Mailgun has definitely gotten worse since they were acquired by Sinch », écrit un utilisateur du forum Ghost. Ce n'est pas une preuve, mais le sentiment revient dans les fils de discussion. À l'inverse, reste si tu dépends des routes entrantes ou de la validation d'adresses : peu d'alternatives les remplacent à l'identique.

Les 8 alternatives

Les alternatives à Mailgun, outil par outil

Pour chaque service : pourquoi partir chez lui, pour qui il est fait, sa limite, comment y migrer depuis Mailgun, et ce qu'il coûte. Les prix sont ceux affichés par les éditeurs en 2026, en dollars quand l'éditeur affiche des dollars.

01

Postmark : quand chaque email transactionnel doit arriver

Le plus fiable pour le transactionnel

Pourquoi partir sur Postmark. Postmark fait une seule chose : les emails déclenchés par ton application. Il sépare les flux transactionnels et les envois groupés dans des « streams » distincts, et refuse les envois en masse dans le flux transactionnel. Résultat : tes réinitialisations de mot de passe ne partagent pas leur réputation avec la newsletter d'un autre client. C'est la réponse directe au premier reproche fait à Mailgun.

Pour qui. Les éditeurs de logiciel et les boutiques dont l'email de confirmation compte plus que tout, et qui veulent garder 45 jours de journaux pour répondre au support.

Pour qui ce n'est pas fait. Les newsletters à gros volume, et les équipes qui veulent programmer un envoi à une heure précise.

Sa limite. Le gratuit plafonne à 100 emails par mois, sans dépassement possible. Pas de port 465, pas d'envoi de MIME brut, 10 Mo et 50 destinataires par message (contre 25 Mo chez Mailgun). L'IP dédiée démarre à 50 $ par mois et demande 300 000 emails par mois sur un plan Pro ou plus. Les données sont hébergées aux États-Unis.

Comment migrer. Postmark publie un guide de migration depuis Mailgun, avec la correspondance des webhooks : « delivered » devient Delivery, « failed » devient Bounce, « complained » devient Bounce et Subscription Change. Les champs changent aussi de nom (message-id devient MessageID). Le paramètre o:deliverytime de Mailgun n'a pas d'équivalent : remplace-le par une file d'attente dans ton code.

Son prix. Basic 15 $, Pro 16,50 $, Platform 18 $ par mois pour 10 000 emails, puis 1,80, 1,30 ou 1,20 $ les 1 000 en plus. Notre avis sur Postmark (4,3 sur 5) détaille ce que coûtent 50 000 emails sur chaque plan.

Gratuit
100 emails par mois
Payant
Basic dès 15 $/mois
Journaux
45 jours
Limite
pas d'envoi programmé
Voir les prix de Postmark →
02

Amazon SES : le moins cher dès que le volume monte

Le moins cher au volume

Pourquoi partir sur Amazon SES. Le prix. À 0,10 $ les 1 000 emails, 100 000 envois coûtent environ 10 $, là où Mailgun Scale demande 90 $ par mois. L'IP dédiée coûte 24,95 $ par mois contre 59 $ chez Mailgun. C'est la destination choisie par l'éditeur qui racontait les listes noires de Mailgun : il gagnait à la fois en coût et en contrôle.

Pour qui. Les équipes techniques déjà sur AWS, et tous ceux qui envoient plusieurs centaines de milliers d'emails par mois.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe sans développeur. SES n'a pas d'éditeur d'email digne de ce nom, et la console AWS rebute vite.

Sa limite. Tout compte neuf démarre en bac à sable : envoi seulement vers des adresses vérifiées, 200 emails par 24 heures, 1 par seconde, et ce, région par région. La sortie du bac à sable passe par une demande, avec une réponse annoncée sous 96 heures. Les pièces jointes se paient à part (0,12 $ le Go). Les nouveaux clients n'ont plus de gratuit permanent, seulement des crédits AWS jusqu'à 200 $.

Comment migrer. Demande l'accès production une semaine avant la bascule, dans la région où tu enverras. Branche les notifications de rebonds et de plaintes (via SNS, le service de notification d'AWS) avant le premier envoi, sinon tu envoies à l'aveugle. Réimporte ta liste de suppression Mailgun dans la liste de suppression du compte.

Son prix. 0,10 $ les 1 000 emails, sans abonnement. IP dédiée à 24,95 $ par mois.

Prix
0,10 $ les 1 000 emails
IP dédiée
24,95 $/mois
Démarrage
bac à sable, 200 emails/24 h
Limite
tout se règle à la main
Voir les prix d'Amazon SES →
03

Resend : l'API pensée pour les développeurs d'aujourd'hui

Le plus simple à coder

Pourquoi partir sur Resend. Son gratuit est le plus généreux des services pour développeurs : 3 000 emails par mois, avec 100 par jour. Ses plans payants n'ont pas de plafond quotidien. À 100 000 emails par mois, Pro coûte 35 $ contre 90 $ pour Mailgun Scale. Et la grille de prix tient en deux plans faciles à lire.

Pour qui. Les jeunes éditeurs de logiciel, les équipes qui écrivent leurs modèles d'email dans leur code et veulent changer de fournisseur sans tout refaire.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe marketing qui veut un éditeur visuel et des campagnes : Resend reste un outil de développeur.

Sa limite. L'IP dédiée (30 $ par mois) n'existe que sur Scale, et seulement au-delà de 3 000 emails par jour. Le plafond de 100 emails par jour du gratuit se dépasse vite dès qu'une inscription en masse arrive.

Comment migrer. Ajoute ton domaine, publie les enregistrements DKIM proposés, puis remplace tes appels à l'API Mailgun. L'astuce lue sur Reddit vaut ici : si tes modèles vivent dans ton code et non chez le fournisseur, la bascule se limite à changer de client d'API.

Son prix. Pro à 20 $ par mois pour 50 000 emails, 35 $ pour 100 000. Scale à 90 $ pour 100 000. Au-delà, 0,90 $ les 1 000.

Gratuit
3 000 emails/mois, 100/jour
Payant
Pro dès 20 $/mois
Journaux
30 jours
Limite
IP dédiée sur Scale seulement
Voir les prix de Resend →
04

Brevo : l'éditeur français qui fait aussi le marketing

Français, tout-en-un

Pourquoi partir sur Brevo. Brevo donne accès à son API et à son relais SMTP dès le plan gratuit, webhooks compris, et ses emails transactionnels n'ajoutent pas de surcoût sur un plan marketing. Si tu envoies à la fois des confirmations depuis ton application et une newsletter, tout tient dans un seul compte, avec une interface et un support en français.

Pour qui. Les PME françaises qui veulent un seul outil pour l'email transactionnel, les campagnes et les SMS.

Pour qui ce n'est pas fait. Une plateforme qui envoie des centaines de milliers d'emails techniques par mois et veut payer au millier, comme chez SES.

Sa limite. Le gratuit plafonne à 300 emails par jour : une vague d'inscriptions un lundi matin peut le saturer. Les comptes peuvent être suspendus si les taux de rebonds ou de plaintes montent, comme chez Mailgun.

Comment migrer. Crée une clé d'API, authentifie ton domaine, puis branche tes webhooks sur les événements de Brevo. Réimporte d'abord les rebonds et les plaintes exportés de Mailgun, avant tout envoi. Notre avis sur Brevo (4,1 sur 5) détaille ses paliers et ses seuils de suspension.

Son prix. Gratuit à 300 emails par jour, Starter dès 7 € par mois.

Gratuit
300 emails par jour
Payant
Starter dès 7 €/mois
Inclus
API, SMTP, webhooks
Limite
plafond quotidien du gratuit
Essayer Brevo gratuitement →
05

Mailjet : la sortie qui reste dans la même maison

Transactionnel et campagnes

Pourquoi partir sur Mailjet. Son gratuit envoie 6 000 emails par mois, avec 200 par jour, soit le double du quotidien de Mailgun Free. Il combine API transactionnelle et éditeur de campagnes, avec une interface en français héritée de sa naissance en France.

Pour qui. Les équipes qui veulent sortir des limites du gratuit de Mailgun sans tout réapprendre, et faire aussi des newsletters.

Pour qui ce n'est pas fait. Ceux qui partent à cause du rachat par Sinch : Mailjet appartient au même groupe, vendu sous la même marque Sinch Email. Si c'est ta raison, va ailleurs.

Sa limite. L'IP dédiée n'arrive qu'à partir de 100 000 emails. Premium (29 $ par mois pour 15 000 emails) est nécessaire pour les fonctions avancées.

Comment migrer. L'API diffère de celle de Mailgun : prévois de réécrire tes appels et de remapper les événements de tes webhooks. Les DNS, eux, se refont comme pour n'importe quelle destination.

Son prix. Essential à 19 $ par mois, Premium à 29 $ pour 15 000 emails, 10 % de remise à l'année.

Gratuit
6 000 emails/mois, 200/jour
Payant
Essential dès 19 $/mois
Groupe
Sinch, comme Mailgun
Limite
IP dédiée dès 100 000 emails
Voir les prix de Mailjet →
06

SendGrid : le gros volume, marketing compris

Gros volumes

Pourquoi partir sur SendGrid. C'est l'autre grand nom du secteur, capable d'absorber de très gros volumes, avec des campagnes marketing dans le même compte. Le plan Pro inclut une IP dédiée, là où Mailgun la facture 59 $ par mois sur ses plans d'entrée.

Pour qui. Les entreprises qui envoient beaucoup et veulent une IP à elles sans gérer une infrastructure AWS.

Pour qui ce n'est pas fait. Ceux qui fuient les IP partagées sans vouloir payer le Pro : sur Essentials, tu partages encore tes IP avec d'autres clients, exactement comme chez Mailgun.

Sa limite. Le gratuit permanent a disparu en 2025, il ne reste qu'un essai de 60 jours. Les suspensions de compte sont, là aussi, un reproche courant.

Comment migrer. Authentifie ton domaine, crée une clé d'API, remappe tes événements de webhooks et réimporte tes suppressions. Notre avis sur SendGrid (4,2 sur 5) détaille son plafond d'envoi et ses suspensions, et notre page Postmark contre SendGrid tranche entre les deux.

Son prix. Essentials à 19,95 $ par mois pour 50 000 emails, Pro à 89,95 $ pour 100 000 avec IP dédiée.

Payant
Essentials 19,95 $/mois
Volume
50 000 emails
IP dédiée
incluse sur Pro
Limite
plus de gratuit permanent
Voir SendGrid →
07

MailerSend : le petit budget qui démarre vite

Petit budget

Pourquoi partir sur MailerSend. Pour un petit projet, Hobby à 7 $ par mois envoie 5 000 emails : moins de la moitié du prix de Mailgun Basic (15 $), si 5 000 emails te suffisent. Pour un premier projet, c'est le ticket d'entrée payant le plus bas de cette page.

Pour qui. Les petits éditeurs de logiciel et les indépendants qui envoient quelques milliers d'emails par mois.

Pour qui ce n'est pas fait. Ceux qui veulent une IP dédiée : elle est réservée au plan Enterprise, au-delà de 100 000 emails par semaine.

Sa limite. Le gratuit se limite à 500 emails par mois, 1 modèle, 1 domaine et 1 utilisateur. Au-delà du volume Hobby, c'est 1,50 $ les 1 000. La page de prix affiche certains paliers en euros seulement (Starter à 25 € pour 50 000 emails), et sa FAQ donne un autre tarif : vérifie le montant dans ta devise avant de payer.

Comment migrer. Ajoute ton domaine, publie SPF et DKIM, puis remplace tes appels d'API et tes webhooks. Garde tes modèles dans ton code pour ne pas dépendre de l'éditeur.

Son prix. Hobby à 7 $ par mois, Starter à 25 € par mois pour 50 000 emails.

Gratuit
500 emails/mois
Payant
Hobby dès 7 $/mois
Volume
5 000 emails
Limite
1 modèle, 1 domaine en gratuit
Voir les prix de MailerSend →
08

Sweego : l'API française pour l'email technique

Éditeur français

Pourquoi partir sur Sweego. C'est un éditeur basé à Lille, qui fait de l'email technique et facture en euros. Son gratuit égale celui de Mailgun (100 emails par jour), mais garde 7 jours de journaux au lieu d'un seul.

Pour qui. Les équipes françaises qui veulent un interlocuteur local et une facture en euros pour leurs emails transactionnels.

Pour qui ce n'est pas fait. Ceux qui ont besoin de routes entrantes ou de validation d'adresses, et ceux qui préfèrent un éditeur plus ancien et plus gros.

Sa limite. La page de prix ne précise pas où sont hébergées les données : si c'est ton critère, demande-le par écrit avant de signer. L'écart de prix est grand entre Startup (79 € par mois) et Scaleup (270 € par mois).

Comment migrer. Même chantier qu'ailleurs : domaine, DKIM, clé d'API, webhooks, puis suppressions réimportées avant le premier envoi.

Son prix. Individual à 10 € par mois (8 € à l'année), Startup à 79 €, Scaleup à 270 €.

Gratuit
100 emails/jour
Payant
Individual dès 10 €/mois
Journaux
7 jours en gratuit
Limite
jeune éditeur
Voir les prix de Sweego →
Le comparatif

Les 8 alternatives côte à côte

Notre choix par défaut : Postmark pour un volume modeste où chaque email compte, Amazon SES dès que le volume dépasse 100 000 emails par mois et que tu as un développeur. Pour l'ordre de grandeur, prends 100 000 emails par mois : Mailgun Scale coûte 90 $, Resend Pro 35 $, SendGrid Pro 89,95 $ avec une IP dédiée, et Amazon SES environ 10 $ hors IP dédiée. Le tableau donne une ligne par service : à gauche le gratuit, à droite le premier prix payant et la façon de migrer.

Plan gratuitPremier payant et migration
MailgunLe point de départ100 emails par jour, 1 jour de journaux, 1 domaineBasic 15 $ (10 000 emails), Foundation 35 $ (50 000), Scale 90 $ (100 000)
PostmarkTransactionnel100 emails par mois, sans dépassementBasic 15 $ (10 000 emails) ; guide de migration Mailgun officiel
Amazon SESGros volumeBac à sable, crédits AWS jusqu'à 200 $0,10 $ les 1 000 ; sortie du bac à sable sous 96 h
ResendDéveloppeurs3 000 emails par mois, 100 par jourPro 20 $ (50 000 emails) ; DKIM puis remplacement de l'API
BrevoFrançais, tout-en-un300 emails par jour, API et SMTPStarter dès 7 € ; webhooks et suppressions à refaire
MailjetMême groupe que Mailgun6 000 emails par mois, 200 par jourEssential 19 $ ; API différente à réécrire
SendGridGros volumesEssai de 60 jours seulementEssentials 19,95 $ (50 000 emails) ; IP dédiée sur Pro
MailerSendPetit budget500 emails par mois, 1 domaineHobby 7 $ (5 000 emails), puis 1,50 $ les 1 000
SweegoFrançais, API100 emails par jour, 7 jours de journauxIndividual 10 € par mois ; facture en euros

Prix d'entrée hors taxes, affichés par les éditeurs en 2026 et susceptibles de changer. Vérifie toujours sur ton vrai volume mensuel.

Plan de migration

Migrer depuis Mailgun en huit étapes

L'ordre compte. Chaque étape protège quelque chose : ta réputation d'expéditeur, le consentement de tes destinataires, et les emails que ton application ne doit jamais rater.

01

Faire l'inventaire de ce que Mailgun fait pour toi

Jour 1

Liste chaque domaine d'envoi, chaque clé d'API, chaque webhook avec son adresse de réception, chaque route entrante et chaque modèle stocké chez Mailgun. Note aussi la région de chaque domaine : un domaine créé en région UE (api.eu.mailgun.net) n'utilise pas la même adresse d'API qu'un domaine américain.

Pourquoi ? Parce que les routes entrantes et la validation d'adresses n'ont pas toujours d'équivalent chez la destination. Mieux vaut le savoir avant de signer.

Durée
une demi-journée
Risque si bâclé
route entrante oubliée
02

Ouvrir le compte de destination et lever ses limites

Jour 1

Ouvre le compte chez la destination avant de toucher au code. Chez Amazon SES, demande tout de suite la sortie du bac à sable : la réponse peut prendre jusqu'à 96 heures, et d'ici là tu n'envoies qu'à des adresses vérifiées, 200 par jour. Chez Postmark, le compte passe une validation avant les gros envois.

Choisis aussi la région d'envoi. Chez Mailgun, la région d'un domaine ne se change plus après sa création : il faut le supprimer et le recréer. Ne refais pas la même erreur ailleurs.

Délai
jusqu'à 96 heures chez SES
Risque si bâclé
bascule bloquée
03

Publier les DNS du nouveau service sans retirer les anciens

Jour 2

Ajoute les enregistrements DKIM et, s'il le propose, le Return-Path personnalisé du nouveau service (chez Postmark, sur la page DNS Settings). Mets à jour ton SPF pour inclure les deux services pendant la transition. Garde les enregistrements Mailgun en place jusqu'à la fin de la bascule : un email encore envoyé par Mailgun doit rester signé.

Gmail et Yahoo exigent SPF, DKIM et DMARC pour les gros expéditeurs, un lien de désinscription en un clic, et un taux de plaintes sous 0,30 %. Vérifie ces trois enregistrements avant le premier envoi.

Durée
une heure, plus la propagation
Risque si bâclé
emails en spam
04

Exporter la liste de suppression et la réimporter

Jour 2

Chez Mailgun, les suppressions sont rangées par domaine : rebonds, plaintes et désabonnements. Exporte-les en CSV, domaine par domaine, ou d'un coup avec le script get_suppressions.py que Mailgun publie sur GitHub. Réimporte-les chez la destination par son API, avant le moindre envoi.

C'est l'étape qu'on oublie le plus. Sans elle, tu réécris dès le premier jour à des adresses mortes et à des gens qui se sont plaints, et ta nouvelle réputation s'effondre. Chez Postmark, les suppressions se gèrent par flux et aucun import massif n'est décrit : vois-le avec leur support.

Fichiers
un export par domaine
Risque si bâclé
plaintes dès le jour 1
05

Adapter ton code aux différences d'API

Jours 3 à 4

Chaque service a ses limites. Postmark n'accepte ni le port 465 ni le MIME brut, plafonne un message à 10 Mo et 50 destinataires (25 Mo chez Mailgun), et ne programme pas d'envoi : le paramètre o:deliverytime doit être remplacé par une file d'attente de ton côté. Ses modèles se gèrent par API seulement.

L'astuce qui revient sur Reddit : garde tes modèles d'email dans ton code, pas chez le fournisseur. Tu changes alors de service en changeant de client d'API, sans tout redessiner.

Durée
un à deux jours
Risque si bâclé
pièces jointes refusées
06

Rebrancher les webhooks

Jour 4

Les webhooks préviennent ton application quand un email est livré, rebondit ou reçoit une plainte. Leurs noms changent d'un service à l'autre. Vers Postmark : delivered devient Delivery, failed devient Bounce, complained devient Bounce et Subscription Change, et opened, clicked, unsubscribed ont leurs équivalents. Les champs aussi : message-id devient MessageID, event devient RecordType.

Vérifie chaque type d'événement avec une adresse qui rebondit volontairement avant la bascule.

Événements
6 à remapper
Risque si bâclé
rebonds non traités
07

Basculer par paliers et réchauffer l'IP

Semaines 1 à 2

Ne bascule pas 100 % du trafic le premier jour. Commence par une part de tes envois, puis augmente. Un compte neuf n'a pas d'historique : les fils de Ghost montrent ce qui arrive à ceux qui envoient tout d'un coup. Envoie par lots plutôt qu'en une seule vague.

Une IP dédiée se réchauffe progressivement. Mailgun la recommande à partir de 100 000 emails par mois et conseille de garder l'IP partagée pendant ce temps. Aucun éditeur ne publie de calendrier chiffré officiel : surveille rebonds et plaintes à chaque palier.

Durée
une à deux semaines
Seuil IP dédiée
100 000 emails/mois
08

Garder Mailgun ouvert, puis fermer proprement

Mois 1

Repasse Mailgun en plan gratuit plutôt que de fermer le compte : des emails programmés ou un vieux service peuvent encore l'appeler. Surveille les derniers envois pendant quelques semaines, puis retire ses enregistrements DNS et révoque ses clés d'API.

Ne garde pas une clé d'API active « au cas où » dans un dépôt de code : c'est une porte ouverte sur ton domaine d'envoi.

Durée
quelques semaines
Risque si bâclé
clé d'API oubliée

Ton outil n'est pas sur cette page ? Écris-nous : hello@hackceleration.com

Les pièges de migration

Ce qui fait rater une migration Mailgun

Les mêmes erreurs reviennent d'un fil de forum à l'autre. Aucune n'est un vrai problème technique : ce sont des oublis, et chacun coûte plus cher en délivrabilité que le temps qu'il aurait fallu pour l'éviter.

Envoyer sans la liste de suppression

Le piège numéro un. Le nouveau service ne connaît pas tes rebonds ni tes plaintes : il les renvoie. Tes premiers jours ruinent une réputation neuve. Réimporte les suppressions de chaque domaine avant le premier envoi.

Retirer les DNS Mailgun trop tôt

Un email encore parti de Mailgun sans signature DKIM valide finit en spam. Garde les deux services dans ton SPF et les deux DKIM publiés jusqu'à la fin de la bascule, puis nettoie.

Tout basculer le même jour

Un compte neuf qui envoie d'un coup tout ton volume ressemble à un spammeur. Monte par paliers, par lots, et garde l'IP partagée tant que l'IP dédiée n'est pas réchauffée.

Oublier le bac à sable de SES

Tu as tout codé, et le jour J SES refuse d'envoyer à tes clients : le compte est encore en bac à sable, limité à 200 emails par jour vers des adresses vérifiées. Demande la sortie au moins une semaine avant.

Ignorer les différences d'API

Une pièce jointe de 15 Mo passait chez Mailgun, elle est refusée chez Postmark. Un envoi programmé ne part plus. Liste les paramètres Mailgun que ton code utilise et vérifie chacun chez la destination.

Comparer les prix sans ton vrai volume

Un prix d'entrée ne dit rien de ta facture. Compare à ton volume réel, avec l'IP dédiée si tu en as besoin. Notre classement des services d'email transactionnel et celui des services pour développeurs vont plus loin, et nos pages alternatives à SendGrid et alternatives à Postmark regardent les mêmes outils sous un autre angle.

  • Inventaire des domaines, clés d'API, webhooks, routes entrantes et modèles
  • Région d'envoi choisie, bac à sable SES levé
  • DKIM et Return-Path publiés, SPF incluant les deux services
  • Suppressions exportées domaine par domaine et réimportées
  • Code adapté : port, taille des pièces jointes, envoi programmé
  • Webhooks remappés et vérifiés avec une adresse qui rebondit
  • Bascule par paliers, IP dédiée réchauffée
  • Mailgun gardé en gratuit, puis DNS et clés d'API retirés
FAQ · 9 questions

Questions fréquentes sur l'alternative à Mailgun

  • Mailgun est-il encore gratuit ?

    Oui. Le plan Free envoie 100 emails par jour, avec un domaine, une route entrante, un utilisateur et un seul jour de journaux. Beaucoup de sites affirment le contraire. Attention : dépasser les 100 emails peut faire couper le compte.

  • Quelle est l'alternative la moins chère à Mailgun ?

    Amazon SES, à 0,10 $ les 1 000 emails sans abonnement. À 100 000 emails par mois, c'est environ 10 $, contre 90 $ pour Mailgun Scale. Le prix caché, c'est le temps : SES demande un développeur pour tout régler, des notifications de rebonds à la sortie du bac à sable.

  • Mailgun ou SendGrid : lequel choisir ?

    SendGrid si tu veux une IP dédiée incluse (plan Pro, 89,95 $ pour 100 000 emails) et des campagnes marketing dans le même compte. Mailgun si tu dépends de ses routes entrantes ou de sa validation d'adresses. Sur les petits plans, les deux t'envoient depuis des IP partagées. Notre avis sur SendGrid détaille ses limites.

  • Existe-t-il une alternative française à Mailgun ?

    Oui : Brevo, Mailjet et Sweego, avec interface et support en français. Mailjet appartient au même groupe que Mailgun, Sinch. Sweego, basé à Lille, ne précise pas l'hébergement sur sa page de prix : demande-le par écrit. Pour Mailgun lui-même, une région UE existe, à choisir à la création du domaine.

  • Mailjet et Mailgun sont-ils la même entreprise ?

    Ce sont deux produits du même groupe, Sinch, vendus côte à côte sous la marque Sinch Email. Les API, les prix et les comptes restent séparés. Passer de l'un à l'autre demande donc une vraie migration, mais ne change pas de maison mère.

  • Peut-on garder ses webhooks en changeant de service ?

    L'adresse de réception, oui ; le format, non. Chaque service nomme ses événements et ses champs à sa façon. Vers Postmark, delivered devient Delivery et failed devient Bounce. Prévois une couche de traduction dans ton code, et vérifie chaque événement avant la bascule.

  • Comment exporter la liste de suppression de Mailgun ?

    Domaine par domaine, en CSV, depuis le tableau de bord, ou d'un coup par API avec le script get_suppressions.py publié par Mailgun sur GitHub. Il te laisse choisir rebonds, plaintes, désabonnements ou tout. Réimporte le fichier chez la destination avant le premier envoi.

  • Faut-il une IP dédiée en quittant Mailgun ?

    Pas en dessous de 100 000 emails par mois : c'est le seuil que Mailgun lui-même recommande pour réchauffer une IP. En dessous, une IP partagée bien gérée suffit, et Postmark sépare déjà le transactionnel du reste. Au-dessus, compare : 24,95 $ chez SES, 30 $ chez Resend, 50 $ chez Postmark, 59 $ chez Mailgun.

  • Postmark ou Resend pour remplacer Mailgun ?

    Postmark si la priorité est d'arriver en boîte de réception, avec 45 jours de journaux. Resend si tu veux le gratuit le plus large (3 000 emails par mois) et le meilleur prix à 100 000 emails (35 $). Notre avis sur Postmark chiffre son coût réel à 50 000 emails.

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