Quel CDN protège vraiment ton site d'une attaque DDoS ?

Sept CDN comparés sur une seule question : à partir de quel plan ton site tient-il une attaque, et qui paie le trafic ?

La réponse courte : Cloudflare pour presque tout le monde, parce que la protection DDoS est illimitée dès le plan gratuit. Bunny.net si tu veux un acteur européen pas cher, Amazon CloudFront si ton site vit déjà chez AWS, OVHcloud CDN si tu es hébergé chez OVHcloud. Un CDN (réseau de serveurs qui sert ton site au plus près des visiteurs) encaisse les grosses vagues de trafic à la place de ton serveur. Mais il ne te protège vraiment que sur trois points : l'anti-DDoS réseau, le pare-feu applicatif (WAF) et la limitation de débit. Nous avons comparé les sept offres sur ces trois points, plan par plan, prix compris.

Ton profil en une ligne. Site vitrine ou blog : Cloudflare Free. Boutique en ligne : Cloudflare Pro ou Bunny Shield Advanced. Site WordPress attaqué sur sa page de connexion : Sucuri ou une règle de limitation Cloudflare. Gros volume chez AWS : forfait CloudFront Business.

Romain CochardCEO de Hack'celeration
Mis à jour 20267CDN comparés3protections vérifiées par plan2026prix relus sur les pages officielles

Le classement est éditorial : une place sponsorisée est toujours signalée sur sa fiche, et aucun lien affilié ne change une note.

Le tableau qui tranche

Qui protège vraiment, et sur quel plan ?

Une attaque DDoS (déni de service distribué) noie ton site sous un trafic qui vient de milliers de machines à la fois. Il en existe deux familles. Les attaques réseau (couches 3 et 4) envoient des paquets bruts : presque tous les CDN les arrêtent gratuitement. Les attaques applicatives (couche 7) envoient de vraies requêtes web, par exemple sur ta page de recherche ou de connexion : il faut un WAF et des règles de limitation de débit, et c'est là que les plans se séparent.

Bonne nouvelle pour un petit site : dans le rapport de Cloudflare du premier semestre 2026, 96,62 % des attaques réseau restent sous 500 Mbit/s. La plupart ne visent pas les géants. La note sur 5 est celle du CDN entier, la même que dans notre classement des meilleurs CDN ; le rang, lui, suit la qualité de la protection.

Anti-DDoS, WAF et limitation de débitPlan et prix d'entrée de la protection
CloudflareDDoS illimité dès FreeProtection DDoS illimitée sur tous les plans. WAF et jeu de règles gérées gratuites dès Free. Limitation de débit : 1 règle en Free, 2 en Pro, 5 en Business.Free 0 $. Pro 20 $/mois à l'année (25 $ au mois). Business 200 $/mois à l'année (250 $ au mois), seul plan public avec un engagement de disponibilité de 100 %.
Bunny.netPare-feu Bunny ShieldShield Basic gratuit avec un jeu de règles WAF de base et 2 règles de limitation. Règles DDoS gérées par des experts sur les plans payants.Basic gratuit. Advanced 9,5 $/mois (10 règles de limitation). Business 99 $/mois (25 règles). Requêtes au-delà du quota facturées au million.
Amazon CloudFrontForfaits sans dépassementProtection DDoS permanente sur tous les forfaits. Protection DDoS avancée en Business et Premium. Règles WAF : 5 en Free, 25 en Pro, 50 en Business.Free 0 $. Pro 15 $. Business 200 $. Premium 1 000 $ par mois et par site. Aucun dépassement facturé, même pendant une attaque.
OVHcloud CDNOption de l'hébergement webAnti-DDoS inclus dès CDN Basic. WAF avec l'offre CDN Security. Réservé aux hébergements web OVHcloud.Basic 2,19 € HT/mois (offert avec l'hébergement Performance). Security 5,49 € HT. Advanced 10,99 € HT. Engagement annuel.
SucuriPare-feu applicatif et CDNPare-feu applicatif avec CDN, blocage des attaques DDoS en couches 3, 4 et 7. Pensé pour WordPress.Basic 9,99 $/mois, Pro 19,98 $/mois, pour un seul site.
GcorePare-feu WAAP à partCDN à l'usage. Le pare-feu applicatif (WAAP) est une offre séparée, avec un plan gratuit pour démarrer.CDN : 1 To gratuit par mois puis 0,01 €/Go. WAAP facturé au million de requêtes, de 2 € à 1 € HT selon le plan.
FastlyDDoS facturé à la requêteProtection DDoS en option, facturée au volume de requêtes. Le pare-feu Next-Gen WAF est vendu sur demande.DDoS : 500 000 requêtes gratuites par mois, puis 1 $ les 10 000. CDN : 100 Go gratuits puis 0,12 $/Go.

Prix hors taxes, relus sur les pages officielles des éditeurs en 2026. Cloudflare, Bunny.net, AWS, Sucuri et Fastly affichent leurs prix en dollars.

1
Le meilleur pour se protéger sans payer

Cloudflare

4.6/5

Cloudflare ne mesure pas la protection DDoS : elle est illimitée sur Free, Pro, Business et Enterprise, sans surcoût le jour de l'attaque. Le pare-feu applicatif (WAF) et un jeu de règles gérées sont aussi inclus dès le plan gratuit. Pour la plupart des petits sites, c'est la réponse complète, à 0 $.

Là où le plan gratuit montre ses limites, c'est la limitation de débit. Une seule règle en Free, qui compte sur 10 secondes et bloque 10 secondes. Pro en donne 2, Business 5. Mets ta règle unique sur la page de connexion ou le formulaire de recherche, là où une attaque applicative fait le plus mal. Sur un WordPress, ajoute une règle de pare-feu qui bloque /xmlrpc.php : c'est une cible classique, et le blocage ne coûte rien.

Deux pièges remontent des forums. Le mode « I'm Under Attack » fait passer un défi de quelques secondes à chaque visiteur, et il casse les flux RSS et les appels d'API : active-le pendant l'attaque, pas en permanence. Et les récits de sites qui ont tenu une très grosse attaque viennent rarement de comptes gratuits : sans chat ni engagement de disponibilité avant Business, tu es seul au pire moment. Le DDoS réseau pur (Magic Transit), pour protéger un réseau entier et pas seulement un site, reste réservé aux contrats Enterprise.

Points forts
  • Protection DDoS illimitée sur tous les plans
  • WAF et règles gérées dès Free
  • 1, 2 ou 5 règles de limitation selon le plan
  • Engagement de disponibilité de 100 % dès Business
+Avantages
  • ✓0 $ pour une protection qui suffit à la plupart des sites
  • ✓Mise en place par simple changement de serveurs DNS
  • ✓Le mode « Under Attack » s'active en un clic
−Inconvénients
  • ✗Une seule règle de limitation de débit en Free
  • ✗Support par forum en Free, par ticket en Pro, pas de chat avant Business
Verdict

Notre premier choix pour presque tout le monde. Passe en Pro dès que ton chiffre d'affaires dépend du site. Tu veux quitter Cloudflare ? Vois les alternatives à Cloudflare.

Voir les plans Cloudflare →
2
Le meilleur choix européen à petit prix

Bunny.net

4.4/5

Bunny.net vend son CDN au volume, à partir de 0,01 $ par Go en Europe et en Amérique du Nord, avec 1 $ par mois au minimum. La protection passe par Bunny Shield, une couche à activer sur ta zone. Le plan Basic est gratuit : un jeu de règles WAF de base, 2 règles de limitation de débit et une détection simple des robots, avec une page de blocage aux couleurs de Bunny.

Le vrai seuil est Advanced, à 9,5 $ par mois : 10 règles de limitation, 10 règles personnalisées, et les règles DDoS gérées par l'équipe de Bunny. Business, à 99 $ par mois, monte à 25 règles. Attention, les requêtes inspectées sont comptées par plan, puis facturées au million (0,70 $ en Basic, 0,65 $ en Advanced) : pendant une attaque applicative, regarde ce compteur.

Les retours de terrain sont partagés. Un utilisateur au niveau de protection maximal raconte qu'aucune requête de l'attaque n'a atteint son serveur. À l'inverse, un hébergeur de blogs est passé de Bunny à Cloudflare après des attaques venues de Tor, parce que le filtrage utile demandait le plan payant. Retiens-en une chose : Bunny est d'abord un CDN, très bon et très bien supporté, avec une couche de sécurité qui progresse.

Points forts
  • Shield Basic gratuit avec WAF de base
  • Règles DDoS gérées dès Advanced à 9,5 $
  • Facturation au Go, sans abonnement CDN
  • Support réactif, très bien noté
+Avantages
  • ✓Le moins cher des CDN complets
  • ✓Éditeur européen
  • ✓Prix lisibles et sans engagement
−Inconvénients
  • ✗Le filtrage applicatif utile demande Advanced
  • ✗Requêtes inspectées au-delà du quota facturées
Verdict

Le bon choix si tu veux rester en Europe et payer peu. Prends Advanced dès qu'un formulaire de ton site attire les robots.

Voir Bunny Shield →
3
Le plus sûr pour ta facture pendant une attaque

Amazon CloudFront

3.9/5

Le risque n°1 d'AWS, ce n'est pas que ton site tombe : c'est la facture. AWS Shield Standard, gratuit et actif par défaut, arrête les attaques réseau. Mais il protège la disponibilité, pas ton budget : sur la facturation à l'usage, chaque requête d'une attaque applicative est comptée. Un développeur raconte une facture de 4 500 $ après une boucle de requêtes, et un autre voit environ 200 $ de plus par mois à cause de requêtes suspectes.

Les forfaits CloudFront règlent ce problème. Free (1 million de requêtes, 100 Go, 5 règles WAF), Pro à 15 $ (10 millions, 50 To, 25 règles), Business à 200 $ (125 millions, 50 To, 50 règles), Premium à 1 000 $ (500 millions). Aucun dépassement n'est facturé, même pendant une attaque. La protection DDoS avancée n'arrive qu'en Business.

Au-dessus, AWS Shield Advanced coûte 3 000 $ par mois et par compte payeur, avec un engagement d'un an et les frais de transfert en plus. Il ajoute la règle DDoS applicative gérée et une équipe de réponse, accessible seulement avec un support Business ou Enterprise. C'est pour les grands comptes, pas pour une PME.

Points forts
  • Forfaits sans dépassement facturé
  • DDoS permanent sur tous les forfaits, avancé dès Business
  • 5 à 75 règles WAF selon le forfait
  • Shield Advanced pour les grands comptes
+Avantages
  • ✓Coût fixe connu à l'avance
  • ✓Réseau AWS très étendu
  • ✓S'intègre à tout ton compte AWS
−Inconvénients
  • ✗Console plus technique que Cloudflare
  • ✗Shield Advanced à 3 000 $ par mois et un an d'engagement
Verdict

Le bon choix si ton site tourne déjà chez AWS : prends un forfait, jamais l'usage, et ta facture ne bougera pas. Tu songes à partir ? Vois les alternatives à AWS.

Voir les forfaits CloudFront →
4
Le plus simple pour un site hébergé chez OVHcloud

OVHcloud CDN

3.8/5

OVHcloud active l'anti-DDoS par défaut sur toutes ses offres d'hébergement web, sans surcoût. Le CDN ajoute une option à 2,19 € HT par mois (2,63 € TTC), avec l'anti-DDoS inclus, un réseau Anycast et le certificat SSL. Il est offert avec l'hébergement Performance. Pour avoir le WAF, il faut CDN Security, à 5,49 € HT ; CDN Advanced, à 10,99 € HT, ajoute le reste. Tout se paie à l'année.

La limite se lit sur le forum d'OVHcloud. Un site WordPress en mutualisé dépassait ses ressources à cause d'une « attaque » qui était surtout une rafale de requêtes sur /xmlrpc.php, /wp-cron.php et /wp-login.php. L'anti-DDoS réseau ne la voit pas : ces requêtes ressemblent à des visites. C'est le rôle du WAF de CDN Security, ou d'un blocage de ces adresses dans ton fichier .htaccess.

Autre retour : quand une attaque n'est pas assez volumineuse pour déclencher la protection, le support la juge hors de son périmètre. Ce CDN est pratique et français, mais il ne sort pas de l'hébergement web OVHcloud. Pour un serveur dédié, regarde les serveurs dédiés anti-DDoS.

Points forts
  • Anti-DDoS inclus dès CDN Basic
  • WAF avec CDN Security
  • Offert avec l'hébergement Performance
  • Éditeur français
+Avantages
  • ✓Prix très bas, en euros
  • ✓Rien à configurer côté DNS
  • ✓Données chez un acteur français
−Inconvénients
  • ✗Réservé aux hébergements web OVHcloud
  • ✗Le WAF demande CDN Security
Verdict

Le bon choix si ton site est déjà chez OVHcloud : prends Security plutôt que Basic si tu as un WordPress.

Voir les options CDN d'OVHcloud →
5
Pensé pour protéger un site WordPress

Sucuri

3.6/5

Sucuri n'est pas d'abord un CDN : c'est un pare-feu applicatif qui passe devant ton site, avec un CDN en prime. Il annonce le blocage des attaques DDoS en couches 3, 4 et 7, par un réseau Anycast. Le pare-feu coûte 9,99 $ par mois en Basic et 19,98 $ en Pro, pour un seul site. Plusieurs sites passent par un devis.

Son atout, ce sont des règles déjà pensées pour WordPress : la page de connexion, xmlrpc.php et les extensions vulnérables sont couvertes sans que tu aies à écrire une règle. Pour un responsable de site qui n'a pas envie d'apprendre la syntaxe d'un pare-feu, c'est le plus court chemin.

Les limites remontent souvent dans les avis : des faux positifs qui affichent « Access Denied » sur ta propre interface d'administration, et un support jugé lent. Ajoute ton IP à la liste blanche dès l'installation. Et compare avec Cloudflare Pro, qui coûte à peine plus et protège tous les sous-domaines.

Points forts
  • DDoS couches 3, 4 et 7 annoncé
  • Règles pensées pour WordPress
  • Pare-feu et CDN dans le même abonnement
+Avantages
  • ✓Rien à régler pour un WordPress
  • ✓Prix fixe par site
  • ✓Mise en place rapide
−Inconvénients
  • ✗Faux positifs sur l'administration
  • ✗Support jugé lent par plusieurs utilisateurs
Verdict

Le bon choix pour un WordPress qui veut un pare-feu sans réglage. Pour l'hébergement lui-même, vois les meilleurs hébergeurs WordPress.

Voir le pare-feu Sucuri →
6
Le CDN européen le moins cher au volume

Gcore

4.1/5

Gcore offre le premier To de CDN chaque mois, puis 0,01 € par Go jusqu'à 500 To, sans abonnement. C'est le meilleur prix au volume de ce comparatif. Mais la sécurité est vendue à part : le CDN à l'usage ne dit pas inclure de WAF ni de filtrage applicatif.

Le pare-feu s'appelle NextGen WAF (WAAP). Il existe en Free, Start, Pro et Enterprise, facturé au million de requêtes, de 2 € à 1 € HT selon le plan, avec 10 € par domaine en Pro. Le plan Pro a 30 jours d'essai. Pour protéger un réseau entier, l'anti-DDoS en couches 3 et 4 se paie 3,90 € par Mbit/s de trafic propre, et la taille de l'attaque ne change pas la facture.

Notre réserve : la grille de prix du pare-feu est difficile à lire, et les quotas de chaque plan demandent une question au commercial. Fais simuler ton coût mensuel avec ton trafic réel avant de signer.

Points forts
  • 1 To de CDN gratuit chaque mois
  • Prix en euros
  • Pare-feu WAAP avec plan gratuit
  • Anti-DDoS réseau facturé au trafic propre
+Avantages
  • ✓Le moins cher au volume
  • ✓Facture en euros, sans abonnement CDN
  • ✓La taille d'une attaque ne change pas le prix du DDoS réseau
−Inconvénients
  • ✗Sécurité vendue à part du CDN
  • ✗Grille du pare-feu peu lisible
Verdict

Le bon choix si ton trafic est gros et que tu veux tout payer en euros. Pour un petit site, Cloudflare Free fait plus pour rien.

Voir les prix de sécurité Gcore →
7
Pour les équipes techniques à gros trafic

Fastly

3.4/5

Fastly a l'un des réseaux les plus rapides du marché, mais c'est le moins lisible sur la protection. Son option DDoS Protection donne 500 000 requêtes gratuites par mois, puis coûte 1 $ par tranche de 10 000 requêtes. Autrement dit, plus l'attaque est grosse, plus la ligne peut monter, à l'inverse de Cloudflare ou des forfaits CloudFront.

Le pare-feu Next-Gen WAF est vendu sur demande, sans prix public. Le CDN donne 100 Go et 1 million de requêtes gratuits par mois et par région, puis 0,12 $ par Go en Amérique du Nord et en Europe.

Notre avis : Fastly a du sens pour une équipe qui configure tout par code et négocie un contrat. Pour une PME, le modèle à la requête fait peser le risque de l'attaque sur ta facture.

Points forts
  • Réseau très rapide
  • Configuration fine par code
  • DDoS facturé au volume de requêtes
+Avantages
  • ✓Excellentes performances
  • ✓Très configurable
  • ✓Paliers gratuits pour démarrer
−Inconvénients
  • ✗Coût du DDoS qui suit la taille de l'attaque
  • ✗Pare-feu sans prix public
Verdict

Pour les équipes techniques avec un contrat négocié. Les autres trouveront mieux en haut de ce classement.

Voir les prix Fastly →
Avant de te croire protégé

Les réglages qui font vraiment tenir ton site

Un CDN mal branché ne protège rien. Ces six vérifications viennent des retours de terrain que nous avons passés en revue. Pour choisir un CDN sur la vitesse et le prix au To, vois le meilleur CDN, et pour une boutique, les CDN pour e-commerçants.

Verrouille ton serveur d'origine

C'est la faille n°1. Si ton serveur répond à tout Internet, l'attaquant le trouve (historique DNS, certificats) et passe à côté du CDN. Une étude a retrouvé l'IP d'origine de plus de 70 % des sites qu'elle a passés en revue. Change d'IP, puis n'accepte que les plages d'IP publiées par ton CDN.

Sépare réseau et applicatif

L'anti-DDoS réseau est souvent gratuit. L'applicatif ne l'est presque jamais. Si ton hébergeur dit « protection anti-DDoS incluse », demande s'il parle aussi des requêtes web. Sur le forum d'OVHcloud, un site tombait sous des requêtes WordPress que la protection réseau laissait passer.

Place ta règle de limitation au bon endroit

Une règle de limitation de débit compte les requêtes d'une même adresse et bloque au-delà d'un seuil. Avec une seule règle (Cloudflare Free), vise la page de connexion ou de recherche, pas tout le site. Commence avec un seuil large, puis resserre en lisant les journaux.

Calcule le coût de l'attaque

Sur une offre à l'usage, tu paies l'attaque. CloudFront à l'usage, Fastly DDoS et les requêtes Bunny au-delà du quota comptent le trafic d'attaque. Cloudflare et les forfaits CloudFront ne le facturent pas. Pose la question avant, pas pendant.

Prévois ton plan de crise

L'ANSSI conseille de préparer la gestion de crise avec ses prestataires. Note où s'active le mode d'urgence, qui a les accès, et quel support répond. Sur les plans gratuits, tu n'as souvent qu'un forum : sache-le avant l'attaque.

Vérifie ce que voit ton CDN

Pour filtrer en couche 7, le CDN déchiffre ton trafic chiffré, et la CNIL rappelle que le WAF voit tout le contenu des requêtes. Si tes formulaires portent des données sensibles, préfère un acteur européen ou limite le CDN aux fichiers statiques.

  • Le pare-feu de ton serveur n'accepte que les IP du CDN
  • L'anti-DDoS couvre aussi la couche 7, ou tu as un WAF
  • Une règle de limitation protège la page de connexion
  • Tu sais si le trafic d'attaque est facturé
  • Le mode d'urgence est documenté et répété à blanc
  • Les sous-domaines en direct (mail, ftp) sont supprimés

Ton outil n'est pas sur cette page ? Écris-nous : hello@hackceleration.com

FAQ

Tes questions sur les CDN et la protection anti-DDoS

  • Un CDN protège-t-il vraiment d'une attaque DDoS ?

    Oui pour les attaques massives, à une condition : que ton serveur ne soit joignable que par lui. Le CDN absorbe le trafic sur des centaines de points de présence, ton serveur ne voit que ce qui passe le filtre. Mais si l'IP de ton serveur traîne dans un vieil enregistrement DNS, l'attaquant passe à côté du CDN. Ferme ton pare-feu à tout ce qui ne vient pas des IP du CDN, c'est le réglage le plus utile de toute cette page.

  • Cloudflare gratuit suffit-il pour un petit site ?

    Pour les attaques réseau, oui : la protection DDoS est illimitée sur le plan Free, comme sur les plans payants. La limite est ailleurs. Le plan gratuit n'a qu'une règle de limitation de débit, qui bloque 10 secondes, sans engagement de disponibilité ni support par chat. Mets cette règle sur ta page de connexion. Si tu vis de ton site, Pro à 20 $ par mois à l'année double les règles et ajoute le support par ticket.

  • Quelle différence entre anti-DDoS réseau et anti-DDoS applicatif ?

    L'anti-DDoS réseau (couches 3 et 4) arrête les vagues de paquets qui saturent ta connexion. L'applicatif (couche 7) trie des requêtes web qui ressemblent à de vraies visites, comme des milliers d'appels à ta page de recherche. Le premier est souvent gratuit et automatique. Le second demande un pare-feu applicatif (WAF) et des règles de limitation de débit, souvent payants.

  • Faut-il un WAF en plus du CDN ?

    Si ton site a un formulaire, une connexion ou un panier, oui. Le WAF bloque les requêtes piégées (injection SQL, scripts) et les rafales sur une même adresse. Chez Cloudflare il est inclus dès Free avec un jeu de règles gérées. Chez OVHcloud il faut l'offre CDN Security, à 5,49 € HT par mois. Chez Azure Front Door, les règles gérées n'arrivent qu'en Premium.

  • Que faire pendant une attaque en cours ?

    Active le mode le plus strict de ton CDN (chez Cloudflare, « I'm Under Attack »), qui fait passer un défi de quelques secondes à chaque visiteur. Désactive-le dès que l'attaque retombe : il bloque aussi les flux RSS et les appels d'API. Ensuite, regarde dans les journaux quelle adresse est visée et pose une règle de limitation dessus. La plupart des attaques durent peu : dans le rapport de Cloudflare du premier semestre 2026, 90,60 % finissent en moins de 10 minutes.

  • Qui paie le trafic d'une attaque sur AWS ?

    Toi, si tu es facturé à l'usage. AWS Shield Standard, gratuit, protège la disponibilité, pas ta facture : les requêtes d'une attaque applicative sont comptées. Les forfaits CloudFront (Free, Pro 15 $, Business 200 $, Premium 1 000 $ par mois) règlent ce risque, puisqu'ils n'ont aucun dépassement facturé, même pendant une attaque.

  • Un CDN américain est-il compatible avec le RGPD ?

    Il peut l'être, mais vérifie deux points. Le CDN et le WAF voient passer le contenu des requêtes, donc des données personnelles, parfois hors de l'Union. Et pour filtrer en couche 7, le CDN déchiffre le trafic chiffré. Si c'est sensible, ne fais passer par le CDN que les fichiers statiques, ou choisis un acteur européen comme OVHcloud, Bunny.net ou Gcore.

  • Comment cacher l'IP de mon serveur derrière le CDN ?

    Change d'IP au moment où tu passes derrière le CDN, puisque l'ancienne est déjà connue (historique DNS, certificats). Supprime les sous-domaines qui pointent en direct, comme mail ou ftp. Puis limite ton pare-feu aux plages d'IP publiées par ton CDN et ferme tous les autres ports. Une étude de chercheurs a retrouvé l'IP d'origine de plus de 70 % des sites qu'elle a passés en revue.

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