Quel est le meilleur logiciel de gestion des contrats en 2026 ?
Le bon CLM se choisit sur trois questions : combien de contrats tu signes, qui doit les lire, et où dorment tes données.
Un contrat fournisseur reconduit d'un an parce que personne n'a vu passer la date de préavis. Un bail commercial retrouvé dans la boîte mail d'un ancien salarié. Une clause de pénalité que le commercial a acceptée sans la montrer au juriste. Un logiciel de gestion du cycle de vie des contrats (on parle de CLM) règle ces trois problèmes : il range tous les contrats au même endroit, lit leurs dates clés, et prévient avant l'échéance. Un outil qui sert seulement à signer n'en est pas un.
La réponse courte. Juro est le plus complet pour une PME en croissance : utilisateurs illimités, prix calculé sur ton volume de contrats, et une IA qui relit les clauses selon tes propres règles. Tomorro est l'option française la plus simple à faire adopter, avec des lecteurs et des cocontractants gratuits et illimités. Oneflow est le seul du classement à écrire noir sur blanc que ses données sont hébergées dans l'Union européenne, dès 250 € par mois. Concord affiche ses prix et inclut la signature sans limite. Docusign IAM convient si tu signes déjà avec Docusign. PandaDoc reste un outil de propositions commerciales qui sait aussi ranger ses contrats.
Avant de payer, compte tes contrats. Dans une étude menée en 2025 auprès de 49 grands groupes, presque la moitié des directions juridiques signaient moins de 100 contrats par an, et près d'un tiers ne connaissaient pas leur volume. Sous ce seuil, un registre bien tenu peut suffire : on te montre comment plus bas.
Le classement est éditorial : une place sponsorisée est toujours signalée sur sa fiche, et aucun lien affilié ne change une note.
Le meilleur CLM selon ton équipe
Utilisateurs illimités, prix selon ton volume de contrats
Faire adopter l'outil à tousLecteurs et cocontractants gratuits et illimités
Données hébergées dans l'UEHébergé dans l'UE, dès 250 € par mois pour 5 sièges
Prix affiché, signature sans limiteDès 499 $ par mois pour 5 utilisateurs
Déjà client DocusignExtraction IA en français, dès 45 $ par utilisateur
Équipe commerciale, petit budgetPlan gratuit, puis 19 $ par mois
Les 6 logiciels de gestion des contrats comparés
Le classement suit le besoin d'une PME ou d'une direction juridique qui veut un seul endroit pour ses contrats et des alertes avant chaque échéance. Tous les prix viennent des pages officielles des éditeurs. Quatre éditeurs sur six ne publient pas de prix pour leurs offres complètes : c'est la norme du marché, pas un oubli de notre part.
| Idéal pour | Ce qu'il fait de mieux | Offre gratuite | Taille d'équipe | Voir | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Juro | Meilleur CLM pour une PME en croissance | IA qui relit les clauses selon tes règles, utilisateurs illimités | 4.4/5 | Sur devis, selon le nombre de contrats par mois | — | PME en croissance, de moins de 20 à plus de 1 000 contrats par mois | Voir → |
| 2 | Tomorro | Meilleur CLM français à faire adopter | Lecteurs et cocontractants gratuits et illimités | 4.3/5 | Sur devis, seuls admins et créateurs paient | — | PME et ETI françaises | Voir → |
| 3 | Oneflow | Meilleur pour garder ses données dans l'UE | Hébergé dans l'UE, ISO 27001, signature qualifiée en option | 4.2/5 | Dès 250 €/mois pour 5 sièges, à l'année | — | Équipes de 5 à 10 personnes et plus | Voir → |
| 4 | Concord | Meilleur prix affiché | Signatures illimitées sur tous les plans | 4.1/5 | Essentials 499 $/mois (5 utilisateurs), à l'année | — | PME qui veulent un prix clair | Voir → |
| 5 | Docusign IAM | Meilleur si tu signes déjà avec Docusign | Extraction IA en anglais, français et allemand | 4.0/5 | Starter 45 $/utilisateur/mois, à l'année | — | Équipes déjà équipées Docusign | Voir → |
| 6 | PandaDoc | Meilleur pour les contrats commerciaux | Devis, contrat et signature dans le même document | 3.9/5 | Gratuit, Starter 19 $/mois, Business 49 $/siège/mois | ✓ | Équipes commerciales de 1 à 10 personnes | Voir → |
Notes sur cinq critères pondérés, détaillés dans la méthode ; celle de PandaDoc reprend son avis Labs. Concord, Docusign et PandaDoc affichent leurs prix en dollars, Oneflow en euros. Prix lus en 2026 sur les pages officielles des éditeurs.
Comment on a comparé et noté
Cette page s'adresse à celui qui doit reprendre la main sur ses contrats : un dirigeant de PME, un juriste seul face à quelques centaines d'accords, une direction achats qui veut voir ses renouvellements venir. Le critère d'entrée est simple : un référentiel de contrats avec des rappels d'échéance. Un outil qui fait seulement signer n'entre pas dans le classement ; il a sa propre page.
Nous avons lu les grilles officielles de chaque éditeur, les conditions de chaque offre (sièges, volume de contrats, options payées à part), leurs pages de sécurité, et les avis d'utilisateurs publiés sur Trustpilot et G2, en commençant par les négatifs. Nous avons aussi lu une étude menée en 2025 auprès de 49 grands groupes sur leurs projets CLM : 94 % des utilisateurs ne veulent plus changer d'outil, et ceux qui en changent partent pour l'ergonomie ou parce que personne ne s'en servait.
La pondération suit ce qui fait rater un projet. Les fonctionnalités pèsent 30 % : référentiel, alertes, circuit de validation, IA de lecture. La facilité pèse 20 %, parce qu'un CLM que les commerciaux contournent ne sert à rien. Le rapport qualité/prix pèse 20 %, calculé sur une vraie équipe et pas sur un siège. Les intégrations comptent pour 15 % (CRM, stockage, signature) et le support pour 15 %, renouvellements et résiliations compris.
Ce qui n'est pas classé, et pourquoi. Ironclad et DiliTrust (qui a racheté Hyperlex) visent les grands comptes : ils ont une fiche plus bas, sans note. Youtrust, le nouveau nom de Yousign, signe et archive sans gérer le cycle de vie : il est décrit dans les autres options. Contractbook affiche des montants contradictoires sur sa page de prix et Legisway ne publie pas ses conditions en ligne : on ne les note pas.
- Fonctionnalités et profondeurRéférentiel, alertes d'échéance et de préavis, circuit de validation, modèles, IA d'extraction et de relecture.30 %
- Facilité d'utilisationPrise en main par les non-juristes, édition dans le navigateur, adoption par les ventes et les achats.20 %
- Rapport qualité/prixCoût pour une équipe réelle, lecteurs gratuits ou payants, options facturées à part.20 %
- Intégrations disponiblesCRM, stockage, messagerie, signature, et ce qui est payant en plus.15 %
- Support client et assistanceQualité du support, déploiement, conditions de renouvellement et de résiliation.15 %
Aucun lien affilié ne change une note ou un rang.
Les grilles des logiciels de contrats changent chaque année. Reçois les changements
Juro
Juro, éditeur britannique, est parti d'une idée simple : rédiger, négocier, signer et retrouver un contrat sans quitter le navigateur. Son modèle de prix est ce qui le distingue. Tu ne paies pas au siège : le devis dépend du nombre de contrats que tu fais passer chaque mois, de moins de moins de 20 à plus de 1 000. Les utilisateurs, les circuits de validation et les modèles sont illimités. Le devis peut être établi en euros, en livres ou en dollars.
Côté fonctions, c'est le plus complet de ce classement pour une équipe sans service juridique étoffé. L'IA extrait les dates et les montants des contrats importés, rédige une première version, et relit les clauses selon ta propre grille de négociation : tu lui dis ce que tu acceptes sur la responsabilité ou la durée, elle signale les écarts dans le texte du cocontractant. La signature est incluse. Slack et Google Drive sont compris ; les intégrations profondes avec Salesforce, HubSpot ou Workday se paient en plus.
Sa limite tient à l'éditeur dans le navigateur. Les avis d'utilisateurs, très bons dans l'ensemble surtout dans les entreprises de taille moyenne, reviennent sur un point : certains cocontractants préfèrent relire un Word ou un PDF plutôt que d'ouvrir un lien. Côté données, la page sécurité annonce une certification SOC 2 Type II et un hébergement chez AWS, sans préciser la région : demande-la par écrit si tes contrats doivent rester en Europe.
Astuce : pendant la démo, fais compter tes contrats des douze derniers mois, avenants compris. Le prix dépend de ce chiffre, et c'est souvent le premier que l'équipe ignore.
- Utilisateurs, circuits et modèles illimités
- Relecture des clauses par IA selon ta grille de négociation
- Devis en euros, en livres ou en dollars
- ✓Personne n'est exclu de l'outil pour une question de siège
- ✓Les ventes rédigent seules depuis des modèles validés
- ✓Signature incluse
- ✗Aucun prix public
- ✗Intégrations CRM profondes payantes
- ✗Région d'hébergement non précisée sur la page sécurité
Le premier choix pour une PME qui signe beaucoup et veut ouvrir l'outil à toute l'équipe. Fais chiffrer les intégrations CRM dans le même devis.
Tomorro
Tomorro, l'ancien Leeway, est la jeune pousse française du classement. Il a levé 25 millions d'euros en 2025 et revendique plus de 300 entreprises clientes, de Veja à Nestlé. Son argument tient dans sa grille : tu paies les administrateurs et les personnes qui créent des contrats, mais les lecteurs et les cocontractants sont gratuits et illimités. Dans une PME où beaucoup de gens lisent les contrats et peu les rédigent, la facture n'a rien à voir avec celle d'un outil vendu au siège.
La signature électronique est incluse. L'assistant IA, baptisé Oro, relit un contrat, en extrait les données clés et génère des clauses. L'interface est en français, pensée pour des équipes qui ne sont pas juristes, et c'est ce qui le place devant Oneflow et Concord sur la facilité.
Sa limite : la transparence. Aucun prix n'est publié, il faut passer par une démo. La page tarifs ne dit rien non plus de la région d'hébergement. Si c'est un critère pour toi, et pour une entreprise française ça l'est souvent, fais-la écrire dans le contrat plutôt que de la déduire de la nationalité de l'éditeur. Ses intégrations sont moins nombreuses que celles de Juro ou de Docusign.
Astuce : liste avant la démo les personnes qui doivent seulement lire. C'est là que Tomorro fait la différence, et c'est l'argument qui fait baisser le nombre de sièges payants dans la négociation.
- Lecteurs et cocontractants gratuits et illimités
- Signature électronique incluse
- Assistant IA Oro : relecture, extraction, génération
- ✓Facture qui ne gonfle pas avec le nombre de lecteurs
- ✓Interface en français pour les non-juristes
- ✓Éditeur français, support dans ta langue
- ✗Aucun prix public
- ✗Région d'hébergement absente de la page tarifs
- ✗Moins d'intégrations que Juro ou Docusign
Le meilleur choix français si tu veux que toute l'entreprise utilise l'outil sans payer chaque lecteur. Fais écrire l'hébergement dans le contrat.
Oneflow
Oneflow est suédois, et c'est le seul éditeur du classement à écrire sans détour que son produit est fait et hébergé dans l'Union européenne. Il revendique aussi la certification ISO 27001 et la conformité eIDAS. Pour une direction juridique qui doit répondre à un questionnaire de sécurité, ça fait gagner un aller-retour.
L'offre d'entrée commence à 250 € par mois pour 5 sièges, facturée à l'année. Business (5 sièges) et Enterprise (10 sièges) se négocient sur devis. Un essai de 14 jours est proposé. La rédaction assistée, l'extraction et le résumé par IA sont inclus ; la relecture de clauses par IA est en bêta, en option payante. La signature qualifiée avec cachet, la signature manuscrite, l'identification électronique et le code SMS sont des options payantes : additionne-les si tu signes des contrats de travail ou des baux.
Sa limite est contractuelle, et elle est ironique pour un outil censé surveiller les échéances. Les avis d'utilisateurs les plus récents décrivent des abonnements reconduits d'un an parce que le délai de résiliation était passé, un préavis de trois mois, et des licences qu'on peut ajouter mais pas retirer sans passer par le support. Les anciens avis, eux, louent surtout la simplicité de l'outil.
Astuce : achète au plus juste sur le nombre de sièges. Ajouter une licence en cours d'année est facile, en retirer une l'est beaucoup moins.
- Fait et hébergé dans l'Union européenne
- Rédaction, extraction et résumé par IA inclus
- Signature qualifiée avec cachet en option
- ✓Hébergement européen écrit noir sur blanc
- ✓ISO 27001 et conformité eIDAS
- ✓Essai gratuit de 14 jours
- ✗Facturation annuelle uniquement
- ✗Préavis de trois mois signalé par des avis
- ✗Licences difficiles à réduire en cours de contrat
Le choix le plus sûr si l'hébergement européen n'est pas négociable. Note la date de préavis de ton propre abonnement le jour de la signature.
Concord
Concord est l'exception du marché : il affiche ses prix. Essentials coûte 499 $ par mois à l'année pour 5 utilisateurs, puis 49 $ par utilisateur en plus. Business monte à 899 $ (69 $ l'utilisateur en plus), Enterprise à 1 299 $ (89 $). Des remises sur volume existent. Pour un dirigeant qui veut chiffrer son projet avant de parler à un commercial, c'est une vraie qualité.
La signature électronique est illimitée sur tous les plans, conforme aux lois américaines et au RGPD. L'assistant IA et l'extraction des données arrivent dès Essentials, sans palier caché. L'éditeur annonce une certification SOC 2 Type II et une disponibilité de 99,5 %, et propose des lecteurs gratuits pour consulter les contrats sans siège.
Sa limite : Concord est américain, et sa page de prix ne dit pas dans quelle région tes contrats sont stockés. La signature avancée au sens européen apparaît dans le tableau des fonctions sans être rattachée à un plan : fais-la confirmer si tu en as besoin. Et le ticket d'entrée, 5 988 $ par an, reste élevé pour une équipe de deux.
Astuce : calcule le prix à 8 utilisateurs avant de choisir ton plan. Avec Essentials, 3 utilisateurs de plus coûtent 147 $ par mois ; c'est parfois le moment où Business devient logique.
- Prix publics, sans démo obligatoire
- Signatures illimitées sur tous les plans
- IA et extraction dès Essentials
- ✓Budget connu d'avance
- ✓Signature comprise sans quota
- ✓Lecteurs gratuits
- ✗Ticket d'entrée de 5 988 $ par an
- ✗Prix en dollars
- ✗Région d'hébergement non précisée
Le meilleur choix pour qui veut un prix clair et beaucoup de signatures. Vérifie l'hébergement et la signature avancée avant de signer.
Docusign IAM
Docusign IAM, pour gestion intelligente des accords, est la réponse de Docusign au CLM. Il prolonge la signature avec un référentiel, des circuits automatisés et l'analyse des contrats. Starter coûte 45 $ par utilisateur et par mois à l'année (540 $ par an), de 1 à 50 utilisateurs, avec 100 enveloppes par utilisateur et par an et un seul circuit automatisé. Standard passe à 50 $ avec 3 utilisateurs minimum, des envois web illimités et 3 circuits. Professional coûte 80 $, 3 utilisateurs minimum, 10 circuits.
Son point fort pour une entreprise française : l'extraction IA des données des contrats est annoncée en anglais, en français et en allemand. Le gestionnaire d'accords importe aussi jusqu'à 5 000 documents historiques par utilisateur, une fois : c'est le moyen le plus simple de rapatrier une armoire de contrats. Les intégrations sont les plus nombreuses du classement. En revanche, la relecture assistée par IA est réservée à Enterprise.
Ses limites tiennent à la relation commerciale. Les avis d'utilisateurs reprochent des renouvellements sans rappel, un préavis de résiliation de 45 jours découvert trop tard et des montées de gamme sans enveloppes en plus. L'ancien Docusign CLM, vendu sur devis, traîne une réputation de déploiement de 6 à 12 mois, avec des modèles modifiables seulement par le support : IAM est plus simple, mais demande lequel des deux on te propose.
Astuce : avec 3 utilisateurs, Standard coûte 1 800 $ par an contre 1 620 $ pour trois Starter. Les 180 $ d'écart achètent des envois illimités et deux circuits de plus.
- Extraction IA en anglais, français et allemand
- Import de 5 000 documents historiques par utilisateur
- La signature Docusign, native
- ✓Aucun changement d'outil si tu signes déjà avec Docusign
- ✓Les intégrations les plus nombreuses
- ✓Prix publics jusqu'à Professional
- ✗Relecture par IA réservée à Enterprise
- ✗Préavis de 45 jours signalé par des avis
- ✗Envois limités en Starter
Logique si Docusign est déjà ta signature. Sinon, Juro ou Tomorro en donnent plus pour une équipe qui lit beaucoup et signe peu.
PandaDoc
PandaDoc est d'abord un outil de propositions commerciales : un devis avec grille de prix, une proposition, puis le contrat signé dans le même document. Il entre dans ce classement parce qu'il range aussi ses contrats dans un référentiel et sait en extraire les données. Le plan gratuit permet de signer, Starter coûte 19 $ par mois, Business 49 $ par siège et par mois. La signature est illimitée sur Starter et Business.
Pour un usage de gestion des contrats, regarde les paliers de près. L'extraction IA, les résumés et les dates d'expiration automatiques arrivent à partir de Business. Les alertes de renouvellement, elles, sont réservées à Enterprise ou vendues en option sur Business. L'hébergement dans l'UE ou aux États-Unis au choix n'existe qu'en Enterprise.
Les avis d'utilisateurs récents reviennent sur le coût caché des automatisations : 2 $ par document généré depuis Make, et un pack de crédits à 780 $ par an pour passer par Zapier. Ils décrivent aussi des renouvellements sans prévenir et des e-mails de signature qui tombent en indésirables. Notre avis complet sur PandaDoc détaille chaque plan.
Astuce : si tu as besoin des alertes d'échéance, demande le prix de l'option sur Business avant de passer en Enterprise. C'est souvent la seule fonction qui te pousse vers le plan du dessus.
- Devis, proposition et contrat dans le même document
- Signature illimitée dès Starter
- Extraction IA et expirations dès Business
- ✓Plan gratuit pour commencer
- ✓Le meilleur éditeur de documents commerciaux
- ✓Nombreuses intégrations CRM
- ✗Alertes de renouvellement en Enterprise ou en option
- ✗Automatisations Make et Zapier facturées à part
- ✗Hébergement UE seulement en Enterprise
Le bon outil si tes contrats sont surtout des contrats de vente. Pour suivre des contrats fournisseurs ou RH, un vrai CLM fait mieux.
Ce que tu paies vraiment au-delà du prix affiché
Les prix publics d'un CLM ne racontent qu'une partie de l'histoire. Quatre éléments font varier la facture plus que le plan choisi : qui paie un siège, ce qui est en option, le nombre minimum d'utilisateurs, et les conditions de renouvellement. Voici ce qu'il faut savoir avant de signer, outil par outil.
Les sièges
Juro ne facture pas d'utilisateur, Tomorro ne fait payer que les administrateurs et les créateurs, Concord propose des lecteurs gratuits. À l'inverse, Docusign IAM et PandaDoc Business se paient par utilisateur. Chez Docusign IAM Standard, chaque personne qui a seulement besoin de consulter coûte 600 $ par an.
Les options
Les intégrations profondes avec Salesforce, HubSpot ou Workday sont payantes chez Juro. Chez Oneflow, la signature qualifiée, l'identification électronique et le SMS se paient à part. Chez PandaDoc, des avis d'utilisateurs récents signalent 2 $ par document généré depuis Make et un pack de crédits à 780 $ par an pour Zapier : fais-le confirmer dans le devis.
Les minimums
Docusign IAM Standard et Professional imposent 3 utilisateurs minimum. Oneflow démarre à 5 sièges, Concord à 5 utilisateurs. Un juriste seul paiera donc au moins 3 000 € par an chez Oneflow et 5 988 $ chez Concord : à ce niveau, un registre bien tenu ou PandaDoc Starter peut suffire.
- Compte tes contrats actifs et tes signatures des douze derniers mois avant la première démo.
- Sépare ceux qui rédigent de ceux qui lisent : c'est la ligne qui fait le plus varier le devis.
- Fais chiffrer les intégrations CRM et les signatures avancées dans le même devis.
- Demande par écrit la région d'hébergement si la page de l'éditeur ne la donne pas.
- Note la date de préavis de ton propre abonnement CLM le jour où tu le signes.
- Vérifie que l'export de tes contrats et de leurs métadonnées est possible à la résiliation.
Six réglages qui évitent les reconductions ratées
Ces astuces viennent des retours d'utilisateurs et des équipes juridiques qui ont mené un projet de gestion des contrats. Elles valent pour tous les outils du classement, et la plupart pour un simple registre.
Les astuces
Calcule la date de préavis, pas seulement la date de fin
ÉchéancesLa date qui compte n'est pas la fin du contrat, c'est la dernière date à laquelle tu peux résilier : fin moins préavis. Un contrat qui se termine en fin d'année avec trois mois de préavis se joue trois mois plus tôt. Crée ce champ dans ton outil ou ton registre, et règle l'alerte trente jours avant lui.
- Formule
- Date de fin moins durée du préavis
Un responsable et un suppléant par contrat
OrganisationUne alerte envoyée à quelqu'un qui a quitté l'entreprise ne sert à rien. Donne à chaque contrat un responsable et un suppléant, et revois cette liste à chaque départ. Les outils du classement savent tous envoyer une alerte à plusieurs personnes ; peu d'équipes le règlent.
- À revoir
- À chaque départ d'un salarié
Regarde les six prochains mois avant chaque négociation
AchatsAvant de rencontrer un fournisseur, sors la liste de tes contrats qui arrivent à échéance dans les six mois. C'est le moment où tu as du poids pour renégocier le prix, la durée ou le préavis. Vérifie aussi les clauses d'indexation : une hausse automatique de prix passe souvent inaperçue au renouvellement.
- Horizon
- 6 mois d'échéances
Fais la liste des lecteurs avant la démo
PrixLecteurs gratuits chez Tomorro et Concord, utilisateurs illimités chez Juro, sièges payants chez Docusign et PandaDoc : la même équipe peut coûter du simple au triple selon le modèle. Compte ceux qui rédigent, ceux qui valident et ceux qui lisent seulement, et fais chiffrer chaque éditeur sur ces trois nombres.
- Trois nombres
- Rédacteurs, valideurs, lecteurs
Importe d'abord les contrats en cours
Mise en placeNe commence pas par l'armoire entière. Importe les contrats encore actifs, laisse l'IA extraire les dates et les montants, puis vérifie chaque fiche à la main. L'extraction en français est annoncée explicitement par Docusign ; pour les autres, fais un essai sur trois de tes contrats pendant la démo.
- Docusign IAM
- 5 000 documents historiques par utilisateur
Mets ton abonnement CLM dans ton CLM
Le piègeLe reproche qui revient chez Oneflow, Docusign, PandaDoc et Contractbook est le même : un abonnement reconduit d'un an parce que le préavis était passé. Enregistre ton propre contrat CLM comme le premier de ton référentiel, avec son préavis de 45 jours ou de trois mois selon l'éditeur.
- Préavis vus
- 45 jours à 3 mois
Les options hors classement, et quand les choisir
Trois outils reviennent dans toutes les recherches sur le sujet sans entrer dans notre classement des PME : deux visent les grands groupes, le troisième ne fait que signer et archiver.
Les autres options
Ironclad : le CLM des grandes directions juridiques
Grands comptesIronclad est la référence américaine des grandes équipes juridiques : circuits complexes, assistant IA, intégrations profondes. Tout est sur devis, selon les produits, le nombre d'utilisateurs et de circuits ; l'API, les instances supplémentaires et l'accompagnement sont des options. La signature électronique est un produit séparé.
Point à connaître pour une entreprise européenne : ses serveurs de production tournent sur Google Cloud, hébergé aux États-Unis. Le chiffrement suit les standards (TLS 1.2 et plus, AES-256), mais la localisation des données est claire.
- Prix
- Sur devis
- Hébergement
- Google Cloud, États-Unis
DiliTrust (ex-Hyperlex) : la suite juridique française
Directions juridiquesHyperlex, pionnier français de la gestion des contrats par IA, a été racheté par DiliTrust en 2022, et son adresse renvoie désormais vers DiliTrust. La suite revendique 2 400 clients, parmi lesquels Accor, BNP Paribas et LVMH, et la certification ISO 27001. Son IA maison, Lini, extrait, résume et repère les risques dans les contrats.
Aucun prix n'est affiché : tout passe par une démo. C'est un outil de direction juridique, pensé pour la gouvernance des sociétés autant que pour les contrats, plus lourd qu'un CLM de PME.
- Prix
- Sur démo, aucun tarif affiché
- Certification
- ISO 27001
Youtrust (ex-Yousign) : si tu n'as besoin que de signer
Signature seuleYousign est devenu Youtrust en 2026, sans changer ses tarifs. C'est un outil de signature avec archivage, pas un CLM : pas d'alerte d'échéance ni de circuit de négociation. Si tu signes moins de cent contrats par an et que ton registre suffit pour les échéances, c'est souvent tout ce qu'il te faut.
Prix hors taxes : gratuit pour commencer, One à 9 € par mois, Plus à 23 € par utilisateur et par mois, Pro à 38 €. La signature qualifiée est en option, dès 10 € HT. Les données sont hébergées en Europe. Notre classement des outils de signature électronique compare les alternatives.
- Prix
- Gratuit, puis 9 à 38 € HT/mois
- Hébergement
- Europe
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Pour aller plus loin
Ces pages complètent celle-ci, côté signature et contrats commerciaux.
Les meilleurs outils de signature comparés.
Tu es un cabinet d'avocatsSignature pour avocatsLes outils adaptés aux cabinets.
Tu es une petite entrepriseSignature pour TPE et PMESigner sans payer un CLM.
Tu gères les contrats de travailSignature pour les RHContrats, avenants et onboarding.
Tu hésites sur PandaDocCombien coûte PandaDocChaque plan et ses options.
PandaDoc ne te suffit plusAlternatives à PandaDocLes outils vers lesquels partir.
Logiciel de gestion des contrats · FAQ
Quelle différence entre un CLM et un logiciel de signature électronique ?
La signature n'est qu'une étape du cycle de vie d'un contrat. Un CLM couvre aussi la rédaction depuis des modèles, la négociation, la validation interne, le rangement dans un référentiel et les alertes avant l'échéance. Un outil comme Youtrust signe et archive, mais ne te prévient pas qu'un préavis arrive. Si ton problème est de retrouver tes contrats et leurs dates, c'est un CLM qu'il te faut ; si c'est seulement de faire signer vite, la signature suffit.Un tableur Excel suffit-il pour gérer ses contrats ?
Oui, sous une centaine de contrats par an et avec de la rigueur. Le registre doit avoir une colonne date de fin, une colonne préavis, et une colonne calculée « dernière date pour résilier ». Ajoute un responsable par contrat et un rappel de calendrier sur cette date. Le tableur décroche quand plusieurs personnes rédigent, quand les contrats se négocient par e-mail, ou quand plus personne ne le met à jour après un départ.Combien coûte un logiciel de gestion des contrats ?
De zéro à plusieurs dizaines de milliers d'euros par an. En entrée, PandaDoc Starter coûte 19 $ par mois et Docusign IAM Starter 45 $ par utilisateur. Oneflow démarre à 250 € par mois pour 5 sièges, Concord à 499 $ par mois. Juro, Tomorro, Ironclad et DiliTrust sont sur devis. Le prix final dépend surtout du nombre de contrats et de qui paie un siège, plus que du plan choisi.Existe-t-il un logiciel de gestion des contrats gratuit ?
Rien de complet. PandaDoc a un plan gratuit pour signer, sans les alertes d'échéance. Zoho Contracts propose un plan gratuit limité à 3 utilisateurs, 10 contrats et 5 cocontractants, utile pour essayer la méthode. Contractbook bascule sur un plan gratuit limité après son essai de 14 jours. Pour un vrai usage, le gratuit le plus fiable reste un registre bien conçu.Quand passer d'un tableur à un CLM ?
Quand une reconduction ratée coûte plus cher que l'abonnement. Trois signes : tu as découvert un contrat reconduit trop tard, tu ne sais pas dire combien de contrats sont actifs, ou les commerciaux attendent le juriste pour chaque contrat standard. Plus le portefeuille grossit, plus le temps passé à tenir le registre pèse face au prix d'un outil d'entrée de gamme.Où sont hébergés mes contrats dans un CLM ?
Ça dépend de l'éditeur, et beaucoup ne l'écrivent pas. Oneflow annonce un produit fait et hébergé dans l'UE, Youtrust des données en Europe. Ironclad tourne sur Google Cloud aux États-Unis. PandaDoc propose l'UE ou les États-Unis en Enterprise seulement. Juro, Concord et Tomorro ne précisent pas la région sur leur page : demande-la par écrit et fais-la figurer dans le contrat.L'IA d'un CLM lit-elle les contrats en français ?
Pas toujours, vérifie-le. Docusign annonce l'extraction en anglais, en français et en allemand. Les autres éditeurs du classement mettent en avant leur IA sans liste de langues sur leur page de prix. Pendant la démo, fais extraire les dates d'un de tes propres contrats en français, avec une clause de reconduction tacite : c'est le cas le plus utile et le plus souvent raté.Comment éviter la reconduction tacite de son abonnement CLM ?
En traitant ton abonnement comme n'importe quel contrat fournisseur. Note la date de préavis le jour de la signature : 45 jours chez Docusign selon les avis d'utilisateurs, trois mois chez Oneflow. La plupart des éditeurs facturent à l'année et reconduisent d'un an. Demande aussi, à la signature, si tu pourras réduire le nombre de licences au renouvellement.