Alternative à Amazon SES : où partir, et comment migrer sans casser ta délivrabilité

Neuf services détaillés, un par raison de partir, et un plan de migration en huit étapes.

La réponse courte : Postmark pour des emails d'application qui doivent arriver vite, Resend pour une équipe de développeurs, Brevo si tu envoies aussi des newsletters, Scaleway TEM pour rester chez un hébergeur cloud français, SMTP2GO si ton application passe par SMTP. Et parfois, la bonne réponse est de rester : si tu envoies des millions d'emails et que ton équipe vit dans AWS, aucun service ne bat 0,10 $ les 1 000. Avant de partir, une chose compte plus que le choix de l'outil : exporter ta liste de suppression, région par région. Nous avons comparé les neuf destinations de ce guide et vérifié leurs prix en 2026.

Romain CochardCEO de Hack'celeration
Mis à jour 20269services détaillés8étapes de migration2026prix vérifiés

Le classement est éditorial : une place sponsorisée est toujours signalée sur sa fiche, et aucun lien affilié ne change une note.

Les vraies raisons

Pourquoi on quitte Amazon SES, prix bas ou pas

Personne ne quitte SES pour son prix. À 0,10 $ les 1 000 emails, il reste la référence. Les départs viennent de ce qui l'entoure : des règles strictes, appliquées sans prévenir, et un service qu'il faut assembler soi-même. Six raisons, toutes tirées de la documentation d'AWS et de retours d'utilisateurs.

Un bac à sable région par région

Un nouveau compte n'envoie qu'à des adresses vérifiées, 200 emails par 24 heures et un par seconde. Pour en sortir, tu fais une demande d'accès à la production, en choisissant transactionnel ou marketing. AWS annonce une première réponse sous 96 heures, et ce statut vaut pour une seule région : en ouvrir une deuxième, c'est recommencer.

Un refus qu'on ne t'explique pas

Une demande de production peut être refusée sans raison détaillée : le support ne peut ni voir le motif précis ni lever le refus. Le contact se fait en anglais ou en japonais, pas en français. Pour une équipe qui lance un produit dans la semaine, c'est le blocage le plus redouté.

Des seuils bas, et une liste qu'on ne te donne pas

SES met ton compte sous surveillance à 5 % de rebonds ou 0,1 % de plaintes, et peut mettre l'envoi en pause à 10 % de rebonds ou 0,5 % de plaintes. AWS conseille de rester sous 2 % de rebonds. Si tu n'as pas suivi tes rebonds toi-même, AWS ne te donne pas la liste complète des adresses en cause.

Une pause sans alerte

La pause peut tomber sans passage préalable par la surveillance, et SES n'émet aucun événement EventBridge pour la signaler : il faut interroger EnforcementStatus toi-même. Une plainte directe non traitée sous trois semaines suffit aussi. Sur les forums, des équipes racontent une suspension immédiate, l'une malgré une liste en double consentement.

Plus de gratuit, et des options qui s'additionnent

L'ancien quota gratuit mensuel n'existe plus : un nouveau compte reçoit jusqu'à 200 $ de crédits AWS. Autour du prix d'envoi s'ajoutent l'IP dédiée (24,95 $ par mois), le gestionnaire de délivrabilité (0,07 $ les 1 000) ou Mail Manager, dont le point d'entrée coûte 50 $ par mois même fermé.

Une passerelle brute à assembler

SES n'a ni éditeur d'email, ni gestion de listes, ni tableau de bord des rebonds prêt à lire : il faut monter IAM, SNS et un outil par-dessus. Sur les IP partagées, des utilisateurs décrivent des envois classés en spam pendant des semaines quand leurs plaintes montaient entre 0,3 et 0,5 %.

Les 9 alternatives

Les alternatives à Amazon SES, outil par outil

Pour chaque service : pourquoi partir chez lui, pour qui il est fait, sa limite, comment y migrer depuis SES, et ce qu'il coûte. Les prix sont ceux affichés en 2026, en dollars quand l'éditeur affiche des dollars.

01

Postmark : le transactionnel sans bac à sable ni quota à négocier

Le plus fiable pour les emails d'application

Pourquoi partir sur Postmark. Chez SES, tu commences dans un bac à sable, tu demandes l'accès à la production et tu attends une réponse. Postmark ne fait que de l'email transactionnel (confirmations, mots de passe, factures) et n'impose pas de quota d'envoi à négocier : tu envoies ce dont tu as besoin. C'est aussi le seul éditeur de cette liste qui publie un guide de migration écrit spécialement pour les clients d'Amazon SES, avec la correspondance des champs de l'API.

Pour qui. Une application SaaS, une place de marché ou une boutique qui envoie des emails déclenchés par une action de l'utilisateur, et qui veut que le lien de réinitialisation arrive vite et en boîte de réception.

Pour qui ce n'est pas fait. Les newsletters en gros volume : Postmark sépare les flux et reste pensé pour le transactionnel. Ni une équipe qui cherche le prix le plus bas au millier d'emails, où SES reste devant.

Sa limite. Le plan gratuit s'arrête à 100 emails par mois, sans dépassement possible : c'est un bac à sable de développement, pas un plan de production. L'envoi MIME brut (l'équivalent de SendRawEmail) n'est pas pris en charge par l'API, et le port SMTP 2587 n'existe pas chez lui.

Comment migrer depuis SES. Les limites de taille sont les mêmes que chez SES (10 Mo par message, 50 destinataires), donc rien à réécrire de ce côté. Dans le code, Source devient From et TemplateData devient TemplateModel. Le jeton POSTMARK_API_TEST te laisse valider tes appels sans rien envoyer. Les notifications SNS sont remplacées par des webhooks, c'est-à-dire des messages JSON que Postmark poste vers une adresse de ton serveur, un webhook par type d'événement.

Son prix. Gratuit jusqu'à 100 emails par mois. Le plan Basic démarre à 15 $ par mois pour 10 000 emails. L'historique des messages est gardé 45 jours, réglable de 7 à 365 jours en option.

Gratuit
100 emails par mois
Payant
dès 15 $/mois (10 000 emails)
Idéal pour
emails d'application
Limite
pas d'envoi MIME brut par l'API
Voir les prix de Postmark →
02

Resend : le plus simple à brancher pour une équipe de développeurs

Le plus rapide à intégrer

Pourquoi partir sur Resend. SES demande de monter toi-même les droits IAM, les notifications SNS et la vérification de domaine. Resend part de l'inverse : une clé, une API courte, des modèles écrits en React si ton équipe en fait déjà. Le passage se fait en une après-midi pour une application qui n'envoie que quelques types d'emails.

Pour qui. Une équipe produit qui code en JavaScript ou en TypeScript, une jeune application qui veut un envoi propre sans devenir experte de la délivrabilité.

Pour qui ce n'est pas fait. Un projet qui doit garder toutes ses données en Europe : l'envoi peut partir d'Irlande, mais les données du compte restent aux États-Unis.

Sa limite. Le gratuit annonce 3 000 emails par mois mais les plafonne à 100 par jour, avec 30 jours de données. Au-delà du volume de ton plan Pro, chaque millier d'emails coûte 0,90 $, soit neuf fois le tarif de SES. L'IP dédiée n'existe que sur le plan Scale et pour plus de 3 000 emails par jour.

Comment migrer depuis SES. Crée le domaine dans la région eu-west-1 (Irlande) si tes destinataires sont européens, ajoute les enregistrements DKIM, puis remplace l'appel SES par l'appel Resend dans ton service d'envoi. Garde SES branché en secours tant que les premiers jours ne sont pas propres.

Son prix. Pro à 20 $ par mois pour 50 000 emails, 35 $ pour 100 000. Scale de 90 $ (100 000 emails) à 1 150 $ (2,5 millions). IP dédiée à 30 $ par mois sur Scale.

Gratuit
3 000 emails/mois, 100/jour
Payant
Pro dès 20 $/mois (50 000)
Idéal pour
équipes de développeurs
Limite
données du compte aux États-Unis
Voir les prix de Resend →
03

Brevo : transactionnel et newsletters au même endroit, en français

Le choix tout-en-un

Pourquoi partir sur Brevo. SES est une passerelle brute : pas d'éditeur d'email, pas de gestion de listes, pas d'interface pour une campagne. Brevo réunit l'email transactionnel (API et SMTP) et l'emailing marketing dans un seul compte, avec une interface et un support en français. Si tu envoyais tes newsletters via SES et un outil maison, tu récupères tout en un.

Pour qui. Une PME ou un e-commerce qui envoie à la fois des confirmations de commande et une newsletter, et qui veut une seule facture et un seul tableau de bord.

Pour qui ce n'est pas fait. Une application à fort volume transactionnel pur : le quota est partagé entre marketing et transactionnel, et un gros envoi de campagne peut manger celui de tes emails critiques.

Sa limite. Le plan gratuit plafonne à 300 emails par jour, et les emails non envoyés ne se reportent pas au lendemain. Le quota d'envoi est commun aux deux usages : surveille-le dès que tes campagnes grossissent.

Comment migrer depuis SES. Ajoute le domaine dans Brevo, publie ses enregistrements DKIM, puis remplace l'hôte SMTP de SES par celui de Brevo si ton application passe par SMTP : c'est souvent le seul changement. Réimporte ta liste de suppression SES en liste de blocage avant le premier envoi.

Son prix. Gratuit jusqu'à 300 emails par jour. Les plans payants démarrent à 7 € par mois. Notre avis sur Brevo détaille les paliers.

Gratuit
300 emails par jour
Payant
dès 7 €/mois
Idéal pour
transactionnel et newsletter
Limite
quota partagé entre les deux
Essayer Brevo gratuitement →
04

Scaleway TEM : l'option française qui reste dans la logique du cloud

Le plus proche de SES, en France

Pourquoi partir sur Scaleway TEM. Si tu aimes le modèle de SES (une API, un prix au millier, rien d'autre) mais que tu veux un hébergeur français, Transactional Email (TEM) de Scaleway est ce qui s'en rapproche le plus. Tu restes chez un fournisseur cloud, avec une facture en euros et une console que ton équipe technique comprend tout de suite.

Pour qui. Une équipe qui héberge déjà chez Scaleway, ou qui quitte AWS en entier et veut regrouper calcul, stockage et email chez un même acteur français. Notre page quitter AWS couvre le reste de ce déménagement.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe marketing qui cherche un éditeur de campagnes : comme SES, TEM est un service d'envoi pour développeurs.

Sa limite. Les quotas des nouveaux comptes sont validés par le support, un peu comme la sortie du bac à sable de SES : prévois ce délai dans ton planning. Scaleway déconseille l'IP dédiée sous 10 000 emails par mois.

Comment migrer depuis SES. Vérifie ton domaine, publie SPF et DKIM, puis bascule l'envoi par l'API ou par SMTP. Demande l'ouverture de tes quotas avant la date du basculement, pas le jour même.

Son prix. 300 emails par mois offerts, puis 0,25 € les 1 000. Le plan Scale coûte 80 € par mois avec 100 000 emails inclus, 0,20 € les 1 000 au-delà, une IP dédiée gérée et un engagement de disponibilité de 99,9 %.

Gratuit
300 emails par mois
Payant
0,25 € les 1 000
Idéal pour
équipes cloud françaises
Limite
quotas validés par le support
Voir l'offre Scaleway TEM →
05

SMTP2GO : un relais SMTP simple, avec une IP dédiée incluse à 100 000 emails

Le plus simple en SMTP

Pourquoi partir sur SMTP2GO. Beaucoup d'applications parlent à SES par SMTP, pas par l'API. SMTP2GO est fait pour ce cas : tu changes l'hôte, l'identifiant et le mot de passe, et l'envoi repart. L'interface montre les rebonds et les plaintes sans passer par SNS ni par une file de messages.

Pour qui. Un site WordPress, un logiciel métier ou un outil interne qui envoie par SMTP, et une petite équipe qui ne veut rien coder.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe qui veut savoir où sont les serveurs : la page de prix ne le dit pas. Ni un budget en euros, la facture est en dollars.

Sa limite. Le gratuit monte à 1 000 emails par mois sans carte bancaire, ce qui suffit pour vérifier la bascule mais pas pour la production d'une application active.

Comment migrer depuis SES. Remplace les paramètres SMTP de SES par ceux de SMTP2GO, vérifie ton domaine, puis envoie quelques emails à des adresses Gmail et Outlook à toi avant de basculer le reste.

Son prix. Starter à 10 $ par mois pour 10 000 emails, puis 1 $ les 1 000 en plus. Professional à 75 $ par mois pour 100 000 emails, IP dédiée incluse. Notre avis sur SMTP2GO détaille le reste.

Gratuit
1 000 emails par mois
Payant
dès 10 $/mois (10 000)
Idéal pour
applications en SMTP
Limite
lieu des serveurs non affiché
Essayer SMTP2GO gratuitement →
06

Mailjet : un gratuit généreux et un éditeur de campagnes

Le gratuit le plus large

Pourquoi partir sur Mailjet. Mailjet, né en France, combine une API d'envoi, un relais SMTP et un éditeur de campagnes. Son plan gratuit est le plus large de cette liste en volume mensuel, ce qui le rend utile pour une petite application qui sortait à peine du bac à sable SES.

Pour qui. Une petite équipe qui veut envoyer ses emails d'application et quelques campagnes sans payer tout de suite.

Pour qui ce n'est pas fait. Un projet qui veut une IP dédiée tôt : elle n'est proposée, sur demande, qu'à partir du plan de 100 000 emails.

Sa limite. Le gratuit offre 6 000 emails par mois mais pas plus de 200 par jour. Les crédits d'envoi non utilisés ne se reportent pas au mois suivant.

Comment migrer depuis SES. Vérifie le domaine, publie DKIM et SPF, puis bascule l'API ou le SMTP. Importe tes adresses en rebond et en plainte avant le premier envoi.

Son prix. Essential à 19 $ par mois, Premium à 29 $ par mois pour 15 000 emails, 10 % de moins à l'année.

Gratuit
6 000 emails/mois, 200/jour
Payant
Essential dès 19 $/mois
Idéal pour
petite équipe, API et campagnes
Limite
IP dédiée dès 100 000 emails
Voir les prix de Mailjet →
07

Sweego : le jeune éditeur lillois, prix en euros

L'alternative française récente

Pourquoi partir sur Sweego. Sweego est un service d'envoi transactionnel créé à Lille, avec des plans en euros et une IP dédiée incluse sur son plan le plus haut. Pour une équipe qui veut un interlocuteur français et une facture lisible, c'est une piste à regarder.

Pour qui. Une startup ou une PME qui envoie quelques milliers d'emails par mois et veut un fournisseur proche.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe qui a besoin d'historique : le gratuit ne garde que 7 jours de journaux. Et la page de prix ne dit pas où sont hébergées les données : pose la question avant de signer si c'est ta raison de quitter SES.

Sa limite. Le gratuit plafonne à 100 emails par jour. L'IP dédiée coûte 30 € par mois en plus sur le plan Startup.

Comment migrer depuis SES. Comme pour les autres : domaine, DKIM, SPF fusionné, puis bascule par l'API ou le SMTP, et réimport des suppressions.

Son prix. Individual à 10 € par mois, Startup à 79 €, Scaleup à 270 € avec IP dédiée incluse, 20 % de moins à l'année.

Gratuit
100 emails par jour
Payant
dès 10 €/mois
Idéal pour
PME qui veut un éditeur français
Limite
7 jours de journaux en gratuit
Voir les prix de Sweego →
08

SendGrid : la plateforme connue, mais un gratuit limité dans le temps

Le plus répandu

Pourquoi partir sur SendGrid. SendGrid (Twilio) couvre l'API, le SMTP et les campagnes, avec beaucoup d'intégrations prêtes. Si tes outils proposent déjà un connecteur SendGrid et pas SES, le passage se fait souvent sans une ligne de code.

Pour qui. Une équipe qui veut une plateforme connue, avec des modèles et des statistiques dans une interface.

Pour qui ce n'est pas fait. Un petit projet qui compte sur un gratuit permanent : celui de SendGrid dure 60 jours.

Sa limite. Le gratuit s'arrête après 60 jours à 100 emails par jour, puis l'envoi est coupé. Un utilisateur raconte avoir quitté SES puis SendGrid pour des soucis de fiabilité, ce qui rappelle qu'aucun fournisseur n'est à l'abri.

Comment migrer depuis SES. Vérifie le domaine (authentification par CNAME), crée une clé d'API, remplace l'appel SES, puis convertis tes notifications SNS en webhook d'événements.

Son prix. Essentials à 19,95 $ par mois. Notre avis sur SendGrid et notre duel Postmark contre SendGrid donnent le détail.

Gratuit
60 jours, 100 emails/jour
Payant
Essentials 19,95 $/mois
Idéal pour
équipes qui veulent une interface
Limite
gratuit coupé après 60 jours
Voir SendGrid →
09

Mailgun : l'API pour développeurs, un cran au-dessus en prix

L'API de référence

Pourquoi partir sur Mailgun. Mailgun est une API d'envoi pensée pour les développeurs, avec des journaux détaillés et la validation d'adresses. C'est une sortie logique quand ton équipe veut rester sur une API pure, comme SES, mais avec un support et des outils de diagnostic plus visibles.

Pour qui. Une équipe technique qui envoie des dizaines de milliers d'emails par mois et veut des journaux faciles à fouiller.

Pour qui ce n'est pas fait. Un budget serré : à volume égal, Mailgun coûte plusieurs fois le prix de SES. Notre page quitter Mailgun fait d'ailleurs le chemin inverse, et classe SES comme l'option la moins chère.

Sa limite. Le gratuit plafonne à 100 emails par jour. L'IP dédiée coûte 59 $ par mois, plus du double de celle de SES.

Comment migrer depuis SES. Domaine, DKIM, SPF fusionné, puis remplacement de l'appel SES par l'appel Mailgun ; les webhooks remplacent SNS.

Son prix. Basic à 15 $ par mois, Foundation à 35 $ pour 50 000 emails, Scale à 90 $. IP dédiée à 59 $ par mois.

Gratuit
100 emails par jour
Payant
Basic dès 15 $/mois
Idéal pour
équipes techniques
Limite
plus cher que SES à volume égal
Voir les prix de Mailgun →
Le comparatif

SES et ses 9 alternatives côte à côte

Pour te donner un ordre de grandeur, prends 100 000 emails par mois. Chez SES, l'envoi coûte 10 $, et 1 million d'emails coûte 100 $, auxquels s'ajoutent 0,12 $ par Go de pièces jointes et 24,95 $ si tu prends une IP dédiée. Au même volume de 100 000 emails, Resend Pro coûte 35 $, Scaleway TEM environ 25 € à l'usage (ou 80 € avec IP dédiée et engagement de disponibilité), SMTP2GO Professional 75 $ avec IP dédiée. SES gagne sur le prix brut ; les autres font payer le confort, le support et l'absence de bac à sable. Si tu envoies des millions d'emails depuis une équipe déjà à l'aise avec AWS, rester reste un choix défendable.

Plan gratuitPremier payant et repère de prix
Amazon SESLe point de départPlus de quota gratuit : crédits AWS jusqu'à 200 $0,10 $ les 1 000 emails ; IP dédiée 24,95 $/mois
PostmarkEmails d'application100 emails par moisBasic 15 $/mois pour 10 000 emails
ResendDéveloppeurs3 000 emails par mois, 100 par jourPro 20 $ (50 000), 35 $ (100 000) ; 0,90 $ les 1 000 en plus
BrevoTout-en-un, français300 emails par jourDès 7 €/mois ; quota partagé avec le marketing
Scaleway TEMCloud français300 emails par mois0,25 € les 1 000 ; Scale 80 €/mois (100 000 inclus)
SMTP2GORelais SMTP1 000 emails par moisStarter 10 $ (10 000) ; Professional 75 $ (100 000, IP incluse)
MailjetGratuit large6 000 emails par mois, 200 par jourEssential 19 $ ; Premium 29 $ (15 000)
SweegoÉditeur lillois100 emails par jour, 7 jours de journauxIndividual 10 € ; Startup 79 € ; Scaleup 270 € (IP incluse)
SendGridPlateforme connue60 jours, 100 emails par jourEssentials 19,95 $/mois
MailgunAPI pour développeurs100 emails par jourBasic 15 $ ; Foundation 35 $ (50 000) ; IP 59 $/mois

Prix d'entrée hors taxes, affichés par les éditeurs en 2026 et susceptibles de changer. Compare toujours sur ton volume réel.

Plan de migration

Migrer depuis Amazon SES en huit étapes

L'ordre compte. Chaque étape protège quelque chose : tes destinataires, ta réputation d'expéditeur, les emails critiques de ton application.

01

Faire l'inventaire de ce qui passe par SES, région par région

Jour 1

Liste chaque application, chaque service et chaque outil qui envoie par SES, et note pour chacun la région AWS utilisée, s'il passe par l'API ou par SMTP, et les identités (domaines, adresses) vérifiées. Ajoute les jeux de configuration, les sujets SNS et les règles EventBridge qui reçoivent les rebonds et les plaintes.

La région compte : chez SES, le statut de production, la liste de suppression et les identités sont propres à chaque région. Un compte qui envoie depuis deux régions a deux inventaires.

Durée
une demi-journée
Risque si bâclé
un envoi oublié qui part encore par SES
02

Exporter la liste de suppression avant toute chose

Le plus important

La liste de suppression de ton compte contient les adresses en rebond dur et celles qui se sont plaintes. Si tu ne l'emportes pas, ton nouveau fournisseur les réessaie et ta réputation chute dès la première semaine. AWS prévient d'ailleurs qu'il ne peut pas te donner la liste complète des adresses en cause si tu ne les as pas suivies toi-même.

La commande est aws sesv2 list-suppressed-destinations, à lancer dans chaque région, en suivant le jeton NextToken jusqu'à la dernière page. Garde la raison (BOUNCE ou COMPLAINT) dans ton fichier, puis importe-le en liste de blocage chez la destination.

Commande
aws sesv2 list-suppressed-destinations
Piège
une liste par région, paginée
03

Préparer les DNS sans casser l'envoi actuel

Jour 2

Ajoute les enregistrements DKIM du nouveau fournisseur à côté de ceux de SES : les deux signatures peuvent coexister. Pour SPF, un domaine n'a droit qu'à un seul enregistrement : fusionne les deux fournisseurs dans la même ligne au lieu d'en créer une deuxième.

Passe DMARC en p=none pendant la bascule pour voir les échecs sans faire rejeter tes emails. Chez SES, SPF n'est aligné que si tu utilisais un domaine MAIL FROM personnalisé : vérifie l'équivalent chez la destination pour garder l'alignement.

SPF
un seul enregistrement fusionné
DMARC
p=none pendant la bascule
04

Adapter le code ou les paramètres SMTP

Jour 2 à 3

Si ton application passe par SMTP, changer l'hôte, le port et les identifiants suffit souvent. Vérifie le port : 2587 existe chez SES mais pas partout.

Si elle passe par l'API, isole l'envoi dans une seule fonction avant de changer de fournisseur : la bascule se fait alors en un endroit. Repère les appels qui envoient du MIME brut (SendRawEmail) : certaines destinations, comme Postmark, ne les acceptent pas et demandent des champs séparés.

Le plus simple
SMTP : hôte et identifiants
À repérer
les envois MIME brut
05

Remplacer SNS par les webhooks de la destination

Jour 3

Chez SES, les rebonds, plaintes, livraisons, ouvertures et clics passent par SNS, EventBridge ou Firehose. Chez la destination, ils arrivent en général par webhook : une requête JSON vers une adresse de ton serveur. Fais la correspondance type par type (livraison, rebond, plainte, ouverture, clic), et l'identifiant du message, qui change de nom.

Vérifie le traitement des rebonds et des plaintes avant le premier vrai envoi : c'est lui qui alimente ta liste de suppression chez le nouveau fournisseur.

Avant
SNS, EventBridge, Firehose
Après
webhook JSON par type
06

Monter le volume sur une IP partagée d'abord

Semaine 1 à 2

Commence sur les IP partagées du nouveau fournisseur, et envoie d'abord tes emails les plus attendus (mots de passe, confirmations). Une IP dédiée n'a de sens qu'avec un volume régulier : AWS réchauffe les siennes sur 45 jours et demande ensuite environ 1 000 emails par jour et par fournisseur de messagerie pour les garder chaudes, Scaleway la déconseille sous 10 000 emails par mois.

Durée
une à deux semaines
IP dédiée
seulement en volume régulier
07

Vérifier les exigences de Gmail et Yahoo

Au-delà de 5 000 emails par jour vers Gmail, il faut SPF, DKIM, DMARC et une désinscription en un clic sur les emails marketing. Chez SES, les abonnements gérés ajoutaient les en-têtes de désinscription : vérifie que la destination le fait aussi, ou ajoute-les toi-même.

Seuil
5 000 emails par jour vers Gmail
À garder
désinscription en un clic
08

Garder SES en secours, puis nettoyer

Ne coupe pas SES le jour de la bascule. Garde-le configuré comme fournisseur de secours quelques semaines : une équipe qui a vu son compte suspendu raconte avoir continué d'envoyer sans interruption grâce à un second fournisseur déjà branché. Quand tout est stable, retire les trois CNAME Easy DKIM et le domaine MAIL FROM de SES, puis repasse DMARC en quarantine ou reject.

Secours
quelques semaines
À retirer
CNAME Easy DKIM, MAIL FROM

Ton outil n'est pas sur cette page ? Écris-nous : hello@hackceleration.com

Les pièges de migration

Ce qui fait rater une sortie d'Amazon SES

Les mêmes erreurs reviennent d'une équipe à l'autre. Aucune n'est compliquée à éviter, mais chacune se paie en délivrabilité pendant des semaines.

Partir sans la liste de suppression

Les adresses en rebond et en plainte que SES bloquait repartent chez le nouveau fournisseur, qui les envoie. Ton taux de rebond y démarre haut, sur une réputation encore neuve. Exporte la liste dans chaque région avant de toucher au code.

Créer un deuxième enregistrement SPF

Deux lignes SPF sur un même domaine font échouer la vérification. Fusionne les fournisseurs dans une seule ligne, et retire SES de cette ligne seulement à la fin.

Prendre une IP dédiée trop tôt

Une IP dédiée froide avec un petit volume fait moins bien qu'une IP partagée bien tenue. Prends-la seulement avec un volume régulier, et compte plusieurs semaines de réchauffage.

Oublier le traitement des rebonds

Tes sujets SNS ne servent plus à rien chez la destination. Si le nouveau webhook n'est pas branché, plus personne ne retire les adresses mortes et les plaintes, et tu reproduis la situation qui t'a fait partir.

Comparer un prix au millier à un forfait

SES facture à l'email, Postmark, Resend et Mailjet par forfait mensuel, Brevo partage son quota entre transactionnel et marketing. Compare sur ton volume réel, IP dédiée et support compris. Notre page services d'email transactionnel pour développeurs aide à trancher.

Croire que partir règle la question des données

SES a des régions en Europe, dont Paris. À l'inverse, Resend envoie depuis l'Irlande mais garde les données du compte aux États-Unis, et la page de prix de Sweego ne dit pas où sont ses serveurs. Pose la question à la destination, par écrit, avant de signer.

FAQ · 10 questions

Questions fréquentes sur l'alternative à Amazon SES

  • Quelle est la meilleure alternative à Amazon SES ?

    Postmark pour des emails d'application qui doivent arriver vite, Resend pour une équipe de développeurs qui veut brancher l'envoi en une après-midi, Brevo si tu envoies aussi des newsletters. Pour rester chez un acteur français dans la logique du cloud, regarde Scaleway TEM. Notre classement des services d'email transactionnel compare les autres.

  • Amazon SES est-il encore gratuit ?

    Non, plus de façon permanente. L'ancien quota gratuit mensuel a disparu : un nouveau compte AWS reçoit jusqu'à 200 $ de crédits, un plan gratuit de 6 mois, et des crédits à utiliser sous 12 mois. Après, chaque envoi est facturé 0,10 $ les 1 000 emails. Méfie-toi des comparatifs qui affichent encore un quota gratuit chiffré : il est périmé.

  • Quelle est l'alternative la moins chère à Amazon SES ?

    Aucune ne bat SES au millier d'emails : 0,10 $ les 1 000, quand Scaleway TEM demande 0,25 € et le dépassement de Resend 0,90 $. Les alternatives deviennent moins chères quand tu comptes le reste : une IP dédiée incluse (SMTP2GO Professional, Sweego Scaleup), un support joignable, et le temps que ton équipe ne passe plus à monter SNS et IAM.

  • Combien de temps faut-il pour sortir du bac à sable SES ?

    AWS annonce une première réponse sous 96 heures. Pendant ce temps, tu n'envoies qu'à des adresses vérifiées, 200 emails par 24 heures et un par seconde. Le statut est propre à chaque région : sortir du bac à sable à Paris ne vaut pas pour l'Irlande. Écris ta demande en anglais ou en japonais, les deux seules langues de contact proposées.

  • Que faire si ma demande d'accès à la production SES est refusée ?

    Le support ne peut ni t'expliquer précisément le refus ni le lever. Tu peux refaire une demande plus détaillée (type d'emails, origine des adresses, traitement des rebonds et des plaintes), mais si ton lancement est proche, ouvre un compte chez une alternative en parallèle : Postmark, Resend ou SMTP2GO ne demandent pas cette étape.

  • Mon compte SES est en pause : comment l'éviter ou en sortir ?

    SES met un compte sous surveillance à 5 % de rebonds ou 0,1 % de plaintes, et peut mettre l'envoi en pause à 10 % de rebonds ou 0,5 % de plaintes, parfois sans surveillance préalable. Aucun événement EventBridge ne signale la pause : interroge EnforcementStatus dans un script de surveillance. Pour en sortir, il faut montrer à AWS ce qui a été corrigé. Pendant ce temps, un fournisseur de secours déjà branché évite l'arrêt complet.

  • Existe-t-il une alternative à Amazon SES française ou hébergée en Europe ?

    Oui : Scaleway TEM (hébergeur français), Brevo et Mailjet (nés en France), Sweego (éditeur lillois, hébergement à demander). Avant de partir pour cette seule raison, sache que SES propose des régions européennes, dont Paris, et existe dans l'AWS European Sovereign Cloud, avec moins de fonctions : pas de points de terminaison globaux, et SMTP seulement via Mail Manager.

  • Faut-il une IP dédiée en quittant SES ?

    Rarement au départ. Une IP dédiée n'est utile qu'avec un volume régulier et élevé ; sinon, une IP partagée bien tenue fait mieux. Chez SES elle coûte 24,95 $ par mois, chez Mailgun 59 $, chez Resend 30 $ sur le plan Scale ; SMTP2GO l'inclut à partir de 75 $ par mois.

  • Amazon SES convient-il aux newsletters ?

    Pour envoyer, oui ; pour les concevoir, non. SES n'a ni éditeur ni gestion de listes : il faut un outil tiers, auto-hébergé ou en ligne, par-dessus. Si c'est ce qui te pousse à partir, Brevo ou Mailjet réunissent les deux. Pour les outils de newsletter purs, vois notre comparatif des outils d'emailing.

  • Comment migrer le DNS, les webhooks et la liste de suppression depuis SES ?

    Dans cet ordre : d'abord la liste de suppression, exportée région par région avec aws sesv2 list-suppressed-destinations puis importée en liste de blocage. Ensuite le DNS : DKIM du nouveau fournisseur à côté de celui de SES, un seul enregistrement SPF fusionné, DMARC en p=none pendant la bascule. Enfin les webhooks : chaque type d'événement SNS (livraison, rebond, plainte, ouverture, clic) trouve son équivalent en JSON chez la destination. Retire les trois CNAME Easy DKIM et le MAIL FROM de SES seulement à la fin.

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