Alternative à Databricks : où partir et comment migrer sans tout réécrire

Huit destinations détaillées, une par raison de partir, et un plan de migration en huit étapes.

La réponse courte : Snowflake si ton usage est surtout du SQL et de la BI, BigQuery si tu es sur Google Cloud et veux zéro cluster, Microsoft Fabric si ton entreprise vit dans Power BI et Azure, Amazon EMR si tu veux garder ton code Spark à moindre coût sur AWS, Starburst ou Dremio si tu veux laisser tes fichiers là où ils sont et changer seulement de moteur, ClickHouse Cloud pour des tableaux de bord clients rapides, MotherDuck si tes données tiennent en quelques centaines de gigaoctets. Une bonne nouvelle avant de choisir : tes tables Delta restent des fichiers Parquet dans ton propre stockage. BigQuery, Snowflake, Fabric, Starburst et DuckDB savent les lire. Le vrai travail est ailleurs : le code propre à Databricks et les droits d'accès. Nous avons comparé les huit destinations de ce guide et vérifié leurs prix sur les pages des éditeurs en 2026.

Romain CochardCEO de Hack'celeration
Mis à jour 20268destinations détaillées8étapes de migration2026prix vérifiés

Le classement est éditorial : une place sponsorisée est toujours signalée sur sa fiche, et aucun lien affilié ne change une note.

Les vraies raisons

Pourquoi on quitte Databricks, et pourquoi ça coince

Databricks reste la référence pour le machine learning et le gros traitement Spark. Les équipes qui partent ne le font pas parce que l'outil est mauvais. Elles partent parce qu'elles paient une plateforme taillée pour des téraoctets alors que leur besoin est ailleurs. Voici les six raisons qui reviennent, et chacune mène à une destination différente.

Deux factures au lieu d'une

Databricks facture des DBU (Databricks Units, une unité de calcul à l'heure), et ton cloud facture les machines à côté, sauf en serverless. Sur Azure Databricks Premium, une DBU coûte 0,30 $ en Jobs et 0,55 $ en All-Purpose, en France Centre comme aux États-Unis. Un cluster interactif oublié tourne donc deux fois : chez Databricks et chez Microsoft. Sur Reddit, une équipe raconte une facture deux fois plus haute que son estimation, alors que l'estimation comptait déjà 50 % de marge.

Le SQL serverless coûte cher pour des tableaux de bord

En SQL Serverless, la DBU coûte 0,91 $ en France Centre sur Azure Databricks Premium, contre 0,22 $ en SQL Classic, machines comprises en serverless. Pour des tableaux de bord ouverts toute la journée, ou affichés à tes clients, la note grimpe vite. Une équipe qui tenait un budget de 1 000 $ par mois a fini par lire ses tables Delta avec delta-rs et DuckDB pour ses tableaux de bord en temps réel.

Tes volumes sont trop petits pour Spark

Spark sert à répartir un calcul sur plusieurs machines. À 100 ou 200 Go de données et 1 Go par jour, un seul nœud suffit souvent. Dans un fil de r/dataengineering sur une base de 200 Go, la réponse la plus votée résume : à cette taille, tu paies du calcul distribué que tu n'utilises pas. C'est le cas typique où une base SQL ou DuckDB coûte une fraction du prix.

Tester son code en local est pénible

Une équipe décrit une boucle de 10 à 20 minutes pour tester un changement, parce qu'il faut déployer sur Databricks. Les réponses rappellent que Databricks Asset Bundles et pytest règlent une partie du souci. Mais si ton équipe veut des tests unitaires en local et plus de notebooks, un moteur SQL plus simple avec dbt est souvent plus confortable.

Ton entreprise a choisi un autre cloud ou Power BI

Beaucoup de départs ne sont pas techniques. Une direction standardise sur Microsoft 365 et Power BI, et Fabric devient le choix par défaut. Une autre migre vers Google Cloud, et BigQuery suit. Dans ce cas, la question n'est pas « quel outil est le meilleur » mais « comment migrer sans perdre six mois ».

La Free Edition ne remplace pas une petite offre payante

Databricks a remplacé la Community Edition, retirée en 2025, par une Free Edition. Elle est gratuite, mais réservée à l'usage non commercial : un seul SQL warehouse en 2X-Small, 5 tâches de job simultanées, pas de R ni de Scala, et aucun SLA. Une petite entreprise qui espérait rester gratuite pour un usage réel doit donc payer, ou partir vers un outil qui a un vrai palier gratuit commercial (BigQuery, MotherDuck, Starburst).

Les 8 alternatives

Les alternatives à Databricks, outil par outil

Chaque fiche dit pourquoi partir sur cet outil, pour qui il est fait, pour qui il ne l'est pas, sa limite, comment migrer depuis Databricks et son prix. Les prix sont ceux des pages officielles en 2026, en dollars hors taxes et en région européenne quand l'éditeur la publie : aucun de ces éditeurs n'affiche d'euros.

01

Snowflake : quand ton travail est surtout du SQL

SQL et BI

Pourquoi partir sur Snowflake. C'est l'entrepôt SQL géré le plus proche de ce que fait Databricks SQL, sans cluster ni machine à gérer. Tu crées un entrepôt virtuel, tu le dimensionnes, il s'arrête tout seul quand personne ne s'en sert. Snowflake documente même la migration depuis Databricks.

Pour qui. Les équipes data de PME et d'ETI dont le travail quotidien est du SQL, des modèles dbt et des tableaux de bord, avec quelques scripts Python.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe qui entraîne des modèles lourds sur GPU chaque nuit, ou qui écrit surtout du Scala : elle perdra plus qu'elle ne gagnera.

Sa limite. Le crédit est cher en Europe : 2,60 $ en Standard, 3,90 $ en Enterprise et 5,20 $ en Business Critical à Paris, Francfort ou Dublin, contre 2,00 $, 3,00 $ et 4,00 $ en AWS US East. Un entrepôt X-Small consomme 1 crédit par heure. Le stockage coûte 24 $ par To et par mois à Paris. Un entrepôt mal réglé, qui ne se met jamais en pause, coûte autant qu'un cluster Databricks oublié.

Comment migrer. Pour le code SQL, SnowConvert AI convertit le code SQL de tes tables et de tes vues écrit en Spark SQL ou en Databricks SQL. Pour le PySpark, Snowpark Connect fait tourner ton code Spark sur le moteur de Snowflake sans cluster Spark, ce qui évite de tout réécrire d'un coup. Pour les données, Snowflake sait créer une table Iceberg à partir de fichiers Delta en stockage objet : tu peux lire tes tables en place pendant la transition, puis les copier en tables natives. Attention aux différences de dialecte : Netlify a dû remplacer if() par iff() et collect_list() par array_agg(), et la division par zéro renvoie une erreur chez Snowflake là où Databricks renvoie NULL.

Crédit
2,60 $ (Standard, Paris)
Stockage
24 $ par To et par mois
Facturation
à la seconde, entrepôt en pause gratuit
Limite
crédit plus cher en Europe
Voir les prix de Snowflake →
02

BigQuery : quand tu ne veux plus jamais dimensionner un cluster

Zéro serveur

Pourquoi partir sur BigQuery. Il n'y a rien à allumer ni à éteindre. Tu écris une requête, Google la fait tourner, tu paies les octets lus. Pour une équipe fatiguée de régler la taille des clusters et les délais d'arrêt automatique, c'est le changement le plus net.

Pour qui. Les entreprises déjà sur Google Cloud, celles qui reçoivent leurs données Google Analytics 4 ou Google Ads, et les équipes qui interrogent leurs données par à-coups plutôt qu'en continu.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe dont toutes les données vivent sur AWS ou Azure : sortir des téraoctets d'un autre cloud coûte cher, et tu ajoutes un fournisseur.

Sa limite. En mode à la demande, chaque requête coûte 6,25 $ par Tio lu, après 1 Tio gratuit par mois. Un SELECT * sur une grosse table non partitionnée se paie cash. Au-delà d'un certain volume, il faut passer à la capacité réservée (0,06 $ le slot-heure en Enterprise aux États-Unis) et apprendre à la dimensionner. Le stockage actif coûte environ 0,023 $ par Gio et par mois, avec 10 Gio gratuits.

Comment migrer. Si tes tables Delta sont sur Google Cloud Storage, BigQuery les lit directement en tables externes BigLake (CREATE EXTERNAL TABLE), y compris avec les deletion vectors, et suit seul les changements de schéma. Tu peux donc brancher tes tableaux de bord sur BigQuery avant d'avoir déplacé un seul fichier, puis convertir les tables les plus lues en tables natives.

Gratuit
1 Tio de requêtes et 10 Gio par mois
Payant
6,25 $ par Tio lu
Capacité
0,06 $ le slot-heure (Enterprise, US)
Limite
coût d'une requête mal écrite
Voir les prix de BigQuery →
03

Microsoft Fabric : quand ton entreprise vit dans Power BI

Écosystème Microsoft

Pourquoi partir sur Fabric. Fabric réunit sous une seule capacité le lakehouse, l'entrepôt, Spark, les pipelines et Power BI. Les tables sont au format Delta dans OneLake, le même format que Databricks : tes fichiers changent d'adresse, pas de nature. Pour une entreprise standardisée sur Microsoft, c'est un seul contrat et une seule console.

Pour qui. Les directions financières et les équipes BI qui utilisent déjà Power BI et Azure, et qui veulent rapprocher la donnée des rapports. Si c'est Power BI lui-même qui te pèse, lis plutôt notre guide pour quitter Power BI.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe qui a des pics de calcul imprévisibles et ne peut pas attendre : Fabric répond à la surcharge en ralentissant, pas en facturant plus.

Sa limite. Tu paies une capacité allumée, pas une requête. Une F2 en France Centre coûte environ 0,20 $ par CU-heure, soit environ 292 $ par mois si elle tourne 730 heures (notre calcul) ; la réservation sur 1 ou 3 ans fait économiser environ 41 %. Quand la capacité est saturée, Microsoft applique un étranglement par paliers : au-delà de 10 minutes de capacité future consommée, 20 secondes de délai sur les requêtes interactives ; au-delà d'une heure, elles sont refusées ; au-delà de 24 heures, tout est refusé. Le dépassement payant existe, mais coûte trois fois le tarif normal. Et sous la F64, chaque personne qui publie ou lit un rapport a besoin d'une licence Power BI Pro.

Comment migrer. Si tu es sur Azure Databricks, Fabric sait refléter ton catalogue Unity Catalog : seule la structure est copiée, les données restent lues par des raccourcis. Les tables, vues matérialisées et streaming tables sont reflétées ; les vues et les metric views, elles, n'apparaissent pas, pas plus que les tables externes hors format Delta. Pour le reste, crée des raccourcis OneLake vers ton ADLS Gen2 ou ton S3 : un dossier Delta posé dans Tables est reconnu comme une table. Les noms de table avec des espaces ne passent pas.

Capacité
F2 environ 292 $ par mois (France Centre, notre calcul)
Réservation
environ 41 % d'économie
Stockage
OneLake 0,024 $ par Go et par mois
Limite
étranglement quand la capacité sature
Voir les prix de Fabric →
04

Amazon EMR : quand tu veux garder Spark, sans les DBU

Spark sur AWS

Pourquoi partir sur EMR. Ton code PySpark tourne tel quel, ou presque, puisque EMR exécute Apache Spark. Tu supprimes la couche DBU : avec EMR Serverless, tu paies le vCPU et la mémoire consommés, à la seconde, avec une minute minimum. Avec EMR sur EC2, tu paies le supplément EMR plus la machine, et les instances Spot peuvent faire économiser jusqu'à 90 % par rapport au prix à la demande.

Pour qui. Les équipes data engineering sur AWS dont les pipelines Spark sont lourds et réguliers, et qui ont quelqu'un pour gérer l'orchestration (Airflow, Step Functions).

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe d'analystes qui veut une interface de notebooks, un catalogue et des tableaux de bord prêts à l'emploi : EMR est un moteur, pas une plateforme.

Sa limite. Tout ce que Databricks fournissait autour de Spark est à recomposer : catalogue (Glue), droits (Lake Formation), notebooks, alertes, déploiement. Sur Reddit, un ingénieur qui prévoyait ce montage se voit rappeler la complexité des droits Lake Formation et le travail d'orchestration qui retombe sur l'équipe. Les fonctions propres à Databricks (dbutils, Delta Live Tables) n'existent pas.

Comment migrer. Liste tes jobs, puis remplace dans chaque notebook les appels dbutils.fs par des appels S3 et dbutils.secrets par AWS Secrets Manager. Convertis les notebooks en scripts Python versionnés. Lance chaque job sur EMR Serverless en parallèle de Databricks et compare les sorties avant de couper. En Europe (Paris), le vCPU-heure coûte 0,06318 $ et le Go-heure de mémoire 0,00689 $.

Serverless
0,06318 $ le vCPU-heure (Paris)
Mémoire
0,00689 $ le Go-heure (Paris)
Facturation
à la seconde, 1 minute minimum
Limite
plateforme à reconstruire autour de Spark
Voir les prix d'Amazon EMR →
05

Starburst Galaxy : quand tu veux changer de moteur, pas de stockage

Lakehouse ouvert

Pourquoi partir sur Starburst. Starburst Galaxy est un service géré autour de Trino, un moteur SQL qui interroge les fichiers là où ils sont. Tes tables Delta restent dans ton S3 ou ton ADLS, et tu changes seulement ce qui calcule. C'est le départ le moins risqué pour les données.

Pour qui. Les équipes qui ont des données dans plusieurs sources (lac de données, bases, autres entrepôts) et veulent les interroger en SQL sans tout recopier.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe qui fait surtout du machine learning et des notebooks Python : Starburst est un moteur SQL.

Sa limite. Le prix se lit en crédits : Pro dès 0,50 $ le crédit, Enterprise dès 0,75 $, et un cluster à 2 workers consomme 12 crédits par heure, soit 6 $ de l'heure en Pro. La consommation de crédits est la même sur tous les paliers, seul le prix du crédit change. Le connecteur Delta Lake ne lit pas les vues Databricks, mais il sait lire les tables gérées et externes via le metastore Unity.

Comment migrer. Branche le connecteur Delta Lake sur ton stockage, recrée tes vues en SQL Trino (elles ne viennent pas toutes seules), puis repointe tes tableaux de bord. L'essai de 30 jours donne 500 $ de calcul et les fonctions Enterprise ; ensuite, le compte passe au palier gratuit, avec jusqu'à 3 clusters.

Gratuit
jusqu'à 3 clusters
Payant
Pro dès 0,50 $ le crédit
Essai
30 jours, 500 $ de calcul
Limite
ne lit pas les vues Databricks
Voir les prix de Starburst →
06

Dremio : quand tu veux un lakehouse ouvert avec un prix lisible

Iceberg

Pourquoi partir sur Dremio. Dremio interroge ton lac de données en SQL et mise sur Apache Iceberg, le format de table ouvert que lisent aussi Snowflake, Starburst ou Spark. Si ta raison de partir est de ne plus dépendre d'un seul éditeur, c'est une bonne porte de sortie.

Pour qui. Les équipes qui veulent un moteur SQL rapide sur leurs fichiers, avec un prix simple à expliquer à la direction.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe qui veut tout dans un seul outil, pipelines et machine learning compris : Dremio couvre la requête et la couche sémantique, pas l'entraînement de modèles.

Sa limite. Dremio Cloud coûte 0,20 $ par DCU (Dremio Compute Unit), compté selon la taille du moteur et sa durée de fonctionnement : un moteur de 20 DCU allumé 10 heures consomme 200 DCU, soit 40 $. La version Enterprise auto-hébergée est sur devis, et la Community Edition, gratuite, est à faire tourner toi-même.

Comment migrer. Commence par tes tables les plus lues : convertis-les en Iceberg ou expose-les telles quelles, puis repointe un tableau de bord et compare les chiffres. L'essai donne 400 $ de crédits sur 30 jours, sans carte bancaire, de quoi faire un pilote réel.

Payant
0,20 $ par DCU
Essai
400 $ sur 30 jours, sans carte
Gratuit
Community Edition auto-hébergée
Limite
pas de machine learning intégré
Voir les prix de Dremio →
07

ClickHouse Cloud : quand tes tableaux de bord doivent répondre tout de suite

Analytique rapide

Pourquoi partir sur ClickHouse. ClickHouse est une base colonnaire conçue pour les agrégations rapides sur de gros volumes d'événements. Pour un tableau de bord affiché à tes clients, ou une analyse de logs, c'est souvent plus rapide et moins cher qu'un SQL warehouse allumé en continu.

Pour qui. Les éditeurs SaaS qui affichent des statistiques à leurs clients, les équipes produit qui analysent des événements, les équipes qui étaient bloquées par le coût des tableaux de bord sur Databricks.

Pour qui ce n'est pas fait. Les traitements lourds avec beaucoup de jointures entre grosses tables, et le machine learning : garde Spark ou un entrepôt pour ça.

Sa limite. ClickHouse demande de penser le modèle de données à l'avance (clé de tri, partitions) ; il pardonne moins qu'un entrepôt généraliste. Le prix se calcule par unité de calcul (8 Gio de RAM et 2 vCPU) et par heure : en Enterprise, de 0,36027 $ (GCP Pays-Bas) à 0,46974 $ (AWS Francfort), plus le stockage de 22 à 26,95 $ par To et par mois. Le palier Basic plafonne à 1 To de stockage.

Comment migrer. Ne migre pas tout : déplace seulement les tables qui servent les tableaux de bord rapides, alimentées depuis ton lac. Exporte l'historique une fois en Parquet depuis ton lac, puis alimente ClickHouse en continu depuis ta chaîne d'ingestion. L'essai donne 300 $ de crédits sur 30 jours.

Essai
300 $ sur 30 jours
Payant
à l'usage, sans minimum
Calcul
dès 0,36027 $ l'unité-heure (Enterprise, EU)
Limite
modèle de données à concevoir
Voir les prix de ClickHouse →
08

MotherDuck : quand tes données tiennent sur un seul serveur

Petits volumes

Pourquoi partir sur MotherDuck. MotherDuck, c'est DuckDB dans le cloud : un moteur SQL très rapide sur un seul nœud, avec du partage et une interface web. Si tes données font quelques centaines de gigaoctets, c'est souvent la façon la plus simple de diviser ta facture.

Pour qui. Les startups et les petites équipes data, celles qui ont 100 à 500 Go de données et des besoins surtout analytiques, et qui aiment tester en local avec DuckDB avant de publier.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe avec des dizaines de téraoctets et des pipelines Spark complexes, ou une grande entreprise qui a besoin d'une gouvernance fine.

Sa limite. Le plan Lite est gratuit, mais limité à 3 utilisateurs, 10 Go de stockage et 10 heures de calcul par mois. Business coûte 250 $ par mois et par organisation, plus l'usage : 0,60 $ le CU-heure en calcul Pulse et 0,04 $ par Go et par mois de stockage. C'est un outil jeune comparé à Snowflake ou BigQuery.

Comment migrer. DuckDB a une extension delta qui lit tes tables Delta directement depuis S3 avec delta_scan(). Commence par lire tes tables en place, compare tes résultats, puis charge les tables les plus utilisées dans MotherDuck. Business s'essaie 7 jours sans carte.

Gratuit
Lite : 3 utilisateurs, 10 Go, 10 h de calcul
Payant
250 $ par mois + usage
Calcul
0,60 $ le CU-heure
Limite
pensé pour les volumes modestes
Voir les prix de MotherDuck →
Le comparatif

Les 8 alternatives côte à côte

Le tableau reprend l'unité de facturation et le prix d'entrée de chaque outil, puis ce qui change concrètement en venant de Databricks. Retiens surtout l'unité : une capacité allumée, des octets lus et des crédits à la seconde ne réagissent pas de la même façon à une équipe qui requête toute la journée.

Facturation et prix d'entréeCe qui change en venant de Databricks
DatabricksLe point de départDBU + machines du cloud ; Azure Premium : Jobs 0,30 $, All-Purpose 0,55 $, SQL Serverless 0,91 $ la DBU (France Centre)Plateforme complète Spark, ML, SQL ; deux factures hors serverless
SnowflakeSQL et BICrédits à la seconde ; 2,60 $ le crédit en Standard à ParisPlus de cluster ; SQL à adapter, PySpark via Snowpark Connect
Google BigQueryZéro serveur6,25 $ par Tio lu, 1 Tio gratuit par moisPlus rien à dimensionner ; lit tes tables Delta en place
Microsoft FabricÉcosystème MicrosoftCapacité ; F2 environ 292 $ par mois (France Centre, notre calcul)Delta conservé dans OneLake ; étranglement au lieu de surcoût
Amazon EMRSpark sur AWS0,06318 $ le vCPU-heure + 0,00689 $ le Go-heure (Serverless, Paris)Code Spark gardé ; catalogue, droits et notebooks à refaire
Starburst GalaxyLakehouse ouvertGratuit jusqu'à 3 clusters ; Pro dès 0,50 $ le créditFichiers inchangés, moteur Trino ; vues à recréer
DremioIceberg0,20 $ par DCU ; 400 $ d'essaiFichiers inchangés ; pas de machine learning intégré
ClickHouse CloudAnalytique rapideUnité-heure dès 0,36027 $ (Enterprise, EU) ; 300 $ d'essaiTableaux de bord plus rapides ; modèle de données à repenser
MotherDuckPetits volumesLite gratuit ; Business 250 $ par mois + usageUn seul nœud, beaucoup moins cher ; pas pour les très gros volumes

Prix hors taxes en dollars, tels que publiés par les éditeurs en 2026, susceptibles de changer. Les machines du cloud s'ajoutent aux DBU de Databricks hors serverless. Vérifie toujours sur ton vrai volume.

Plan de migration

Migrer depuis Databricks en huit étapes

Le principe : la nouvelle plateforme tourne à côté de Databricks, sur les mêmes fichiers quand c'est possible, jusqu'à ce que les chiffres concordent. Tu ne coupes Databricks qu'à la fin. Compte quelques semaines pour une petite équipe, plusieurs mois pour des centaines de jobs.

01

Faire l'inventaire de ce qui tourne vraiment

Semaine 1

Liste les jobs, les notebooks planifiés, les SQL warehouses, les pipelines Delta Live Tables et les tableaux de bord qui lisent Databricks. Ta facture Databricks, ventilée par cluster et par warehouse, te dit ce qui consomme le plus : commence par là.

Classe chaque élément : SQL pur, PySpark, machine learning. Cette répartition dit à elle seule quelle destination est réaliste.

Durée
deux à trois jours
Livrable
liste des jobs classés par coût
02

Repérer le code propre à Databricks

Semaine 1

Cherche dans ton dépôt dbutils (fichiers, secrets, widgets, dbutils.notebook.run), les commandes magiques %run et %sql, les appels à spark.databricks.* et les noms à trois niveaux de Unity Catalog (catalogue.schema.table). Aucune autre plateforme ne les comprend.

Isole ces appels dans un petit module à toi (lecture de fichier, lecture de secret). Le jour de la migration, tu changes ce module, pas cent notebooks.

Durée
une à deux journées
Outil
recherche dans le dépôt
03

Décider si les données bougent

Semaine 2

Tes tables Delta sont des fichiers Parquet avec un journal de transactions, dans ton propre stockage. BigQuery (BigLake), Snowflake (tables Iceberg sur fichiers Delta), Fabric (raccourcis OneLake), Starburst et DuckDB savent les lire. Commence par les lire en place : tu migres le calcul avant les données.

Lance un VACUUM et note la version Delta de chaque table : certaines fonctions récentes (deletion vectors, column mapping) ne sont pas lues par tous les moteurs.

Durée
deux jours
Risque
fonction Delta non lue par le nouveau moteur
04

Reconstruire les droits d'accès

Semaine 2

Exporte les droits de Unity Catalog (qui lit quoi, masques de colonnes, filtres de lignes) avant de toucher à quoi que ce soit. Si tu remplaces aussi le catalogue, notre comparatif des catalogues de données t'aide à choisir. Ils ne se transfèrent nulle part automatiquement.

Recrée-les dans le nouvel outil par groupes plutôt que par personne. C'est l'étape la plus souvent sous-estimée, et la seule qui pose un vrai risque de fuite de données.

Durée
deux à cinq jours
Risque si bâclé
données sensibles ouvertes à tous
05

Lancer un pilote sur un domaine

Semaines 3 et 4

Choisis un domaine complet, par exemple la finance : ses sources, ses modèles, ses deux ou trois tableaux de bord. Migre-le sans refactorer le SQL. Netlify a fait de cette règle sa première décision : réécrire en même temps qu'on migre rend chaque écart impossible à expliquer.

Mesure la facture du pilote sur deux semaines réelles. C'est le seul chiffre qui compte pour la suite.

Durée
deux semaines
Livrable
coût réel sur deux semaines
06

Comparer les deux chaînes

Semaines 4 à 6

Fais tourner l'ancienne et la nouvelle chaîne en parallèle. Compare le nombre de lignes, puis des sommes par jour sur les colonnes clés (chiffre d'affaires, nombre de commandes). Les écarts viennent souvent du dialecte : division par zéro, fuseaux horaires, casse des identifiants.

Ne passe au domaine suivant que quand l'écart est nul ou expliqué.

Durée
une à deux semaines par domaine
Contrôle
sommes par jour
07

Basculer les tableaux de bord

Fin de projet

Commence par les rapports les plus consultés. Si tu changes aussi d'outil de visualisation, compare d'abord les outils de BI et de dataviz. Netlify a migré ses 20 rapports les plus vus d'abord, puis archivé ceux que personne n'ouvrait. Garde les mêmes noms de tables ou de vues pour que les liens et les filtres continuent de marcher.

Préviens les utilisateurs la veille et garde l'ancien rapport en lecture une semaine.

Durée
une semaine
Astuce
archiver les rapports morts
08

Couper Databricks proprement

Dernière semaine

Arrête les jobs, puis les SQL warehouses, puis les clusters. Supprime les tokens d'accès et les principaux de service. Garde le stockage : tes tables Delta restent lisibles sans Databricks, c'est ton archive.

Vérifie la date de fin de ton engagement : une remise sur engagement se paie jusqu'au bout, même si tu ne consommes plus rien.

Durée
une demi-journée
À garder
le stockage des tables

Ton outil n'est pas sur cette page ? Écris-nous : hello@hackceleration.com

Les pièges de migration

Ce qui fait rater une migration depuis Databricks

Les migrations ratées ne viennent presque jamais de la plateforme choisie. Elles viennent de six oublis, toujours les mêmes, qu'on retrouve dans les forums et les retours d'équipes.

Payer deux plateformes trop longtemps

La double exécution est indispensable, mais elle double la facture. Fixe une date de fin par domaine, et coupe les jobs Databricks d'un domaine dès qu'il est validé.

Croire que le PySpark passe tel quel

Le DataFrame standard passe souvent, dbutils, les widgets et Delta Live Tables jamais. Snowpark Connect et EMR aident, mais chaque job doit être relancé et comparé.

Oublier les droits

Unity Catalog ne s'exporte pas tout seul. Une table de paie lisible par toute l'entreprise après la bascule, c'est l'incident qui fait arrêter un projet.

Choisir sur le prix catalogue

Une DBU, un crédit et un Tio lu ne se comparent pas. Seul un pilote sur ton vrai volume, pendant deux semaines, donne un chiffre fiable.

Sous-estimer la capacité Fabric

Une F2 bon marché se sature vite. Quand elle sature, les utilisateurs attendent 20 secondes, puis sont refusés. Dimensionne sur tes heures de pointe, pas sur ta moyenne.

Laisser filer l'engagement

Si tu as signé une remise sur engagement avec Databricks, la consommation non utilisée se paie quand même. Cale la fin de la migration sur la fin du contrat.

  • Jobs, notebooks, warehouses et tableaux de bord listés par coût
  • Appels dbutils, %run et noms Unity Catalog repérés
  • Version Delta et fonctions de chaque table notées
  • Droits Unity Catalog exportés
  • Destination choisie selon la part SQL, Spark et ML
  • Pilote sur un domaine avec facture réelle
  • Comparaison des lignes et des sommes par jour
  • Rapports les plus vus basculés en premier
  • Jobs, warehouses et clusters arrêtés, tokens supprimés
  • Fin de l'engagement Databricks vérifiée
FAQ · 8 questions

Questions fréquentes sur l'alternative à Databricks

  • Quelle est l'alternative la moins chère à Databricks ?

    Pour des petits volumes, MotherDuck : le plan Lite est gratuit jusqu'à 10 Go et 10 heures de calcul par mois, et Business commence à 250 $ par mois. Pour un usage par à-coups, BigQuery offre 1 Tio de requêtes gratuit par mois. Pour garder Spark, EMR Serverless retire la couche DBU. Le moins cher dépend de ton volume : fais un pilote avant de signer.

  • Peut-on garder ses tables Delta Lake en quittant Databricks ?

    Oui. Delta est un format ouvert : des fichiers Parquet et un journal de transactions dans ton stockage. BigQuery les lit en tables BigLake, Snowflake en tables Iceberg créées sur fichiers Delta, Fabric par raccourcis OneLake, et DuckDB avec son extension delta. Vérifie seulement que le moteur lit les fonctions que tu utilises, comme les deletion vectors.

  • Databricks ou Snowflake : lequel coûte le moins cher ?

    Ça dépend de ton usage. Pour du SQL et de la BI, Snowflake est souvent plus simple à maîtriser : un entrepôt X-Small consomme 1 crédit par heure (2,60 $ à Paris en Standard) et se met en pause seul. Pour du Spark lourd et du machine learning, Databricks reste souvent plus efficace. Les deux éditeurs publient des études de cas dans les deux sens.

  • La Free Edition de Databricks suffit-elle pour une petite entreprise ?

    Non pour un usage professionnel. Elle est réservée à l'usage non commercial, avec un seul SQL warehouse en 2X-Small, 5 tâches de job simultanées et aucun SLA. Elle sert à apprendre ou à mesurer un job, comme le conseille un fil Reddit, pas à faire tourner la production.

  • Combien de temps prend une migration depuis Databricks ?

    Quelques semaines pour une petite équipe qui fait surtout du SQL, plusieurs mois pour des centaines de jobs Spark. Netlify a migré près de 500 modèles dbt en quelques semaines, en gelant tous les autres projets et en interdisant de refactorer pendant la migration.

  • Microsoft Fabric remplace-t-il Azure Databricks ?

    Pour la BI et l'entrepôt, souvent oui, d'autant que Fabric peut refléter ton catalogue Unity sans copier les données. Pour le machine learning avancé et les gros traitements Spark imprévisibles, beaucoup d'équipes gardent les deux. Retiens la différence de comportement : Fabric ralentit puis refuse quand la capacité sature, Databricks continue et facture plus.

  • Comment remplacer dbutils hors de Databricks ?

    Il n'existe pas d'équivalent universel. dbutils.fs devient des appels à ton stockage (S3, ADLS, GCS), dbutils.secrets le coffre de ton cloud, et dbutils.notebook.run ton orchestrateur. Le plus simple reste d'isoler ces appels dans un module avant de migrer.

  • Faut-il quitter Databricks ou d'abord réduire la facture ?

    Essaie d'abord trois réglages : des job clusters plutôt que des clusters All-Purpose (0,30 $ contre 0,55 $ la DBU sur Azure Premium), un arrêt automatique court, et des budgets par cluster. Si la facture reste trop haute ou si tes volumes sont petits, la migration a du sens. Pour comparer les entrepôts, lis notre classement des entrepôts de données, et pour l'ingestion, notre comparatif des outils ETL. Si ta chaîne d'ingestion bouge en même temps, nos guides pour quitter Fivetran et quitter Airbyte détaillent ces migrations.

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