Alternative à Bugzilla : où partir et comment migrer sans perdre ton historique

Huit destinations détaillées, une par raison de partir, et un plan de migration en huit étapes.

La réponse courte : YouTrack si tu veux emmener tout ton historique, puisque c'est le seul outil actuel avec un import Bugzilla intégré. GitLab ou GitHub Issues si ton code y vit déjà et que tu acceptes un script communautaire. Jira si ton entreprise y est déjà, en sachant que son import Bugzilla date de l'époque Server. Redmine, MantisBT ou OpenProject si tu veux rester libre et hébergé chez toi. Linear si tu repars de zéro avec une petite équipe produit. Nous avons comparé ces huit destinations sur un point que les autres classements oublient : qu'est-ce qui passe vraiment depuis une base Bugzilla, et qu'est-ce qui se perd, en 2026.

Romain CochardCEO de Hack'celeration
Mis à jour 20268destinations détaillées8étapes de migration2026prix vérifiés

Le classement est éditorial : une place sponsorisée est toujours signalée sur sa fiche, et aucun lien affilié ne change une note.

Les vraies raisons

Pourquoi on quitte Bugzilla, et ce qu'on y perd

Bugzilla n'est pas mort. Il est gratuit, léger, et sa recherche avancée reste une des plus puissantes du marché. Mais les équipes qui le gardent le font souvent par inertie, et celles qui partent citent toujours les mêmes raisons. Six raisons, vérifiées en 2026.

Un projet qui avance au ralenti

Les dernières versions stables (5.2, 5.0.4.1 et 4.4.14) sont sorties en 2024. Le développement est porté par des bénévoles. Bugzilla 6 a été annoncé pour la fin de l'été 2019, puis pour la fin de l'année 2023 : les deux objectifs ont été manqués. En 2026, la branche « Harmony » est devenue la branche principale de développement, mais aucune date n'est fixée pour la prochaine version majeure.

Un serveur Perl à tenir à jour toi-même

Bugzilla tourne en Perl, sur MySQL, MariaDB ou PostgreSQL, et s'installe avec le script checksetup.pl et des modules CPAN. Chaque mise à jour de sécurité, chaque changement de version de Perl ou du système, c'est pour toi. Sur la liste du noyau Linux, un mainteneur de Fedora rappelait que seules deux personnes faisaient tourner leur instance. Le projet FieldTrip a coupé son serveur Bugzilla en 2024, faute de ressources et pour des raisons de sécurité.

Une interface qui a vingt ans

Modifier un champ demande souvent plusieurs pages, et il n'y a pas de tableau Kanban natif. Les avis publics reviennent toujours sur les mêmes points : interface datée, recherche par titre peu pratique, export vers un tableur pénible. Côté Fedora, Bugzilla est décrit comme une expérience pénible pour les utilisateurs finaux, encombrée de champs hérités de Red Hat.

Les grands utilisateurs s'en vont

Red Hat a basculé le suivi de RHEL de Bugzilla vers Jira : il n'est plus possible de créer un bug Bugzilla pour les versions 6 à 9 de RHEL, et les entrées migrées sont closes avec le statut « MIGRATED ». Des projets libres comme Wireshark, Coq ou ACE/TAO sont partis vers GitLab ou GitHub. Moins d'utilisateurs, c'est moins d'extensions maintenues et moins de réponses sur les forums.

Peu de lien avec le code

Bugzilla ne sait rien de tes pull requests, de ta CI (intégration continue, les tests lancés à chaque modification du code) ni de tes branches. Le lien se fait à la main, en recopiant un numéro de bug dans un message de commit. Les outils récents ferment un ticket quand la correction est fusionnée.

Partir demande du travail

Ce que tu perds en partant compte autant que ce que tu gagnes. Bugzilla a des requêtes sauvegardées très fines, des « flags » de revue, un champ « QA contact », et il tient sans broncher des bases de centaines de milliers de bugs. Vérifie que ta destination sait faire l'équivalent avant de signer : l'importeur Bugzilla historique de Jira, par exemple, ne reprend pas le champ « QA contact ».

Les 8 alternatives

Les alternatives à Bugzilla, outil par outil

Pour chaque outil : pourquoi partir chez lui, pour qui il est fait, sa limite, comment y migrer depuis Bugzilla, et ce qu'il coûte. Nous avons suivi pour chacun le chemin d'import depuis une base Bugzilla, et les prix sont ceux affichés en 2026, en dollars quand l'éditeur affiche des dollars.

01

YouTrack : le seul à importer Bugzilla tout seul

Import le plus complet

Pourquoi partir sur YouTrack. C'est la seule destination actuelle qui a un import Bugzilla intégré et documenté. Tu te connectes à ta base, et YouTrack transforme chaque produit en projet, chaque bug en ticket avec son historique, chaque dépendance en lien « Depend ». Les champs personnalisés, les commentaires, les pièces jointes, les utilisateurs, les groupes et même les heures saisies passent. Aucun autre outil de cette page n'en fait autant sans script.

Pour qui. Les équipes de développement qui ont des années d'historique Bugzilla et veulent le garder consultable, avec des tableaux agiles, un suivi du temps et une base de connaissances en plus.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe non technique : l'interface est dense, et sa puissance (requêtes, workflows scriptés) demande un temps d'apprentissage.

Sa limite. Il faut Bugzilla 5.0.4 ou plus récent, les modules Perl JSON installés côté Bugzilla, un compte administrateur, et une connexion réseau ouverte entre les deux serveurs. L'import n'accepte pas les comptes connectés par un module d'authentification externe (un annuaire d'entreprise, par exemple) : prévois un compte avec mot de passe ou jeton.

Comment migrer. Si ton Bugzilla est en 4.4, passe-le d'abord en 5.0.4 ou 5.2, puis lance l'import vers un projet de test. Un projet source déjà importé ne peut pas être resélectionné, ce qui évite les doublons, mais t'oblige à bien choisir le moment de l'import final.

Ce qui demande un réglage. L'historique et les liens ne passent que si le script d'import les prend en charge : activer l'option ne suffit pas toujours. Si tes produits Bugzilla ont des champs personnalisés, tu devras peut-être modifier ce script. Le compte YouTrack qui lance l'import doit pouvoir créer chaque élément importé : JetBrains conseille un administrateur système.

Prix. Le plan gratuit couvre jusqu'à 10 utilisateurs avec 30 Go de stockage. Au-delà, l'abonnement annuel démarre à 4,50 $ par utilisateur et par mois (5,40 $ au mois) pour 11 utilisateurs, et descend jusqu'à 1,53 $ pour 10 000 utilisateurs. Exemple : 25 utilisateurs coûtent 112,50 $ par mois, soit 1 350 $ par an. L'essai gratuit dure 14 jours pour 100 utilisateurs, sans carte bancaire : assez pour importer un projet pilote avant de payer.

Gratuit
10 utilisateurs, 30 Go
Payant
dès 4,50 $/utilisateur/mois à l'année
Migration
import Bugzilla intégré
Limite
Bugzilla 5.0.4 minimum
Découvrir YouTrack →
02

Jira : le choix de Red Hat, avec un import d'un autre âge

Standard des entreprises

Pourquoi partir sur Jira. C'est le chemin qu'a pris Red Hat pour RHEL, en cherchant une source unique de vérité, des tableaux de bord et une API REST moderne. Si le reste de ton entreprise vit déjà dans Jira, rapatrier les bugs au même endroit simplifie les liens entre support, produit et développement.

Pour qui. Les entreprises déjà équipées en Atlassian, et les équipes qui veulent des workflows très encadrés.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe qui quitte Bugzilla pour sa lourdeur. Sur la liste du noyau Linux, un développeur résumait Jira comme « fondamentalement le même genre de chose ». Si tu fuis la complexité, regarde plutôt Linear ou GitHub Issues.

Sa limite. L'importeur Bugzilla d'Atlassian a été écrit pour Jira Server et Data Center : il se branche directement sur la base MySQL, PostgreSQL ou SQL Server, et a été maintenu jusqu'à Bugzilla 4.4.4. Jira Cloud n'a pas d'import Bugzilla direct : il faut passer par un export CSV, ou par une instance Server intermédiaire. Les retours d'utilisateurs signalent aussi qu'on ne peut pas choisir les produits à importer, que le champ « QA contact » ne passe pas, et que des pièces jointes manquent.

Comment migrer. Fais tourner le contrôle d'intégrité de Bugzilla (« Sanity Check ») avant tout import : Atlassian le recommande. Un bug devient un ticket de type Bug ; un « Enhancement » devient une « Improvement » de priorité Major. L'import dans un Jira qui n'est pas en UTF-8 n'est pas pris en charge. Notre page alternative à Jira détaille aussi ses limites, utile avant de t'engager.

Prix. Jira est gratuit jusqu'à 10 utilisateurs. Standard coûte 8,48 $ par utilisateur et par mois (400 étapes d'automatisation par utilisateur et par mois, jusqu'à 100 000 utilisateurs par site), Premium 15,56 $.

Gratuit
jusqu'à 10 utilisateurs
Payant
Standard 8,48 $/utilisateur/mois
Migration
CSV en cloud
Limite
QA contact non repris
Voir Jira →
03

GitLab : les tickets à côté du code, sans importeur officiel

Pour le code sur GitLab

Pourquoi partir sur GitLab. Ton code, ta CI et tes bugs au même endroit. Un ticket se ferme quand la correction est fusionnée, et une merge request (la demande de fusion d'une correction) se relie au bug en une ligne. C'est la voie choisie par Wireshark, et GitLab peut s'héberger chez toi comme Bugzilla.

Pour qui. Les projets libres et les équipes de développement dont le dépôt de code est déjà sur GitLab.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe support ou QA qui n'ouvre jamais le dépôt de code : les tickets GitLab restent pensés pour les développeurs.

Sa limite. GitLab n'a aucun importeur Bugzilla natif, et la demande est ouverte depuis des années. Le script communautaire bugzilla2gitlab copie bugs, commentaires et pièces jointes depuis l'export XML de Bugzilla, mais il exige un jeton administrateur (« sudo ») et des comptes déjà créés pour chaque utilisateur ; les commentateurs inconnus sont rattachés à un compte générique « bugzilla ». Wireshark a vu des bugs « RESOLVED FIXED » rester ouverts et des commentaires disparaître après sa migration.

Comment migrer. Coupe les notifications e-mail avant de lancer le script : chaque commentaire importé en envoie une. Fais d'abord un essai sur un projet jetable, puis compare statuts et nombre de commentaires. Xfce a fait le choix de ne migrer que les bugs ouverts, avec son outil bztogl. Notre page alternative à GitLab compare ses voisins.

Prix. Le plan Free est à 0 $ (5 utilisateurs par groupe privé, 400 minutes de calcul par mois, 10 Gio de stockage). Premium coûte 29 $ par utilisateur et par mois à l'année ; Ultimate est sur devis.

Gratuit
5 utilisateurs par groupe privé
Payant
Premium 29 $/utilisateur/mois
Migration
script bugzilla2gitlab
Limite
jeton admin requis
Voir les prix de GitLab →
04

GitHub Issues : le plus simple, si ton code y est

Le moins cher

Pourquoi partir sur GitHub Issues. C'est l'outil le plus léger de cette page, et souvent le moins cher : si ton dépôt est sur GitHub, les tickets sont déjà inclus. Coq y a migré environ 4 900 bugs en 2017, et ACE/TAO a annoncé son départ de Bugzilla vers GitHub en 2026.

Pour qui. Les projets libres, et les équipes de développement qui veulent un suivi simple, avec étiquettes, jalons et tableaux de projet.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe QA qui vit de requêtes avancées et de champs personnalisés nombreux : tu perds une partie de la finesse de Bugzilla.

Sa limite. Aucun import Bugzilla officiel. Le script communautaire bugzilla2github lit l'export XML et passe par l'API REST de GitHub ; il crée des tickets fantômes pour garder la numérotation quand des numéros ont été supprimés, et il prévient qu'il n'y a ni sauvegarde ni retour arrière. Le projet D a raconté la difficulté de faire correspondre les comptes Bugzilla et GitHub : les abonnements aux bugs ont dû être refaits à la main.

Comment migrer. Prépare une table de correspondance des e-mails Bugzilla vers les identifiants GitHub avant de lancer quoi que ce soit, et fais un essai sur un dépôt privé jetable. Notre page alternative à GitHub aide si tu hésites encore sur la forge elle-même.

Prix. Free à 0 $ (2 000 minutes d'Actions, 500 Mo de paquets), Team à 4 $ par utilisateur et par mois, Enterprise à 21 $.

Gratuit
dépôts et tickets inclus
Payant
Team 4 $/utilisateur/mois
Migration
script bugzilla2github
Limite
ni sauvegarde ni annulation
Voir les prix de GitHub →
05

Redmine : la relève libre la plus proche de Bugzilla

Libre et auto-hébergé

Pourquoi partir sur Redmine. Tu gardes ce que tu aimes dans Bugzilla (gratuit, chez toi, sous licence libre GPL v2) et tu gagnes un Gantt, un wiki, le suivi du temps passé, des champs personnalisés, la connexion LDAP et la création de tickets par e-mail. Le projet est actif : la version 7.0.3 est sortie en 2026.

Pour qui. Les équipes qui veulent rester maîtres de leurs données et de leur serveur, avec un outil qui couvre aussi la gestion de projet.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe qui part de Bugzilla justement pour ne plus administrer de serveur : Redmine (Ruby on Rails) demande le même soin.

Sa limite. La migration. Le seul import Bugzilla est une tâche rake communautaire écrite pour Bugzilla 2.22.1, qui efface les données Redmine existantes et ne reprend ni les relations entre bugs ni les pièces jointes. Son auteur lui-même ne sait pas ce qui a changé depuis.

Comment migrer. Lance la migration sur une instance Redmine vide, jamais sur celle de production. Pour une base récente, un export CSV de Bugzilla puis l'import CSV de Redmine est souvent plus sûr, quitte à perdre les pièces jointes et à laisser Bugzilla en lecture seule pour les consulter.

Prix. Gratuit. Tu paies seulement ton hébergement et ton temps d'administration.

Gratuit
oui, licence GPL v2
Payant
aucun, hébergement à ta charge
Idéal pour
garder son serveur
Limite
import Bugzilla obsolète
Voir Redmine →
06

MantisBT : le suivi de bugs pur, libre ou hébergé

Suivi de bugs pur

Pourquoi partir sur MantisBT. C'est l'outil le plus proche de Bugzilla dans l'esprit : un gestionnaire de bugs, sans prétention de gestion de projet, libre sous GPL. La différence : tu peux le faire héberger par MantisHub, et ne plus jamais toucher à un serveur.

Pour qui. Les équipes QA et support qui veulent un suivi de bugs simple, et celles qui veulent sortir de l'administration sans changer de logique.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe agile qui veut sprints, feuilles de route et liens fins avec le code.

Sa limite. Les scripts d'import Bugzilla (bugzilla2mantis) sont anciens. Le chemin conseillé sur le forum de MantisBT passe par une vieille version 1.2 ou 1.3.3, puis une mise à jour vers la branche 2.x. En 2023, une entreprise sur Bugzilla 5.1.2 y cherchait encore un script à jour, sans réponse.

Comment migrer. Monte une instance temporaire en 1.3.3, importe, vérifie, puis mets à jour vers la dernière version avant de basculer.

Prix. MantisBT est gratuit. MantisHub propose un essai gratuit sans carte, puis Gold à 27,50 $ par mois pour 15 utilisateurs et Platinum à 55 $ par mois pour 30 utilisateurs, payés à l'année ; 5 utilisateurs de plus coûtent 132 $ par an.

Gratuit
MantisBT libre, GPL
Payant
MantisHub Gold 27,50 $/mois, 15 utilisateurs
Migration
via Mantis 1.3.3
Limite
scripts anciens
Voir les prix de MantisHub →
07

OpenProject : la gestion de projet complète, libre

Projet et bugs réunis

Pourquoi partir sur OpenProject. L'éditeur se présente lui-même comme une alternative à Bugzilla : libre, installable chez toi, avec une interface moderne. Tu y trouves le suivi de bugs, mais aussi un Gantt, des tableaux agiles et la gestion de budget, dans un outil maintenu activement.

Pour qui. Les organisations qui veulent réunir suivi de bugs et pilotage de projet, avec un hébergement sur site ou en cloud européen.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe qui veut un pur outil de bugs : OpenProject en fait beaucoup plus, et se configure en conséquence.

Sa limite. Aucun outil de migration depuis Bugzilla : l'éditeur n'en propose que pour Jira. Il faut passer par un export CSV et un import manuel.

Comment migrer. Profite de l'essai de 14 jours pour importer un échantillon en CSV et vérifier la correspondance des statuts. Garde Bugzilla en lecture seule pour l'historique complet.

Prix. L'édition Community est gratuite. En cloud, l'offre démarre à 5,95 € par utilisateur et par mois, avec 5 utilisateurs minimum (29,75 € par mois). Sur site, le minimum passe à 25 utilisateurs.

Gratuit
Community, auto-hébergée
Payant
cloud dès 5,95 €/utilisateur/mois, 5 min.
Données
sur site ou cloud UE
Limite
pas de migrateur Bugzilla
Voir OpenProject →
08

Linear : repartir de zéro, vite

Le plus moderne

Pourquoi partir sur Linear. Tout ce que Bugzilla n'est pas : rapide, au clavier, pensé pour des cycles courts, relié à GitHub. Si ta base Bugzilla est surtout un cimetière de vieux bugs, repartir à zéro est une vraie option.

Pour qui. Les petites équipes produit et les startups qui veulent un outil agréable, et qui acceptent de laisser l'historique dans Bugzilla.

Pour qui ce n'est pas fait. Une équipe qui doit garder vingt ans d'historique consultable au même endroit, ou qui a besoin d'auto-hébergement.

Sa limite. Les assistants d'import de Linear couvrent Asana, Jira, Shortcut et GitHub, pas Bugzilla. Reste l'importeur en ligne de commande (fichier CSV), réservé aux administrateurs, qui ne reprend ni les commentaires ni les projets.

Comment migrer. Importe seulement les bugs ouverts en CSV, avec dans la description un lien vers l'ancien bug Bugzilla, laissé en lecture seule. Notre page alternative à Linear montre aussi ses limites.

Prix. Free à 0 $ (membres illimités, 2 équipes, 250 tickets), Basic à 10 $ et Business à 16 $ par utilisateur et par mois à l'année, Enterprise sur devis.

Gratuit
250 tickets, 2 équipes
Payant
Basic 10 $/utilisateur/mois à l'année
Migration
CSV, sans commentaires
Limite
pas d'import Bugzilla
Voir les prix de Linear →
Le comparatif

Les 8 alternatives côte à côte

Notre choix par défaut : YouTrack si tu veux emmener l'historique, GitLab ou GitHub Issues si ton code y vit déjà. Le critère qui départage vraiment n'est pas le prix, c'est la colonne de droite : comment tes bugs sortent de Bugzilla. Pour une équipe de 10 développeurs, GitHub Team revient à 40 $ par mois et GitLab Premium à 290 $ par mois, quand Redmine et MantisBT ne coûtent que ton serveur.

Plan gratuitPremier payant et migration depuis Bugzilla
BugzillaLe point de départGratuit, licence MPL 2.0, auto-hébergéAucun plan payant ; serveur Perl à administrer
YouTrackHistorique complet10 utilisateurs, 30 GoDès 4,50 $ par utilisateur et par mois à l'année ; import Bugzilla intégré (5.0.4 minimum)
JiraEntrepriseJusqu'à 10 utilisateursStandard 8,48 $, Premium 15,56 $ par utilisateur et par mois ; importeur Server ancien, CSV en cloud
GitLabCode sur GitLab5 utilisateurs par groupe privé, 400 minutes de calculPremium 29 $ par utilisateur et par mois ; script bugzilla2gitlab
GitHub IssuesCode sur GitHubDépôts et tickets inclusTeam 4 $ par utilisateur et par mois ; script bugzilla2github
RedmineLibre, chez toiGratuit, GPL v2Aucun plan payant ; tâche rake écrite pour Bugzilla 2.22.1, ou CSV
MantisBTSuivi de bugs purGratuit, GPL ; essai MantisHubMantisHub Gold 27,50 $ par mois (15 utilisateurs) ; passage par Mantis 1.3.3
OpenProjectProjet completCommunity gratuiteCloud dès 5,95 € par utilisateur et par mois, 5 utilisateurs minimum (29,75 €), 25 sur site ; CSV seulement
LinearRepartir de zéro250 tickets, 2 équipesBasic 10 $ par utilisateur et par mois à l'année ; CSV sans commentaires

Prix d'entrée hors taxes, susceptibles de changer. Vérifie toujours sur ta vraie taille d'équipe.

Plan de migration

Migrer depuis Bugzilla en huit étapes

L'ordre compte. Chaque étape protège quelque chose : ton historique, les liens entre bugs, les numéros cités dans ton code, et la patience de tes utilisateurs.

01

Faire l'inventaire de ce que ta base contient vraiment

Jour 1

Note ta version exacte de Bugzilla, le nombre de produits, de composants et de bugs, les champs personnalisés, les flags, les requêtes sauvegardées que l'équipe utilise chaque jour, et les extensions installées. Compte aussi les bugs ouverts : c'est souvent moins de 10 % de la base.

Pourquoi ? Parce que la version décide de tes outils (YouTrack exige 5.0.4, les vieux scripts Redmine et Mantis visent la branche 2.x), et que le nombre de bugs ouverts décide s'il vaut la peine de tout migrer.

Durée
une demi-journée
Risque si bâclé
outil incompatible
02

Lancer le contrôle d'intégrité de Bugzilla

Jour 1

Dans l'administration de Bugzilla, lance le « Sanity Check ». Il repère les dépendances cassées, les comptes incohérents et les compteurs faux. Corrige ce qu'il signale avant d'exporter : un importeur s'arrête souvent sur la première incohérence, au milieu d'un import de plusieurs heures.

Recommandé par
la doc d'import Atlassian
Durée
quelques minutes à une heure
03

Mettre Bugzilla à niveau si l'outil l'exige

Avant export

Pour YouTrack, une base en 4.4 doit passer en 5.0.4 ou 5.2, avec les modules Perl JSON. Pour MantisBT, c'est l'inverse : on importe dans une vieille version de Mantis puis on met Mantis à jour. Fais la mise à niveau sur une copie de la base, jamais sur la production.

YouTrack
5.0.4 minimum
Jira Server
jusqu'à 4.4.4
04

Préparer la correspondance des comptes

Point dur

Fais une table : e-mail Bugzilla, compte dans la destination. C'est le point qui a le plus coûté au projet D, qui a dû refaire les abonnements aux bugs à la main. Avec bugzilla2gitlab, chaque compte doit exister avant l'import ; les inconnus finissent sur un compte générique.

Format
une ligne par utilisateur
Risque si bâclé
auteurs perdus
05

Couper les notifications avant l'import

Le jour J

Un import recrée chaque commentaire, et chaque commentaire peut déclencher un e-mail. Sur une base de quelques milliers de bugs, ce sont des dizaines de milliers de messages. Désactive l'envoi de mails de la destination pendant l'import, et réactive-le après.

Concerne
GitLab, GitHub, Jira
06

Importer un projet pilote et compter

Contrôle

Importe un seul produit dans un espace de test. Compare ensuite, bug par bug sur un échantillon : statut, résolution, nombre de commentaires, pièces jointes, dépendances. C'est ce contrôle qui aurait évité à Wireshark ses bugs « RESOLVED FIXED » restés ouverts.

Échantillon
20 à 50 bugs
Contrôle
chiffres avant et après
07

Décider : tout migrer, ou seulement les bugs ouverts

Décision

Migrer seulement les bugs ouverts (le choix de Xfce) divise le travail et les erreurs. Le reste de l'historique reste consultable dans Bugzilla, passé en lecture seule. Si tu migres tout, garde une table « ancien numéro, nouveau numéro » : tes messages de commit citent des numéros Bugzilla depuis des années.

Table de correspondance
ancien vers nouveau numéro
08

Basculer, puis figer Bugzilla en lecture seule

Fin

Le jour J, ferme la création de bugs dans Bugzilla, comme Red Hat l'a fait pour RHEL. Ajoute sur chaque bug migré un lien vers son nouveau ticket, et passe-le dans un statut clair (« MIGRATED » chez Red Hat). Garde le serveur en lecture seule au moins un cycle de version, puis archive la base.

Garder Bugzilla
au moins un cycle de version
Risque si bâclé
liens morts dans le code

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Les pièges de migration

Ce qui fait rater une migration Bugzilla

Les mêmes erreurs reviennent sur les listes de diffusion des projets qui ont fait le saut. Aucune n'est spectaculaire. Chacune coûte des semaines de nettoyage.

Croire qu'un script gère tout

bugzilla2github prévient lui-même : ni sauvegarde, ni retour arrière. Fais une copie de la base et de la destination avant chaque essai.

Importer dans la production du premier coup

La tâche rake de Redmine efface les données existantes. Un import raté dans GitLab laisse des centaines de tickets à supprimer un par un. Toujours un espace de test d'abord.

Oublier les comptes

Des auteurs remplacés par un compte « bugzilla » rendent l'historique illisible. La table des comptes se fait avant, pas après.

Perdre les numéros

Tes commits, ton wiki et tes notes de version citent des numéros Bugzilla. Sans table de correspondance ou serveur en lecture seule, ces liens meurent.

Spammer toute l'équipe

Un import avec notifications actives envoie un e-mail par commentaire recréé. Coupe-les avant.

Comparer les outils sans comparer les imports

Le prix par utilisateur compte moins que les jours de migration. Notre classement des outils de suivi de bugs compare aussi les outils qui ne viennent pas de Bugzilla, et notre classement des logiciels de gestion de projet aide si tu veux réunir bugs et projets.

  • Version de Bugzilla et nombre de bugs ouverts notés
  • Sanity Check lancé et corrigé
  • Base copiée avant tout essai
  • Mise à niveau faite si l'outil l'exige
  • Table des comptes prête
  • Notifications coupées dans la destination
  • Projet pilote importé et compté
  • Périmètre décidé : tout ou bugs ouverts
  • Table ancien numéro vers nouveau numéro gardée
  • Bugzilla figé en lecture seule, avec un lien vers chaque nouveau ticket
FAQ · 8 questions

Questions fréquentes sur l'alternative à Bugzilla

  • Bugzilla est-il encore maintenu en 2026 ?

    Oui, mais lentement. Les dernières versions stables datent de 2024, le développement repose sur des bénévoles, et en 2026 la branche Harmony est devenue la branche principale, sans date annoncée pour Bugzilla 6. Pour une base en production, prévois de toute façon la mise à jour vers 5.2 si tu es encore en 4.4, branche dont l'arrêt a été lancé avec la sortie de 5.2.

  • Quelle alternative open source à Bugzilla héberger soi-même ?

    Redmine si tu veux aussi un Gantt et un wiki, MantisBT si tu veux un pur suivi de bugs, OpenProject pour une gestion de projet complète, GitLab si tu veux le code au même endroit. Les quatre s'installent sur ton serveur. Aucun n'a un import Bugzilla moderne : compte sur le CSV ou un script.

  • Bugzilla ou Jira : lequel choisir ?

    Jira si ton entreprise y est déjà et que tu veux des tableaux de bord et une API moderne, comme Red Hat. Bugzilla si tu veux un outil gratuit chez toi et que l'interface ne te gêne pas. Jira est gratuit jusqu'à 10 utilisateurs, puis Standard coûte 8,48 $ par utilisateur et par mois. Notre page alternative à Jira liste ce que les équipes lui reprochent.

  • Comment migrer de Bugzilla vers Jira Cloud ?

    Par un export CSV de Bugzilla, puis l'import CSV de Jira. L'importeur Bugzilla direct n'existe que pour Jira Server et Data Center, et il n'a été maintenu que jusqu'à Bugzilla 4.4.4. Les pièces jointes et le champ « QA contact » demandent un traitement à part.

  • Comment migrer de Bugzilla vers GitLab ou GitHub ?

    Avec un script communautaire : bugzilla2gitlab ou bugzilla2github. Les deux lisent l'export XML de Bugzilla. Prépare la table des comptes, coupe les notifications, et fais un essai sur un projet jetable avant l'import réel.

  • Peut-on garder les numéros de bugs Bugzilla ?

    Rarement à l'identique. bugzilla2github crée des tickets fantômes pour garder la numérotation, les autres outils renumérotent. La solution qui marche partout : une table de correspondance et un Bugzilla en lecture seule, avec un lien de chaque ancien bug vers son nouveau ticket.

  • Combien de temps prend une migration Bugzilla ?

    Notre estimation pour une base moyenne : une à deux semaines, soit une journée de préparation (inventaire, contrôle d'intégrité, comptes), quelques jours d'essais sur un projet pilote, puis l'import final et la bascule. Une mise à niveau de Bugzilla ajoute du temps si tu es encore en 4.4.

  • Bugzilla est-il gratuit, et une alternative l'est-elle aussi ?

    Bugzilla est gratuit, sous licence Mozilla Public License 2.0 ; tu paies seulement le serveur. Redmine, MantisBT et OpenProject Community le sont aussi. GitHub Free, GitLab Free, Linear Free et Jira Free conviennent à une petite équipe. Notre classement des outils de suivi de bugs détaille les offres gratuites.

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