Quel logiciel d'e-discovery choisir pour une entreprise en 2026 ?

Une enquête interne, un litige avec un partenaire américain, une demande d'autorité : le bon outil gèle les données, les collecte proprement et les rend lisibles, sans que la facture s'emballe.

Un logiciel d'e-discovery (découverte électronique) sert à retrouver, préserver et produire les données d'une entreprise quand un litige, une enquête interne ou une autorité l'exige. Côté direction juridique, le travail commence bien avant la relecture : il faut d'abord geler les boîtes mail, les fichiers et les conversations Teams des personnes concernées (c'est le legal hold, ou conservation légale), puis les collecter sans abîmer leurs métadonnées. Le cabinet d'avocats arrive souvent après. L'entreprise, elle, tient les deux bouts.

La réponse courte. Everlaw est le meilleur choix d'ensemble : utilisateurs illimités, connecteur Microsoft 365, avocats externes invités sans licence en plus. RelativityOne tient les volumes extrêmes et peut tourner dans une région France. Microsoft Purview eDiscovery est déjà dans ta licence si ton entreprise est en Microsoft 365 E3 ou E5. ZDiscovery est le plus simple pour envoyer et suivre des legal holds. Logikcull et GoldFynch suffisent pour un petit dossier ponctuel.

Ce que les annuaires ne disent pas : presque aucun éditeur n'affiche de prix, et chacun facture une unité différente (le gigaoctet hébergé, le gigaoctet traité, l'utilisateur, le document relu par l'IA). Nous avons ramené ces modèles à des cas d'entreprise, relevé les limites de Purview que Microsoft écrit en petit, et indiqué où tes données peuvent dormir. Tu es avocat et tu équipes ton cabinet ? Notre classement pour cabinets d'avocats part de ton métier.

Romain CochardCEO de Hack'celeration
Mis à jour 20268logiciels classés4autres outils décrits1 Tola taille maximale d'un jeu de revue dans Purview

Le classement est éditorial : une place sponsorisée est toujours signalée sur sa fiche, et aucun lien affilié ne change une note.

En un coup d'œil

Les 8 logiciels d'e-discovery pour l'entreprise

Le classement suit nos notes et vise la direction juridique, la conformité ou l'équipe IT qui gère elle-même ses dossiers. Lis d'abord la colonne de facturation : elle pèse plus sur ta facture que n'importe quel prix d'appel.

Idéal pourUnité de facturationOffre gratuiteTaille d'équipeVoir
1EverlawLe meilleur choix d'ensembleAu volume de données, utilisateurs illimités4.5/5Sur devis—Directions juridiques qui ouvrent plusieurs dossiers par anVoir →
2RelativityOnePour les enquêtes à très gros volumeSur devis, souvent via un prestataire4.3/5Sur devis—Grands groupes aux enquêtes répétéesVoir →
3Microsoft Purview eDiscoveryDéjà dans ta licence Microsoft 365Licence Microsoft 365, usage Azure pour certains cas4.2/5Inclus dans Microsoft 365 E3 et E5—Entreprises déjà en Microsoft 365Voir →
4DISCOL'IA de revue sans créditsAu Go traité, Auto Review au document4.2/5Sur devis—Entreprises face à un contentieux américainVoir →
5ZDiscoveryLe legal hold le plus simpleAbonnement annuel, utilisateurs illimités4.1/5Sur devis (abonnement annuel)—Directions juridiques qui gèrent des holds toute l'annéeVoir →
6LogikcullLe plus simple à lancerAu Go, au mois ou à l'année4.1/5Sur devis (au Go, minimum 10 Go)—PME sans équipe e-discoveryVoir →
7NextpointSans frais de donnéesPar utilisateur et par mois4.0/5Sur devis (par utilisateur et par mois)—Archives longues, petite équipeVoir →
8GoldFynchLe moins cher pour un petit dossierForfait par dossier selon le volume3.9/527 $ par mois (3 Go)—Petits dossiers ponctuelsVoir →

Notes sur cinq critères pondérés, détaillés dans la méthode. Les six outils déjà présents dans notre classement pour cabinets gardent exactement la même note. Prix en dollars hors taxes, lus en 2026 sur les pages officielles des éditeurs, qui n'affichent pas d'euros. « Sur devis » : l'éditeur ne publie pas de grille et chiffre chaque dossier. Aucun outil n'a d'offre gratuite permanente.

Ton outil n'est pas sur cette page ? Écris-nous : hello@hackceleration.com

Notre méthode

Comment on a comparé et noté

Cette page répond à une question d'entreprise : quel outil prendre pour préserver, collecter et relire ses propres données quand un litige ou une enquête arrive ? Elle ajoute donc deux outils que le classement pour cabinets ne classait pas : Microsoft Purview eDiscovery, déjà présent dans beaucoup de licences, et ZDiscovery, pensé pour les directions juridiques.

Nous avons lu la page de prix et la documentation officielle de chaque éditeur, puis les avis publiés par les utilisateurs et les discussions entre praticiens. Les huit outils sont comparés sur leurs pages publiques, sans ouvrir de compte. Everlaw, RelativityOne, DISCO, Logikcull, Nextpoint et GoldFynch gardent la note de notre classement pour cabinets : une valeur par outil sur tout le site.

Les fonctionnalités pèsent le plus, parce qu'une conservation mal posée ou une collecte incomplète se paie devant un juge, pas en euros. Le rapport qualité-prix et la facilité comptent ensuite à parts égales : une direction juridique a rarement un technicien e-discovery à plein temps.

  1. Facilité d'utilisationPrise en main par un juriste ou un responsable conformité sans formation lourde : poser un hold, lancer une recherche, annoter.
    20 %
  2. Rapport qualité-prixPrix réel sur un dossier d'entreprise, lisibilité du modèle, frais annexes (volume décompressé, IA à crédits, minimum d'utilisateurs).
    20 %
  3. Fonctionnalités et profondeurLegal hold, collecte, traitement, IA de revue, caviardage, production. Le cœur du besoin, d'où le poids le plus fort.
    30 %
  4. Support client et accompagnementFormation et migration incluses, réactivité relevée dans les avis, accompagnement sans prestataire obligatoire.
    15 %
  5. Intégrations disponiblesConnecteurs Microsoft 365, Google Workspace, Slack, intégrations RH, régions d'hébergement en Europe.
    15 %
8logiciels classés
4autres outils décrits
2026pages officielles relues

Le classement est éditorial : une place sponsorisée est toujours signalée sur sa fiche, et aucun lien affilié ne change une note.

Directions juridiques

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1
Le meilleur choix d'ensemble

Everlaw

4.5/5

Everlaw est la plateforme que nous conseillons en premier à une direction juridique. La raison tient à son modèle : les licences utilisateurs sont illimitées sur toutes les formules. Tu ouvres un accès au juriste interne, à la conformité, aux RH et au cabinet externe sans que la facture bouge. Chez un éditeur qui facture au siège, la même équipe de dix personnes coûte dix fois le prix d'appel.

Côté collecte, Everlaw se branche sur Microsoft 365, Google Workspace et Zoom. Tu récupères e-mails, fichiers et enregistrements de réunion sans export manuel. Le traitement monte jusqu'à un million de documents par heure, et la transcription audio et vidéo est intégrée. Pour une enquête interne qui mêle e-mails, conversations et appels enregistrés, c'est un vrai gain de temps.

La revue est solide. Le predictive coding apprend de tes premières décisions pour classer le reste, le regroupement par concepts fait remonter les sujets, et le caviardage par lots va jusque dans les tableurs et les vidéos. La traduction automatique et les extractions sont incluses document par document. Deep Dive, l'IA qui interroge tout un corpus, consomme en revanche des crédits. Côté sécurité, l'éditeur affiche SOC 2 Type 2, FedRAMP Moderate et GovRAMP Moderate.

Sa limite : aucun prix public. Tout passe par un devis au volume, et les crédits d'IA s'ajoutent si tes équipes s'en servent beaucoup. Les avis signalent aussi un détail agaçant : les recherches d'un collègue restent invisibles tant qu'il ne les partage pas.

Astuce : onboarding, formation et migration standard sont inclus. Si tu quittes un autre outil, fais écrire dans le devis le volume repris et les formats de production attendus.

Points forts
  • Licences utilisateurs illimitées sur toutes les formules
  • Connecteurs Microsoft 365, Google Workspace et Zoom
  • Traitement jusqu'à un million de documents par heure
  • Transcription audio et vidéo intégrée
+Avantages
  • ✓Cabinet externe, RH et conformité invités sans surcoût
  • ✓Onboarding, formation et migration standard inclus
  • ✓SOC 2 Type 2 et FedRAMP Moderate
−Inconvénients
  • ✗Aucun prix public, tout passe par un devis
  • ✗Deep Dive et l'IA sur plusieurs documents à crédits
  • ✗Recherches enregistrées invisibles tant qu'on ne les partage pas
Verdict

Le meilleur choix si ta direction juridique ouvre plusieurs dossiers par an et travaille avec des cabinets externes. Fais chiffrer les crédits d'IA sur un vrai dossier avant de signer, et prends l'habitude de partager les recherches dès la première semaine.

Demander un devis à Everlaw → →
2
Pour les enquêtes à très gros volume

RelativityOne

4.3/5

RelativityOne est la plateforme que les grands cabinets et les prestataires d'e-discovery connaissent tous. Pour une entreprise, ça compte : quand ton cabinet externe ou la partie adverse travaille déjà dessus, échanger des productions devient plus simple. C'est aussi l'outil qui tient les volumes que les autres refusent.

Son atout européen est documenté. Tu peux choisir une instance en France, en Allemagne, en Irlande, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni ou en Suisse, et les données restent dans la région choisie. L'instance néerlandaise traite l'IA dans la zone de données de l'Union européenne, et l'éditeur s'engage à ne pas utiliser les données clients pour entraîner des modèles tiers. Pour une enquête sur des salariés en France, c'est l'argument qui rassure ton délégué à la protection des données.

Le prix reste opaque, et la plupart des entreprises passent par un prestataire. Un revendeur publie quand même ses tarifs dans un catalogue public britannique : 7 £ par Go et par mois pour les données en revue, 2,50 £ pour les données en pré-analyse (évaluation préliminaire du dossier), 1,50 £ pour les données dormantes, utilisateurs inclus. Ce n'est pas le prix de Relativity, mais ça donne un ordre de grandeur et ça montre ce que tu gagnes à archiver vite.

Sa limite : la prise en main. Les avis jugent la courbe d'apprentissage raide et notent qu'un premier paramétrage demande beaucoup d'échanges avec le prestataire. Sur un dossier ponctuel de quelques gigaoctets, le rapport qualité-prix décroche.

Points forts
  • Instance possible en France, Allemagne, Irlande, Pays-Bas, Royaume-Uni ou Suisse
  • Données clients jamais utilisées pour entraîner des modèles tiers
  • IA de l'instance néerlandaise traitée dans la zone de données de l'Union européenne
  • Tarif dormant public chez un revendeur : 1,50 £ par Go et par mois
+Avantages
  • ✓Plateforme que connaissent la plupart des prestataires
  • ✓Région France documentée par l'éditeur
  • ✓Stockage dormant bien moins cher que la revue chez les revendeurs
−Inconvénients
  • ✗Pas de région Espagne
  • ✗Paramétrage lourd, souvent avec un prestataire
  • ✗Cher sur un petit dossier ponctuel
Verdict

À retenir si ton groupe enchaîne les enquêtes ou fait face à une procédure américaine lourde. Négocie dès le départ le tarif des données dormantes : c'est là que se joue la facture des années suivantes.

Découvrir RelativityOne → →
3
Déjà dans ta licence Microsoft 365

Microsoft Purview eDiscovery

4.2/5

Avant d'acheter quoi que ce soit, regarde ta licence Microsoft. Si ton entreprise est en Microsoft 365 Enterprise E3 ou E5, elle a déjà Purview eDiscovery. E3 couvre la recherche, la conservation et l'export. E5 ajoute les fonctions premium : jeux de revue, analyses, gestion avancée des dépositaires (les personnes dont on préserve les données). Les administrateurs et les utilisateurs de l'outil ont besoin de la licence adaptée.

Pour une direction juridique, c'est souvent la meilleure première marche. Tu poses la conservation là où vivent les données, jusqu'à 2 000 boîtes mail par dossier en premium, sans rien copier. Le stockage des données Microsoft 365 est compris dans l'abonnement. Seuls certains usages se paient à l'usage sur Azure, comme les données d'IA hors Microsoft 365 ou l'API d'export en E3.

Les limites sont écrites dans la documentation, et il faut les connaître avant de conclure qu'un document n'existe pas. Un jeu de revue s'arrête à 1 To et un dossier à 40 millions de documents. Les pièces jointes de plus de 150 Mo ne sont pas indexées, pas plus que les images jointes : un contrat scanné envoyé en photo échappe à ta recherche par mot-clé. L'OCR va jusqu'à 24 Mo. L'export plafonne à 5 To par jour en premium, et les fichiers PST sont découpés à 10 Go. Si ton tenant change de région, les dossiers ne suivent pas.

Sa limite : Purview voit Microsoft 365, pas le reste. Dès que les données sont dans Google Workspace, Slack ou un disque saisi, ou que la revue réunit plusieurs avocats externes, une plateforme dédiée reprend la main. Beaucoup d'entreprises font les deux : conservation et collecte dans Purview, revue dans Everlaw ou RelativityOne.

Points forts
  • Conservation en place jusqu'à 2 000 boîtes mail par dossier (premium)
  • Stockage des données Microsoft 365 compris
  • Jeux de revue jusqu'à 1 To
  • Export jusqu'à 5 To par jour en premium
+Avantages
  • ✓Rien à acheter si tu es déjà en E5
  • ✓Les données ne quittent pas ton tenant
  • ✓Holds posés par l'IT et le juridique, sans prestataire
−Inconvénients
  • ✗Images jointes et pièces de plus de 150 Mo non indexées
  • ✗Pensé pour les données Microsoft 365, peu d'options au-delà
  • ✗Revue moins confortable qu'une plateforme dédiée
Verdict

Le point de départ de toute entreprise en Microsoft 365 : pose tes holds et collecte ici. Pour relire un gros dossier avec un cabinet externe, exporte vers une plateforme dédiée.

Lire la documentation Purview → →
4
L'IA de revue sans crédits

DISCO

4.2/5

DISCO a construit sa plateforme autour d'une idée : l'IA fait partie du prix. Cecilia, son assistant, s'utilise sans limite et sans surcoût. Tu interroges le dossier, tu fais résumer un échange, tu cherches un fait sans compter des crédits. Pour une direction juridique qui doit comprendre vite un dossier avant de briefer ses avocats, c'est précieux.

Le modèle se lit simplement : tu paies au Go de données traitées. Deux lignes demandent de l'attention. Le module Hold, qui gère les conservations légales, se facture lui aussi au Go, avec des demandes, des utilisateurs et des dépositaires illimités. Et Auto Review, la première passe de revue confiée à l'IA, se paie par document, en plus du volume. Sur un gros dossier, cette ligne peut peser plus lourd que le stockage.

Les utilisateurs apprécient la prise en main : DISCO a l'une des meilleures notes de facilité du marché. Ils lui reprochent une recherche parfois lente. Dans les comparaisons d'avis, Everlaw passe un cran devant sur le service et la négociation.

Sa limite : aucun prix public, et un outil pensé pour la procédure américaine. Pour un dossier purement français, tu paieras des fonctions dont tu ne te serviras pas.

Points forts
  • IA Cecilia illimitée, sans crédits
  • Module Hold au Go, dépositaires illimités
  • Auto Review pour la première passe de revue
  • Services proposés sur quatre niveaux
+Avantages
  • ✓Modèle lisible : le volume traité
  • ✓IA intégrée au flux de revue
  • ✓Prise en main saluée dans les avis
−Inconvénients
  • ✗Auto Review facturé par document en plus du Go
  • ✗Recherche jugée lente sur les gros volumes
  • ✗Aucun prix public
Verdict

Le bon choix si ton entreprise plaide aux États-Unis et veut que l'IA fasse le premier tri. Fais simuler Auto Review sur un échantillon réel avant de signer.

Demander un devis à DISCO → →
Labs juridique

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5
Le legal hold le plus simple

ZDiscovery

4.1/5

ZDiscovery, de Zapproved (groupe Exterro), est l'outil du classement le plus pensé pour la direction juridique d'entreprise. Son point de départ, c'est le legal hold : envoyer l'avis de conservation aux salariés concernés, suivre qui l'a reconnu, relancer les retardataires et lever la mesure quand le dossier se ferme, avec une piste d'audit pour le prouver.

Deux abonnements annuels existent. Hold + Preserve couvre la conservation, la préservation des données en place et les intégrations RH : tu sais qu'un dépositaire quitte l'entreprise avant que sa boîte mail soit supprimée. Hold, Preserve + Collect, Review ajoute la collecte Office 365, un traitement qui tourne sur le moteur de Nuix, la revue, le caviardage et la numérotation Bates des pièces produites.

Les utilisateurs sont illimités et tes avocats externes entrent sans surcoût. Migration, formation et support sont inclus. Il n'y a pas d'essai : la découverte passe par une démo.

Sa limite : la revue reste moins riche que chez Everlaw ou RelativityOne pour un contentieux de plusieurs millions de documents, et aucun montant n'est publié. Vois-le comme l'outil du quotidien de ta direction juridique, avec une plateforme plus lourde en renfort pour les dossiers hors norme.

Points forts
  • Legal hold avec suivi des accusés de réception et piste d'audit
  • Intégrations RH pour repérer les départs de dépositaires
  • Collecte Office 365 et traitement sur moteur Nuix
  • Caviardage et numérotation Bates
+Avantages
  • ✓Pensé pour la direction juridique, pas pour un cabinet
  • ✓Utilisateurs illimités, avocats externes inclus
  • ✓Migration, formation et support inclus
−Inconvénients
  • ✗Pas d'essai gratuit
  • ✗Aucun montant publié
  • ✗Revue moins poussée sur les très gros dossiers
Verdict

Le meilleur outil pour industrialiser les legal holds dans une entreprise de taille moyenne. Branche l'intégration RH dès le premier jour : c'est elle qui évite de perdre la boîte mail d'un salarié qui part.

Voir les formules de ZDiscovery → →
6
Le plus simple à lancer

Logikcull

4.1/5

Logikcull, aujourd'hui dans le groupe Reveal, vise ceux qui n'ont pas d'expert e-discovery en interne. Tu glisses les fichiers, l'outil les traite et les rend cherchables, puis tu filtres. Pour une PME qui reçoit une demande de pièces dans un litige commercial, c'est souvent la façon la plus rapide de démarrer.

Trois formules. Pay As You Go se paie au mois, au Go, avec un minimum de 10 Go et sans engagement ; utilisateurs, projets et téléchargements sont illimités, le support dans l'outil répond 24 heures sur 24 cinq jours sur sept, et un dossier test est prévu. L'abonnement annuel ajoute l'IA de Reveal, la transcription audio et vidéo, le filtrage des conversations Slack, la détection et le caviardage des données personnelles. Corporate Suite, la formule entreprise, ajoute les legal holds illimités et la collecte depuis plus de 31 sources.

Aucun montant n'est affiché. L'éditeur a aussi annoncé la fin de l'hébergement facturé au Go par mois, au profit de plans par dossier : demande quel modèle s'applique à ton contrat avant de comparer.

Sa limite : le volume se compte après décompression, rappellent les avis. Une archive compressée gonfle une fois ouverte, et c'est ce volume-là qui compte. Archive le projet le jour où le dossier se ferme.

Points forts
  • Chargement par glisser-déposer, traitement et OCR automatiques
  • Utilisateurs, projets et téléchargements illimités
  • Corporate Suite : legal holds illimités, collecte depuis plus de 31 sources
  • Filtrage Slack et caviardage des données personnelles en annuel
+Avantages
  • ✓La prise en main la plus rapide du classement
  • ✓Sans engagement en formule mensuelle
  • ✓Support dans l'outil 24 heures sur 24, 5 jours sur 7
−Inconvénients
  • ✗Volume compté après décompression
  • ✗Aucun montant publié
  • ✗Moins puissant que les premiers sur les gros volumes
Verdict

Le meilleur outil pour une PME qui fait de l'e-discovery de temps en temps. Si les legal holds deviennent réguliers, compare Corporate Suite à ZDiscovery sur un an.

Voir les formules de Logikcull → →
7
Sans frais de données

Nextpoint

4.0/5

Nextpoint prend le contre-pied du marché : tu paies les personnes, pas les données. Dossiers illimités, hébergement gratuit, et ni le stockage, ni l'OCR, ni le dédoublonnage, ni la production ne sont facturés. Trois formules existent, Essential, Advanced et Apex, la dernière sur mesure.

Aucun montant n'est publié : l'éditeur facture un tarif mensuel par utilisateur, avec une remise en paiement annuel. Pour une entreprise qui garde des archives de contentieux en ligne pendant des années, ce modèle évite une facture qui grossit chaque mois.

Le calcul s'inverse quand l'équipe grossit. Une enquête qui mobilise dix relecteurs coûte dix licences. L'onboarding sur mesure est payant, et les services comme la collecte forensique ou la revue gérée se paient à part. Pas d'essai, une démo.

Sa limite pour une entreprise européenne : aucune information publique sur un hébergement hors des États-Unis. Pose la question par écrit avant de charger des données de salariés.

Points forts
  • Aucun frais de stockage, d'OCR ou de production
  • Dossiers illimités sur toutes les formules
  • Remise en paiement annuel
  • Collecte forensique et revue gérée en option
+Avantages
  • ✓Le seul modèle sans frais de données du classement
  • ✓Facture sans surprise liée au volume
  • ✓Prévisible sur les dossiers qui durent
−Inconvénients
  • ✗Cher dès que l'équipe de relecture grossit
  • ✗Pas d'essai gratuit
  • ✗Aucune information publique sur un hébergement en Europe
Verdict

Imbattable pour garder des centaines de gigaoctets en ligne avec une petite équipe. Fais le calcul inverse dès que plus de cinq personnes doivent se connecter.

Voir les formules de Nextpoint → →
8
Le moins cher pour un petit dossier

GoldFynch

3.9/5

GoldFynch est le seul éditeur du classement qui publie toute sa grille. Un dossier de 3 Go coûte 27 $ par mois, 10 Go 76 $. Au-delà de 300 Go, chaque tranche de 50 Go ajoute 275 $. Tu paies le palier choisi, pas le volume réellement stocké. Utilisateurs, traitement, OCR et productions sont gratuits et illimités.

Pour une entreprise, deux lignes changent la facture. Le plan Organisation coûte 200 $ par mois, même sans dossier ouvert, en plus des dossiers. Et l'hébergement hors des États-Unis coûte environ 50 % de plus : à prévoir si tes données doivent rester en Europe. Les administrations et les associations ont 10 % de remise le premier mois au-delà de 15 Go.

Sur le terrain, le prix fait l'unanimité. Un praticien qui a douze ans de métier le recommande en notant que les concurrents facturent ce qu'on peut faire soi-même. Les manques cités sont précis : pas de panneau de revue détachable pour travailler sur deux écrans, pas de détection des quasi-doublons, des contrôles de sécurité avancés limités.

Sa limite pour une direction juridique : GoldFynch ne met en avant ni legal hold ni collecte Microsoft 365. C'est un outil de revue pour petits dossiers, pas un outil de gouvernance.

Points forts
  • Grille publique : 27 $ pour 3 Go, 76 $ pour 10 Go
  • Utilisateurs, traitement, OCR et productions gratuits
  • Remise de 10 % le premier mois pour administrations et associations
  • Dossier d'essai gratuit pendant 90 jours
+Avantages
  • ✓Le seul prix lisible avant de parler à un commercial
  • ✓Le moins cher du classement sur un petit dossier
  • ✓Paiement au palier choisi, pas au volume stocké
−Inconvénients
  • ✗Legal hold et collecte Microsoft 365 non mis en avant
  • ✗Hébergement hors États-Unis environ 50 % plus cher
  • ✗Plan Organisation facturé même sans dossier
Verdict

Le bon point d'entrée pour un litige ponctuel de quelques gigaoctets. Dès que les holds se multiplient, Purview, ZDiscovery ou Logikcull Corporate Suite prennent le relais.

Voir la grille de GoldFynch → →
Bien choisir

Quel outil d'e-discovery pour ta situation

Une entreprise n'achète pas un outil d'e-discovery comme un cabinet. Elle a besoin de conserver avant de relire, et ses données vivent presque toujours dans Microsoft 365 ou Google Workspace. Six situations reviennent.

Ton entreprise est en Microsoft 365 E3 ou E5

Commence par Purview. Pose les holds et lance les recherches là où vivent les données, sans rien acheter. Passe à une plateforme dédiée seulement pour la revue d'un gros dossier, ou si une partie des données est ailleurs.

Tu poses des legal holds toute l'année

ZDiscovery ou Logikcull Corporate Suite. Suivi des accusés de réception, relances et intégrations RH comptent plus que la puissance de revue. Le module Hold de DISCO convient si tu es déjà client de sa plateforme.

Une enquête interne sensible en France

Exige un hébergement en France ou dans l'Union européenne, un contrat qui interdit l'entraînement de modèles sur tes données, et un humain qui valide chaque conclusion. RelativityOne documente une région France ; pour les autres, fais-le écrire.

Un contentieux américain lourd

Everlaw, DISCO ou RelativityOne, choisis avec ton cabinet. Le bon outil est souvent celui que ton conseil maîtrise déjà. Négocie le volume, les crédits d'IA et le stockage dormant avant le premier chargement. Avant le premier envoi, saisis le SISSE.

Un litige ponctuel de quelques gigaoctets

GoldFynch si tu veux un prix connu d'avance : 76 $ par mois pour 10 Go. Logikcull si tu préfères un support dans l'outil et une formule mensuelle sans engagement.

Des archives de contentieux à garder des années

Nextpoint, qui ne facture pas les données. Le modèle tient tant que trois ou quatre personnes se connectent ; au-delà, compare avec Everlaw et ses utilisateurs illimités.

Hors classement

Quatre autres outils à connaître

Ces noms reviennent dans les recherches et les appels d'offres. Ils sortent du classement faute de prix lisible ou parce qu'ils visent un autre besoin.

01

Reveal : la maison mère de Logikcull

Plateforme

Reveal regroupe plusieurs marques, dont Logikcull, Onna (collecte depuis les applications cloud) et Ask, son IA en option. Les prix se paient à l'usage ou en abonnement, avec des utilisateurs illimités sur toutes les formules. Aucun montant n'est publié : c'est une option pour un grand groupe qui veut une seule plateforme du hold à la revue.

Prix
Sur devis
Atout
Utilisateurs illimités
02

Nuix : le moteur des équipes forensiques

Forensique

Nuix, éditeur australien, traite de très gros volumes de données hétérogènes. Son moteur fait tourner le traitement de ZDiscovery. Pas d'essai, prix sur contact : il vise les équipes d'investigation et les prestataires, pas une direction juridique qui débute.

Prix
Sur devis
03

Exterro : gouvernance et forensique

Gouvernance

Exterro, maison mère de Zapproved, vend une suite plus large : gouvernance des données, protection de la vie privée, outils forensiques FTK. Tout est sur devis. À regarder si ton projet dépasse l'e-discovery et touche toute la gouvernance de l'information.

Prix
Sur devis
04

ZyLAB : le nom d'origine européenne

Europe

ZyLAB, né à Amsterdam et aujourd'hui dans le groupe IPRO et Reveal, est le seul éditeur d'origine européenne que nous avons repéré sur ce marché. Il ne publie ni prix ni détail d'hébergement : demande-les par écrit si l'origine européenne compte pour toi.

Origine
Amsterdam
Les astuces

Six astuces pour payer moins et ne rien perdre

Des réglages et des pièges tirés de la documentation des éditeurs et des retours de praticiens. Chacun change la facture ou la solidité de ton dossier.

01

Pose le hold dans Purview, exporte seulement ce qui sert

Coût

Si tu es en E3 ou E5, la conservation dans Purview ne coûte rien de plus et les données restent dans ton tenant. N'exporte vers une plateforme payante que le périmètre filtré par dépositaires, dates et mots-clés. Chaque gigaoctet qui reste chez Microsoft est un gigaoctet que tu ne paies pas ailleurs.

Plafond
2 000 boîtes mail par dossier (premium)
02

Vérifie les éléments partiellement indexés

Fiabilité

Purview n'indexe ni les images jointes ni les pièces de plus de 150 Mo. Une recherche à zéro résultat ne prouve donc rien. Ouvre le rapport des éléments partiellement indexés et traite-les à part, avec un OCR ou une revue manuelle, avant d'écrire à ton avocat qu'un document n'existe pas.

OCR
Jusqu'à 24 Mo par fichier
03

Trie avant de charger

Volume

Chez les éditeurs qui facturent au volume, chaque fichier inutile se paie chaque mois. Dédoublonne, retire les fichiers système connus (le DeNIST, qui compare chaque fichier à une liste de références publique), et filtre par dates et par domaines d'e-mail dès que le périmètre est fixé. Rappelle-toi que le volume compte souvent après décompression.

04

Passe en stockage dormant dès la fin de la revue

Coût

Un dossier clos qui reste en revue continue de coûter plein tarif. Chez un revendeur de RelativityOne, la donnée dormante coûte 1,50 £ par Go et par mois contre 7 £ en revue. Chez Logikcull, archive le projet. Mets la date de bascule dans ton calendrier le jour de l'ouverture du dossier.

Écart
1,50 £ contre 7 £ par Go et par mois
05

Fais chiffrer les lignes que la grille ne montre pas

Contrat

Le prix au Go n'est qu'une ligne. Demande par écrit le traitement, la production, les frais de projet et les minimums. Et les pièges propres à chaque éditeur : Auto Review par document chez DISCO, crédits Deep Dive chez Everlaw, licence par relecteur chez Nextpoint, hébergement hors États-Unis environ 50 % plus cher chez GoldFynch.

06

Enquête interne : quatre clauses avant le premier fichier

Conformité

Pour des pièces d'enquête sur des salariés, pas d'IA grand public. Exige un contrat qui interdit l'entraînement de modèles sur tes données, un hébergement en France ou dans l'Union européenne, et un humain qui valide chaque conclusion de l'IA. Ajoute une durée de conservation et la suppression en fin de dossier.

Questions fréquentes

Tes questions sur l' e-discovery en entreprise

  • Quelle différence entre legal hold et e-discovery ?

    Le legal hold gèle les données ; l'e-discovery les retrouve, les relit et les produit. Le hold vient d'abord : dès qu'un litige est raisonnablement prévisible, tu dois empêcher la suppression des e-mails et fichiers des personnes concernées. ZDiscovery et Purview font le hold en place, sans copier les données.

  • Microsoft Purview suffit-il pour faire de l'e-discovery ?

    Pour conserver et collecter dans Microsoft 365, oui ; pour relire un gros dossier avec des avocats externes, rarement. Purview plafonne un jeu de revue à 1 To, n'indexe pas les images jointes et ne voit rien hors de Microsoft 365. La plupart des entreprises combinent Purview et une plateforme de revue.

  • Combien coûte l'e-discovery au gigaoctet ?

    Le plus souvent entre 25 et 75 $ par Go pour le traitement, et moins de 10 $ par Go et par mois pour l'hébergement sans analyses. Ce sont les fourchettes les plus citées par les professionnels du secteur en 2026, pas des prix d'éditeur. Ajoute la production, la gestion de projet et les minimums de facturation.

  • Peut-on héberger les données d'e-discovery en France ?

    Oui chez RelativityOne, qui propose une instance en France. Avec Purview, les données restent dans ton tenant Microsoft 365. Chez GoldFynch, l'hébergement hors États-Unis coûte environ 50 % de plus. Pour les autres, fais écrire la région d'hébergement dans le contrat.

  • Une entreprise française peut-elle transmettre ses données à un tribunal américain ?

    Pas directement. La loi de blocage interdit de communiquer des documents économiques à une autorité étrangère hors des voies prévues par les traités, et depuis 2022 l'entreprise visée par une demande de ce type doit saisir le SISSE, le service du ministère de l'Économie, qui rend un avis sous un mois. Le RGPD ne reconnaît pas d'office une décision étrangère qui exige un transfert. Saisis le SISSE et ton avocat avant toute production, et documente le tri des données personnelles.

  • Comment mener une enquête interne avec un outil d'e-discovery ?

    Limite le périmètre aux personnes et aux périodes utiles, puis conserve, collecte et relis dans un outil hébergé en France ou dans l'Union européenne. Évite toute IA grand public pour les pièces, garde un humain dans la boucle et trace chaque accès. Le caviardage des données personnelles évite d'exposer des tiers.

  • L'IA peut-elle faire la revue à la place des juristes ?

    Elle fait le premier tri, pas la décision. Le predictive coding d'Everlaw apprend de tes premiers choix, Auto Review de DISCO fait une première passe facturée par document. Un juriste doit valider l'échantillon et chaque document produit. Fais chiffrer l'IA à part : crédits chez Everlaw, document chez DISCO.

  • Que faire des données quand le dossier est clos ?

    Lève le hold, puis archive ou supprime. Un hold oublié garde des données que ta politique de conservation aurait dû effacer. Côté plateforme, passe le dossier en stockage dormant ou archive-le : chez un revendeur de RelativityOne, la donnée dormante coûte près de cinq fois moins cher que la donnée en revue.

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