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Intégration HTTP MakeAutomatiser HTTP avec Make.

Un outil n'a pas d'app dans Make ? Il a souvent une adresse web. L'intégration HTTP Make permet d'écrire à cette adresse et de lire la réponse, avec 8 modules (7 actions et 1 itérateur). Ce guide t'explique la notion sans jargon, puis te fait monter un premier scénario.

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Ce que tu peux automatiser

À quoi sert l'intégration HTTP Make ?

Une requête HTTP, c'est une question envoyée à une adresse web, et la réponse qui revient. L'intégration HTTP Make donne ce même pouvoir à un scénario, c'est-à-dire l'automatisation que tu construis dans Make : récupérer un fichier, interroger un service, lui transmettre des données, sans écrire de code. Lire et envoyer sont deux sortes de requêtes, qu'on appelle des méthodes.

Parler à un logiciel métier qui n'a pas d'app Make. Ton logiciel de gestion ou l'outil maison de ton équipe expose souvent une adresse qu'on peut appeler. Make a request envoie la demande et remonte la réponse. Si le service exige une preuve d'identité, tu prends le module qui correspond : clé d'API, Basic Auth, OAuth 2.0 ou certificat client.

Récupérer une pièce envoyée par lien. Un notaire, un diagnostiqueur ou un comptable t'envoie un lien vers un PDF. Get a file le télécharge pour que la suite du scénario le range ou le joigne à un mail. Lien raccourci ? Resolve a target URL suit les redirections et te rend l'adresse d'arrivée.

Lire les étiquettes d'une réponse. Retrieve headers découpe les en-têtes renvoyés par le serveur en éléments séparés, pour qu'un filtre réagisse à l'un d'eux.

La limite à connaître : HTTP ne surveille rien et ne lance pas un scénario tout seul, faute de déclencheur. Il faut une autre app ou une planification en tête de chaîne. La même brique existe côté n8n, détaillée sur la page Intégration HTTP n8n ; le match entre les deux outils est dans n8n vs Make. Pour prendre l'éditeur en main d'abord, la Formation Make reprend les bases.

Connexion

Comment connecter HTTP à Make ?

  1. 01

    Choisir le bon module et créer la connexion

    Ajoute le module HTTP qui correspond à la porte d'entrée du service (clé d'API, Basic Auth, OAuth 2.0 ou certificat client), puis clique sur Create a connection. La connexion, c'est ton accès au service, enregistré une fois dans Make.

  2. 02

    Lui donner un nom parlant

    L'étape est facultative, mais elle t'évitera des erreurs. Nomme la connexion d'après le service, par exemple « API logiciel de devis ». Avec plusieurs services dans le même scénario, un nom flou devient vite un piège.

  3. 03

    Autoriser puis enregistrer

    Avec OAuth 2.0, tu valides l'accès de Make sur la page du service. Pour les autres méthodes, tu colles la clé ou les identifiants fournis par le service. Clique sur Save : le module peut envoyer sa première requête.

Premier scénario

Ton premier scénario avec HTTP

ObjectifQuand un lien raccourci vers un diagnostic immobilier arrive dans une autre app, Make retrouve l'adresse réelle et télécharge le document.

  1. 01

    Créer le scénario

    Depuis la page Scenarios, crée un nouveau scénario et clique sur le +. En premier module, choisis l'app où arrivent les liens (formulaire, tableur, boîte mail) et connecte ton compte.

  2. 02

    Retrouver l'adresse finale

    Clique sur le + à droite, cherche HTTP et prends Resolve a target URL. Glisse dedans le lien fourni par le premier module. Make suit chaque redirection et ne garde que l'adresse d'arrivée.

  3. 03

    Télécharger le document

    Ajoute Get a file et donne-lui l'adresse obtenue. Le fichier part vers la suite sous forme de bundle, un élément qui passe d'un module à l'autre. Un nouveau + te permet ensuite de le ranger.

  4. 04

    Tester avec Run once

    Clique sur Run once et envoie un vrai lien dans l'app de départ. Ouvre la bulle de chaque module pour lire ce qu'il a reçu : l'adresse complète d'abord, puis le fichier.

  5. 05

    Planifier et activer

    Règle la planification sur le premier module (toutes les 15 minutes par défaut), puis active le scénario. Chaque passage d'un module compte comme une opération, l'unité que Make décompte sur ton plan.

Modules

Les 8 modules HTTP, un par un

HTTP te donne 8 modules. Pour chacun : ce qu'il fait pour toi, le moment où tu le choisis, et ce qu'il faut surveiller.

HTTP1

Get a file

Action

Dans MakeDownloads a file from a given URL.

Tu lui donnes une adresse web, il te rapporte le fichier qui s'y trouve. La suite du scénario peut alors le classer dans un dossier partagé, le joindre à un mail ou en lire le contenu.

Quand l'utiliser
un fournisseur t'envoie ses factures sous forme de lien et tu veux le vrai PDF dans ton circuit.
Attention
sur le plan Free, Make accepte des fichiers de 5 Mo au plus, vérifie la taille des pièces reçues.
HTTP2

Make a Basic Auth request

Action

Dans MakeSends an HTTP(S) request to a specified URL that requires Basic Auth authorization and processes the response.

Certains intranets et vieux logiciels ferment leur adresse par un simple couple identifiant et mot de passe. Ce module joint ces identifiants à ta requête. La réponse du serveur revient dans ton scénario.

Quand l'utiliser
la documentation du service parle de Basic Auth, fréquent sur un logiciel installé en interne.
Attention
une connexion sert à tous les modules qui la choisissent, nomme-la d'après le système visé.
HTTP3

Make a Client Certificate Auth request

Action

Dans MakeSends an HTTPS request to a specified URL that requires Client Certificate Auth authorization and processes the response.

Pas de mot de passe ici : la preuve d'identité est un certificat, un fichier que certains systèmes bancaires ou grands comptes exigent. Le module envoie une requête HTTPS munie de ce certificat et traite la réponse.

Quand l'utiliser
le service informatique d'un partenaire te transmet un certificat et refuse tout accès sans lui.
Attention
il ne fonctionne qu'en HTTPS, la version chiffrée de HTTP.
HTTP4

Make an API Key Auth request

Action

Dans MakeSends an HTTPS request to a specified URL that requires API Key Auth authorization and processes the response.

Beaucoup de logiciels en ligne fournissent une clé d'API, une longue chaîne secrète qui joue le rôle de mot de passe entre machines. Ce module la garde dans la connexion et l'ajoute à chaque appel HTTPS.

Quand l'utiliser
tu as copié une clé dans les réglages d'un outil sans app Make et tu veux lire ou envoyer des données.
Attention
qui détient la clé agit en ton nom, garde-la dans la connexion plutôt que dans un champ.
HTTP5

Make an OAuth 2.0 request

Action

Dans MakeSends an HTTP(S) request to a specified URL that requires OAuth 2.0 authorization and processes the response.

OAuth 2.0, c'est l'écran « Autoriser l'accès » que tu connais déjà : tu valides Make sur la page du service, sans lui confier ton mot de passe. Le module envoie ensuite des requêtes en ton nom et lit les réponses.

Quand l'utiliser
une grande plateforme propose OAuth et son app Make ne couvre pas l'action dont tu as besoin, comme un rapport qu'elle n'expose que par son adresse.
HTTP6

Make a request

Action

Dans MakeSends an HTTP(S) request to a specified URL and processes the response.

La version de base, sans aucune des quatre méthodes d'autorisation : il envoie une requête à l'adresse que tu indiques et remonte la réponse. C'est un peu la télécommande universelle de l'app HTTP.

Quand l'utiliser
une adresse publique que tout le monde peut appeler, comme des données ouvertes ou un fichier publié sur ton propre site.
Attention
si le service répond par un refus d'accès, passe à l'un des modules avec autorisation.
HTTP7

Resolve a target URL

Action

Dans MakeResolves a chain of HTTP redirects and returns a target URL.

Un lien raccourci ou un lien de suivi rebondit souvent par plusieurs adresses avant d'arriver quelque part. Ce module suit toute la chaîne de redirections et ne te rend que la destination finale.

Quand l'utiliser
avant d'archiver un lien dans un tableur, pour garder la vraie page et non le raccourcisseur.
Attention
il donne l'adresse, pas le contenu ; enchaîne avec Get a file ou Make a request pour le récupérer.
HTTP8

Retrieve headers

Itérateur

Dans MakeRetrieves each header from the HTTP module separately.

Toute réponse de serveur transporte des en-têtes, de petites étiquettes qui décrivent le contenu, son type ou le serveur. Cet itérateur prend les en-têtes d'un module HTTP et fait de chacun un bundle séparé.

Quand l'utiliser
tu veux vérifier une seule étiquette, le type de contenu par exemple, avant de décider de la suite.
Attention
un bundle par en-tête, donc les modules placés après tournent autant de fois, et chaque passage compte.
Besoin d'aide

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FAQ

Les questions qu'on se pose ensuite

01L'intégration HTTP Make est-elle gratuite ?
Oui. HTTP est une app standard, disponible dès le plan Free. Ce plan a ses limites : 2 scénarios actifs, 15 minutes au minimum entre deux exécutions planifiées, 5 minutes d'exécution au plus, des fichiers de 5 Mo maximum et 512 Mo de transfert. Le plafond de fichier est celui qui pèse le plus ici, puisque Get a file télécharge ce qu'il trouve à l'adresse. Les plans payants (Core, Pro, Teams, Enterprise) descendent l'intervalle à 1 minute, lèvent la limite de scénarios actifs, montent l'exécution à 40 minutes et comptent l'usage en crédits par mois.
02Faut-il une connexion pour appeler un service avec HTTP ?
Ça dépend du service. Make a request est le module sans méthode d'autorisation dédiée, il convient donc aux adresses ouvertes à tous. Dès que le service veut savoir qui tu es, choisis le module qui correspond à sa méthode : clé d'API, Basic Auth, OAuth 2.0 ou certificat client. Tu cliques alors sur Create a connection, tu la nommes si tu veux, tu autorises Make sur la page du service ou tu colles la clé reçue, puis tu cliques sur Save. La documentation du service indique la méthode attendue.
03L'app HTTP peut-elle lancer un scénario en temps réel ?
Pas avec HTTP seul. L'app n'a aucun déclencheur, le module qui démarre un scénario, elle se place donc toujours au milieu de la chaîne. Deux façons de démarrer quand même. Mettre une autre app en tête, un formulaire par exemple : si son déclencheur est instantané, elle prévient Make par webhook dès que ça se passe. Ou compter sur la planification du premier module, toutes les 15 minutes par défaut sur un nouveau scénario, et jusqu'à 1 minute d'intervalle sur les plans payants.
04Que faire si un module manque ou si une limite bloque ?
Il reste quelques pistes. L'app HTTP n'a pas de module Make an API Call, et ses 8 modules forment toute la boîte à outils. Bonne nouvelle : Make a request et ses quatre variantes avec autorisation atteignent déjà n'importe quelle adresse que tu sais écrire, et comblent souvent le trou laissé par une autre app. Si le frein est l'intervalle de 15 minutes du plan Free, un plan payant le descend à 1 minute. Les 5 Mo par fichier sont le chiffre que Make publie pour le plan Free : vérifie sa page de tarifs avant de compter sur des fichiers plus lourds. Au-delà, l'équipe de l'agence Make peut regarder ton cas.
05Make ou n8n pour tes requêtes HTTP ?
Ça dépend de ton contexte. n8n propose aussi une brique HTTP, présentée sur une page dédiée du site. Le choix entre les deux tient peu à cette app. Regarde plutôt où tournent déjà tes autres automatisations, quel éditeur ton équipe lit le plus facilement, et comment chaque outil décompte l'usage sur ses plans. Garde en tête que Make compte une opération par passage de module sur chaque bundle, ce qui grimpe vite quand un itérateur comme Retrieve headers découpe une réponse en plusieurs éléments. Le comparatif n8n vs Make reprend ces critères un par un.