Alternative à Qualys : quel scanner choisir, et comment changer sans trou dans ta couverture

Sept destinations détaillées, une par raison de partir, et un plan de bascule en sept étapes.

La réponse courte : Tenable si tu veux un remplaçant de même calibre avec un prix public (3 500 $ par an pour 100 actifs), Rapid7 si tu cherches une grande plateforme mieux notée sur l'ergonomie, Microsoft Defender Vulnerability Management si ton parc tourne déjà sous Defender for Endpoint, Intruder si tu n'as pas d'équipe sécurité, ManageEngine si tu veux scanner et corriger dans la même console, Greenbone si tu veux un éditeur européen ou de l'open source. Avant de choisir, sache une chose : rien ne migre tout seul d'un scanner à l'autre. Les agents se réinstallent, les tags et les tableaux de bord se refont, et l'historique se sauve par un export. Nous avons comparé les sept destinations de ce guide et relu leurs prix publics en 2026.

Romain CochardCEO de Hack'celeration
Mis à jour 20267destinations détaillées7étapes de bascule2026prix vérifiés

Le classement est éditorial : une place sponsorisée est toujours signalée sur sa fiche, et aucun lien affilié ne change une note.

Les vraies raisons

Pourquoi on quitte Qualys, et pourquoi c'est long

Qualys a une bonne réputation sur la détection et sur ses rapports : plusieurs utilisateurs les jugent plus complets que ceux de ses rivaux. Les départs viennent d'ailleurs : la facture, la complexité, et les modules qu'on découvre payants en route. Cinq raisons, relues sur les pages de l'éditeur et dans les avis d'utilisateurs.

Un prix que tu ne connais qu'après un devis

Qualys n'affiche aucun prix pour VMDR, son offre de gestion des vulnérabilités. Sa page d'abonnements explique que le prix dépend des applications choisies sur la plateforme, du nombre d'adresses IP, des applications web et des utilisateurs. Face à lui, Tenable vend 100 actifs à 3 500 $ par an en ligne, et ManageEngine 100 postes à 695 $. Quand ton renouvellement arrive, c'est souvent la première comparaison que tu fais.

Des adresses comptées, même vides

Un reproche revient dans les avis : la licence se calcule sur les adresses IP du périmètre déclaré, pas seulement sur les machines allumées. Sur un réseau où une plage de 254 adresses n'en utilise que 40, l'écart pèse lourd. Avant de partir, vérifie ce point dans ton contrat : un périmètre resserré peut suffire à faire baisser la facture.

Des modules à acheter en plus

La plateforme est découpée en applications. La correction automatique des failles, par exemple, demande le module de gestion des correctifs, vendu à part. Les utilisateurs saluent le principe (tu ne paies que ce que tu prends), mais beaucoup découvrent ces frontières après la signature. Si tu veux trouver et corriger au même endroit, un outil comme ManageEngine l'inclut dès sa première édition.

Une prise en main longue

Les avis parlent d'une interface dense pour un nouveau venu, avec beaucoup de modules et de réglages. Un administrateur note aussi que la syntaxe de recherche de Qualys n'est pas la même d'un module à l'autre, entre VMDR et les agents cloud. Pour une PME avec une seule personne à mi-temps sur la sécurité, ce temps d'apprentissage coûte plus que la licence.

Des faux positifs et un support jugé lent

Les avis reviennent sur des faux positifs à trier à la main et sur un support parfois lent à répondre. La note est à nuancer : d'autres utilisateurs trouvent la documentation et l'accompagnement solides. Si ton équipe passe plus de temps à contester des alertes qu'à corriger, c'est un vrai motif de départ, et un critère à poser à chaque destination.

Les 7 alternatives

Les alternatives à Qualys, outil par outil

Pour chaque outil : pourquoi partir chez lui, pour qui il est fait, sa limite, comment y basculer depuis Qualys, et ce qu'il coûte. Les prix sont ceux affichés par chaque éditeur en 2026, en dollars quand l'éditeur affiche des dollars, hors taxes.

01

Tenable : le remplaçant de même calibre, avec un prix affiché

Le plus proche de Qualys

Pourquoi partir sur Tenable. C'est le rival historique de Qualys, avec la même ambition : scanner le réseau, les postes, le cloud et les applis web depuis une seule plateforme. La différence qui compte pour toi : Tenable Vulnerability Management s'achète en ligne, à 3 500 $ par an pour 100 actifs (6 825 $ pour deux ans, 9 975 $ pour trois). Tu connais le prix avant d'appeler un commercial. Son moteur, Nessus, est le scanner que la plupart des administrateurs ont déjà manipulé.

Pour qui. L'équipe qui quitte Qualys pour le prix ou la relation commerciale, mais veut garder une couverture large et des rapports de conformité.

Pour qui ce n'est pas fait. La petite structure sans personne pour lire les résultats : l'outil est puissant, il ne trie pas à ta place.

Sa limite. Le prix public couvre la gestion des vulnérabilités ; les modules voisins (applis web, cloud, exposition) se paient à part, comme chez Qualys. Si tu n'as besoin que d'un scanner à installer, Nessus Professional coûte 4 790 $ par an, avec des analyses illimitées. La version gratuite, Nessus Essentials, s'arrête à 5 adresses IP et interdit tout usage commercial.

Comment basculer. Tenable a ses propres agents : désinstalle l'agent Qualys poste par poste, ou par ton outil de déploiement, et pousse l'agent Tenable dans le même mouvement. Lance d'abord un scan de découverte sur tes plages connues, puis compare le nombre d'actifs trouvés à ton inventaire Qualys : un écart de plus de quelques pour cent signale une plage oubliée.

Gratuit
Nessus Essentials, 5 IP, non commercial
Payant
3 500 $/an pour 100 actifs
Scanner seul
Nessus Pro 4 790 $/an
Limite
modules voisins en plus
Voir les prix de Tenable →
02

Rapid7 InsightVM : la grande plateforme plus lisible

Grand compte

Pourquoi partir sur Rapid7. InsightVM vise les mêmes organisations que Qualys, avec un argument souvent cité par les équipes : des tableaux de bord vivants, qu'on construit soi-même et qui parlent aux équipes qui corrigent. Rapid7 a regroupé InsightVM dans une offre plus large, Exposure Command, vendue en deux niveaux, Essentials et Ultimate.

Pour qui. L'ETI ou le grand compte qui a une équipe sécurité et veut relier les failles à la détection d'incidents chez le même éditeur (notre classement des SIEM situe cette brique).

Pour qui ce n'est pas fait. Celui qui part de Qualys justement pour avoir un prix public : chez Rapid7, il n'y en a pas non plus.

Sa limite. Le prix dépend des types d'actifs et des usages que tu mets dans le périmètre, et passe par l'équipe commerciale. Tu reproduis donc le même rapport de force qu'avec Qualys au renouvellement. Demande un devis sur trois ans, avec le prix par actif écrit noir sur blanc.

Comment basculer. Rapid7 a son agent et ses moteurs de scan à installer sur ton réseau. Fais tourner les deux outils en parallèle sur un même échantillon de 50 machines pendant un cycle de scan : tu vois tout de suite si les deux trouvent les mêmes failles critiques, et tu as un argument chiffré pour ta direction.

Gratuit
non, démonstration sur demande
Payant
sur devis, selon actifs et usages
Offre
Exposure Command Essentials ou Ultimate
Limite
aucun prix public
Voir l'offre de Rapid7 →
03

Microsoft Defender Vulnerability Management : si Defender est déjà sur tes postes

Parc Microsoft

Pourquoi partir sur Defender. Si tes postes ont déjà Defender for Endpoint Plan 2, tu as déjà l'inventaire, l'évaluation des failles, la priorisation par le risque et le suivi des corrections, sans rien installer de plus. L'option Defender Vulnerability Management coûte 2 $ par utilisateur et par mois et ajoute les contrôles de configuration de référence, le blocage des applications vulnérables, l'analyse des extensions de navigateur et des certificats. Un agent de moins sur chaque poste, c'est un vrai gain.

Pour qui. Les entreprises équipées en Microsoft 365, dont l'essentiel du parc est sous Windows et géré par Intune (Defender for Endpoint figure dans notre comparatif des antivirus EDR).

Pour qui ce n'est pas fait. Un parc riche en équipements réseau, imprimantes ou objets connectés : sans agent, l'outil les voit mal. Et l'option n'est pas ouverte aux clients de Defender for Business, l'offre des petites entreprises.

Sa limite. Microsoft a retiré le scan authentifié Windows : tout passe par l'agent. Pour scanner un pare-feu ou un serveur sans agent, il te faut un second outil, par exemple Greenbone en complément. L'essai dure un mois, puis se transforme en abonnement de 12 mois payant : note la date.

Comment basculer. Vérifie d'abord que chaque poste remonte bien dans le portail Defender. Compare cette liste à ton inventaire Qualys : ce qui manque, ce sont les machines sans agent, à couvrir autrement. Désinstalle ensuite l'agent Qualys, par lots.

Inclus
dans Defender for Endpoint Plan 2
Payant
option à 2 $/utilisateur/mois
Essai
un mois
Limite
pas de scan Windows sans agent
Voir l'offre Defender →
04

Intruder : la PME sans équipe sécurité

Le plus simple

Pourquoi partir sur Intruder. Qualys suppose quelqu'un pour régler les scans et trier les résultats. Intruder, éditeur britannique, est pensé à l'inverse : tu déclares tes domaines, tes adresses IP et tes comptes cloud, et il lance les analyses seul, avec une interface lisible par un non-spécialiste. Selon la formule, il fait tourner des moteurs connus : Nuclei et OpenVAS, puis Tenable sur les formules payantes.

Pour qui. La PME qui veut savoir chaque semaine ce qu'un attaquant voit de ses serveurs, de ses sites et de ses comptes cloud.

Pour qui ce n'est pas fait. Le grand compte qui a besoin de rapports de conformité fins sur des milliers de postes internes.

Sa limite. Les prix des formules Cloud et Pro ne sont pas affichés en chiffres : un forfait de base plus un coût par cible, à demander. Le scan des serveurs internes et des postes par agent n'arrive qu'avec Pro. Et une licence de cible ne se réaffecte qu'une fois toutes les 4 semaines : ne déclare pas des machines éphémères qui changent chaque jour.

Comment basculer. Commence par la formule gratuite, sans limite de durée : 5 cibles d'infrastructure exposée, un scan externe par semaine, la surveillance des ports 80 et 443, 1 compte cloud et 3 utilisateurs (le scan authentifié des applis web n'y est pas). L'essai de 14 jours ouvre ensuite les fonctions de Cloud avec 5 cibles : mets-y tes 5 serveurs exposés les plus sensibles et compare avec le dernier rapport Qualys.

Gratuit
oui, 5 cibles externes, 3 utilisateurs
Payant
forfait plus coût par cible, sur demande
Essai
14 jours, 5 cibles
Limite
agents internes sur Pro
Voir les prix d'Intruder →
05

ManageEngine Vulnerability Manager Plus : trouver et corriger au même endroit

Le moins cher par poste

Pourquoi partir sur ManageEngine. Là où Qualys vend les correctifs dans un module à part, Vulnerability Manager Plus relie la faille trouvée au correctif à poser, dans la même console. Et son prix est public : l'édition Professional coûte 695 $ par an pour 100 postes sur tes serveurs, 895 $ en version cloud. L'édition Enterprise démarre à 1 195 $ pour 100 postes.

Pour qui. L'équipe informatique qui gère un parc de postes Windows et veut fermer les failles sans jongler entre deux outils.

Pour qui ce n'est pas fait. L'entreprise dont le risque est surtout sur ses applis web et son cloud public : ce n'est pas le terrain de l'outil.

Sa limite. Les serveurs se paient dans une grille à part : 1 145 $ par an pour 100 serveurs en Professional sur site. Un technicien est inclus, chaque technicien de plus est facturé. Compte bien tes serveurs avant de comparer à ton devis Qualys.

Comment basculer. L'outil travaille avec ses propres agents. Déploie-les par stratégie de groupe sur une unité d'organisation pilote, vérifie les failles remontées, puis élargis. Profite de la bascule pour activer les correctifs automatiques sur les postes de bureautique, et garde les serveurs en validation manuelle.

Gratuit
essai, puis édition payante
Payant
695 $/an pour 100 postes
Serveurs
1 145 $/an pour 100
Limite
peu fait pour le web
Voir les prix de ManageEngine →
06

Greenbone (OpenVAS) : l'open source et l'éditeur européen

Européen

Pourquoi partir sur Greenbone. Greenbone est l'éditeur allemand qui développe OpenVAS, le grand scanner open source. Deux mondes : une édition communautaire gratuite, et des offres payantes avec un flux de détection professionnel. Le prix d'entrée est public : OPENVAS BASIC coûte 2 524 € par an pour un réseau de moins de 150 actifs, avec 14 jours d'essai gratuit. Pour un acheteur qui veut un éditeur européen et ses données chez lui, c'est l'argument le plus simple.

Pour qui. L'équipe technique à l'aise avec Linux, ou l'organisation qui veut un scanner sur site, en Europe, avec un prix connu.

Pour qui ce n'est pas fait. L'équipe qui veut une plateforme en ligne qui priorise et suit les corrections pour elle : chez Greenbone, ce travail reste à toi.

Sa limite. Le gratuit a un coût caché : ton temps. Installation, mises à jour du flux, réglage des scans, tout repose sur toi. Au-delà de 150 actifs, l'offre OPENVAS SCAN passe sur devis.

Comment basculer. Pas d'agent à pousser : Greenbone scanne par le réseau. Reprends tes plages d'adresses et tes identifiants de scan authentifié depuis Qualys, crée une cible par plage, et lance un premier scan complet de nuit. Compte plusieurs heures pour une plage chargée.

Gratuit
édition communautaire open source
Payant
2 524 €/an sous 150 actifs
Essai
14 jours
Limite
du temps d'administration
Voir l'offre OPENVAS BASIC →
07

Rester chez Qualys, en version gratuite : la Community Edition

Plan B

Pourquoi y penser. Si tu pars pour le prix et que ton parc est petit, regarde d'abord la Community Edition de Qualys. Elle est gratuite, en ligne, sans rien à installer côté serveur, et reprend la découverte des actifs, le scan des failles et celui des applis web. Tu gardes l'interface que ton équipe connaît.

Pour qui. La petite équipe qui veut un deuxième avis sur un périmètre réduit, ou qui garde Qualys le temps de choisir.

Pour qui ce n'est pas fait. Une entreprise qui doit prouver sa couverture à un auditeur : la page officielle n'indique ni le nombre d'actifs couverts, ni les conditions d'usage commercial.

Sa limite. Faute de plafonds publiés, pose la question par écrit à l'éditeur avant de bâtir quoi que ce soit dessus. C'est une passerelle, pas une destination.

Comment faire. Ouvre le compte gratuit avant la fin de ton contrat payant, garde un périmètre restreint (tes serveurs exposés), et exporte ton historique VMDR à côté : la Community Edition ne le reprend pas.

Gratuit
oui, en ligne
Payant
VMDR sur devis
Limite
pas pour un audit
Voir la Community Edition →
Le comparatif

Les 7 options côte à côte

Notre choix par défaut : Tenable si tu veux le même calibre avec un prix connu, ManageEngine si ton parc est surtout fait de postes Windows. Pour un ordre de grandeur sur 100 postes : Tenable Vulnerability Management coûte 3 500 $ par an, ManageEngine Professional 695 $ sur site, Defender Vulnerability Management 2 400 $ par an pour 100 utilisateurs déjà en Defender for Endpoint Plan 2 (2 $ × 100 × 12), et Greenbone 2 524 € pour moins de 150 actifs. Le tableau donne une ligne par outil : à gauche l'offre gratuite ou l'essai, à droite le premier prix payant et la façon de basculer.

Gratuit ou essaiPremier payant et bascule
QualysLe point de départCommunity Edition gratuite, en ligneVMDR sur devis (applications, adresses IP, applis web, utilisateurs)
TenableMême calibreNessus Essentials, 5 IP, usage non commercial3 500 $ par an pour 100 actifs ; nouvel agent à déployer
Rapid7Grand compteDémonstration sur demandeExposure Command sur devis ; agent et moteurs de scan à installer
Microsoft DefenderParc MicrosoftEssai d'un moisOption à 2 $ par utilisateur et par mois ; agent Defender déjà en place
IntruderPME sans équipe sécuritéFormule gratuite, 5 cibles externes, 3 utilisateursForfait plus coût par cible, sur demande ; essai 14 jours sur 5 cibles
ManageEngineCorrectifs inclusEssai695 $ par an pour 100 postes sur site ; agents par stratégie de groupe
GreenboneEuropéen, open sourceÉdition communautaire gratuite2 524 € par an sous 150 actifs ; scan réseau, sans agent

Prix d'entrée hors taxes, susceptibles de changer. Vérifie toujours sur ton vrai nombre d'actifs.

Plan de bascule

Quitter Qualys en sept étapes

L'ordre compte. Chaque étape protège quelque chose : ta couverture, ton historique, tes preuves pour l'audit, la confiance des équipes qui corrigent.

01

Sortir l'inventaire complet de Qualys

Semaine 1

Exporte la liste de tes actifs avec leurs tags, leurs plages d'adresses, leurs groupes et leurs responsables. Note aussi chaque tâche de scan planifiée, chaque profil d'option, chaque identifiant de scan authentifié et chaque appliance de scan installée sur ton réseau.

C'est ta liste de contrôle : le jour où le nouvel outil tourne, son inventaire doit retrouver le même nombre d'actifs, à quelques pour cent près.

Durée
une demi-journée
Risque si bâclé
plage non scannée
02

Sauver l'historique des failles avant la fin du contrat

Critique

Aucun scanner ne reprend l'historique d'un autre. Exporte tes rapports de failles en CSV et en PDF, avec les dates de détection et de correction, pour au moins les 12 derniers mois. Garde aussi tes derniers rapports de conformité.

Pourquoi ? Un auditeur ou un assureur te demandera de prouver que telle faille critique a été corrigée en tel délai. Sans export, cette preuve disparaît avec ton compte.

Période
au moins 12 mois
Formats
CSV et PDF
03

Faire tourner les deux outils en parallèle

Un cycle de scan

Choisis un échantillon représentatif : quelques serveurs, des postes, un équipement réseau, une appli web. Scanne-le avec Qualys et avec le nouvel outil pendant le même cycle. Compare les failles critiques trouvées par chacun.

Un écart ne veut pas dire qu'un outil se trompe : les moteurs notent la gravité différemment. Note chaque écart et son explication, ta direction te les demandera.

Échantillon
50 machines environ
Risque si sauté
mauvaise surprise au premier rapport
04

Remplacer les agents par lots

Le plus long

Pousse le nouvel agent et retire celui de Qualys dans le même mouvement, par ton outil de déploiement (stratégie de groupe, Intune, ou autre). Avance par lots : postes de bureautique, puis serveurs, puis machines sensibles.

Ne laisse pas deux agents tourner longtemps sur une machine de production. Avec Defender, il n'y a rien à ajouter : il suffit de retirer l'agent Qualys.

Méthode
par lots
Risque si bâclé
postes oubliés sans agent
05

Recréer tags, groupes et règles de priorité

Recrée tes tags et tes groupes d'actifs avec les mêmes noms, pour que les équipes qui corrigent retrouvent leurs repères. Reprends tes règles de priorité : quels actifs sont critiques, quels délais de correction tu t'imposes par gravité.

C'est le bon moment pour faire le ménage : un tag qui ne sert à aucun rapport n'a pas besoin de te suivre.

Risque si bâclé
priorités faussées
06

Rebrancher les intégrations et les rapports

Liste ce qui lit Qualys aujourd'hui : outil de tickets, SIEM, tableau de bord de direction, scripts qui appellent l'API. Chacun doit lire le nouvel outil le jour de la bascule. Refais aussi le rapport mensuel que ta direction attend, avec le même format, pour qu'elle compare un mois à l'autre.

À vérifier
tickets, SIEM, API
07

Couper Qualys après un rapport complet

Dernière étape

Attends que le nouvel outil ait produit un cycle complet de scans et un rapport mensuel validé. Retire alors les appliances de scan Qualys de ton réseau, révoque les identifiants de scan qu'elles utilisaient, et vérifie qu'aucune règle de pare-feu ne reste ouverte pour elles.

Envoie ta résiliation dans les délais du contrat : un renouvellement tacite coûte une année de plus.

Condition
un cycle complet validé
À révoquer
identifiants de scan

Ton outil n'est pas sur cette page ? Écris-nous : hello@hackceleration.com

Les pièges de bascule

Ce qui fait rater un changement de scanner

Les mêmes erreurs reviennent d'une bascule à l'autre. Aucune n'est technique au sens strict : ce sont des oublis, et chacun coûte plus cher que le temps qu'il aurait fallu pour l'éviter.

Résilier avant d'avoir exporté

Un compte fermé, c'est un historique perdu. Exporte rapports et dates de correction avant de signer quoi que ce soit chez le nouvel éditeur, et range-les hors de Qualys.

Comparer des prix sans comparer les unités

Qualys compte des adresses IP, Tenable et Greenbone des actifs, ManageEngine des postes et des serveurs à part, Microsoft des utilisateurs. Ramène chaque devis à ton parc réel : nombre de postes, de serveurs, d'applis web, d'adresses exposées.

Oublier ce qui n'a pas d'agent

Imprimantes, pare-feu, caméras, équipements industriels : sans agent, seuls les scans réseau les voient. Avec un outil surtout fondé sur l'agent, comme Defender, prévois un scanner réseau en complément.

Laisser une période sans scan

Entre la fin de Qualys et le premier cycle complet du nouvel outil, une faille critique publiée peut passer sans que personne ne la voie. Garde un recouvrement d'au moins un cycle de scan.

Garder les appliances et les accès ouverts

Une appliance de scan oubliée sur le réseau, avec des identifiants à privilèges, est une porte d'entrée. Retire-les et révoque leurs accès le jour de l'arrêt.

Choisir sans regarder la suite

Un scanner trouve des failles, il ne forme pas tes équipes. Notre classement des scanners de vulnérabilités compare huit outils sur un parc type, et notre page sur la sensibilisation à la cybersécurité traite l'autre moitié du risque. Si tu changes aussi d'antivirus, lis notre guide pour quitter CrowdStrike.

  • Inventaire des actifs, tags, plages et tâches de scan exporté
  • Historique des failles exporté sur 12 mois au moins
  • Pilote en parallèle sur un échantillon, écarts expliqués
  • Agents remplacés par lots, aucun poste sans agent
  • Tags, groupes et délais de correction recréés
  • Tickets, SIEM, API et rapport mensuel rebranchés
  • Équipements sans agent couverts par un scan réseau
  • Appliances retirées et identifiants révoqués
  • Résiliation envoyée dans les délais du contrat
FAQ · 7 questions

Questions fréquentes sur l'alternative à Qualys

  • Quelle est la meilleure alternative gratuite à Qualys ?

    Pour un usage professionnel, l'édition communautaire de Greenbone (OpenVAS) : open source, sans limite d'actifs, mais à installer et à entretenir toi-même. La formule gratuite d'Intruder couvre 5 cibles exposées sur Internet, scannées chaque semaine, sans rien installer. Nessus Essentials s'arrête à 5 adresses IP et interdit l'usage commercial. Notre classement des scanners les compare tous.

  • Tenable ou Rapid7 pour remplacer Qualys ?

    Tenable si tu veux connaître ton prix avant de parler à un commercial : 3 500 $ par an pour 100 actifs, en ligne. Rapid7 si tes équipes veulent surtout des tableaux de bord qu'elles construisent elles-mêmes et un lien avec la détection d'incidents. Les deux remplacent VMDR sur le fond ; fais un pilote en parallèle avant de trancher.

  • Peut-on importer son historique Qualys dans un autre scanner ?

    Non, pas directement. Chaque outil reconstruit son propre historique à partir de ses scans. Exporte tes rapports en CSV et en PDF, avec les dates de détection et de correction, et garde-les comme preuve pour tes audits.

  • Microsoft Defender peut-il remplacer Qualys ?

    Oui pour un parc de postes et de serveurs Windows déjà équipés de Defender for Endpoint Plan 2 : l'évaluation des failles y est incluse, et l'option complète coûte 2 $ par utilisateur et par mois. Non pour les équipements sans agent : Microsoft a retiré le scan authentifié Windows, il te faudra un scanner réseau en plus.

  • Combien de temps prend un changement de scanner ?

    Compte quelques semaines pour un parc de quelques centaines de machines : une semaine d'inventaire et d'export, un cycle de scan en parallèle, puis le remplacement des agents par lots. Le délai réel dépend surtout de ton outil de déploiement.

  • Existe-t-il une alternative européenne à Qualys ?

    Oui : Greenbone, éditeur allemand d'OpenVAS, avec un prix public de 2 524 € par an sous 150 actifs, et Intruder, éditeur britannique. Pour une plateforme installée chez toi, Greenbone est le plus simple à défendre auprès d'un service juridique.

  • Qualys est-il trop cher pour une PME ?

    Souvent, oui, parce que la licence compte les adresses du périmètre et que les modules s'ajoutent. Pour 100 postes, ManageEngine affiche 695 $ par an et Tenable 3 500 $. Avant de partir, demande à Qualys un devis sur un périmètre resserré : la comparaison sera honnête.

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