Quel logiciel de suivi de l'activité des salariés choisir pour une équipe à distance ?
En télétravail, l'outil ne remplace pas le manager. Mal réglé, il te coûte la confiance de l'équipe et une amende.
Ton équipe travaille de chez elle, parfois depuis trois pays, et tu n'as plus le couloir pour sentir la charge de chacun. Tu cherches un logiciel qui te dise où part le temps. Le piège, c'est que les outils les plus vendus aux équipes à distance sont aussi ceux qui prennent des captures d'écran et comptent les minutes sans souris. En France, la CNIL a sanctionné de 40 000 € une entreprise qui avait réglé Time Doctor exactement comme ça pour ses télétravailleurs, en écrivant que « le télétravail ne saurait constituer une telle justification ».
La réponse courte. Clockify pour une petite équipe qui déclare son temps : gratuit jusqu'à 5 utilisateurs, puis 7,99 $ par siège et par mois en annuel sur Pro si tu veux le suivi d'activité. DeskTime pour un suivi automatique sans capture sur l'offre Pro, à 6,42 $. Toggl Track si tu refuses toute surveillance. ActivTrak pour comparer le travail au bureau et à la maison. Insightful pour une analyse modulable. Time Doctor et Hubstaff pour payer des prestataires à l'heure, à condition de couper plusieurs réglages.
Le classement est éditorial : une place sponsorisée est toujours signalée sur sa fiche, et aucun lien affilié ne change une note.
Le meilleur logiciel selon ta façon de travailler à distance
Gratuit jusqu'à 5 utilisateurs
Suivi automatique sans captureOffre Pro à 6,42 $, temps privé intégré
Aucune surveillanceNi capture, ni frappe, ni localisation
Équipe hybride bureau et maisonProductivité comparée par lieu de travail
Analyse modulableCaptures en options séparées, 8 $
Prestataires payés à l'heurePaie et paiements sur le plan Team
Les 7 logiciels classés et leur prix pour une équipe à distance
Le rang suit la note de chaque outil, la même sur toutes nos pages. Lis surtout la colonne « Ce qu'il fait de mieux » : pour une équipe à distance, le bon choix dépend moins de la note que de ta question. Tu veux facturer un client, payer un prestataire, ou repérer une surcharge ? Ce ne sont pas les mêmes outils.
| Idéal pour | Ce qu'il fait de mieux à distance | Offre gratuite | Taille d'équipe | Voir | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Clockify | Meilleur rapport qualité-prix | Temps déclaré, kiosque, congés, gratuit pour 5 | 4.2/5 | Gratuit jusqu'à 5 ; Pro 7,99 $ par siège et par mois en annuel | ✓ | 1 à 50 personnes | Voir → |
| 2 | DeskTime | Meilleur suivi automatique | Temps par application, sans capture sur Pro | 4.1/5 | Pro : 6,42 $ par utilisateur et par mois en annuel | — | 5 à 200 personnes | Voir → |
| 3 | Toggl Track | Meilleur sans surveillance | Temps par projet et client, rien d'autre | 4.0/5 | Starter : 9 $ par utilisateur et par mois en annuel | ✓ | 1 à 100 personnes | Voir → |
| 4 | ActivTrak | Meilleur pour l'hybride | Charge d'équipe et lieu de travail | 3.9/5 | 10 $ par travailleur et par mois, annuel seulement | ✓ | 20 à 500 personnes | Voir → |
| 5 | Insightful | Meilleure analyse modulable | Captures et enregistrement en options | 3.8/5 | 8 $ par siège et par mois en annuel | — | 20 à 500 personnes | Voir → |
| 6 | Time Doctor | Le plus complet, à régler avec soin | Paie, inactivité, détection des simulateurs | 3.6/5 | Basic : 6,67 $ par utilisateur et par mois en annuel | — | Équipes de production | Voir → |
| 7 | Hubstaff | Meilleur pour payer des prestataires | Heures, paie et paiements internationaux | 2.9/5 | Starter : 4,99 $ par siège et par mois en annuel | — | Prestataires et agences | Voir → |
Prix en dollars hors taxes, lus sur les pages officielles des éditeurs en 2026. Aucun ne publie de grille en euros.
Ton outil n'est pas sur cette page ? Écris-nous : hello@hackceleration.com
Comment on a comparé et noté
Une équipe à distance pose trois questions qu'une équipe au bureau ne pose pas. Comment savoir qui est surchargé quand on ne le voit plus ? Comment payer juste un prestataire à l'heure qui vit à six fuseaux de là ? Et que faire quand le salarié travaille sur son propre ordinateur ? Les comparatifs en tête de Google répondent avec des captures d'écran et des « scores de productivité ». On a pris l'autre chemin.
Nous avons passé en revue les pages de prix et de fonctionnalités officielles de neuf éditeurs, les questions-réponses de la CNIL sur le télétravail, sa délibération de sanction qui nomme Time Doctor, et les avis d'utilisateurs, surtout les mauvais. Un outil entre dans le classement s'il suit le temps ou l'activité d'une équipe à distance et si son prix se lit sans ambiguïté sur son site. Toggl Track et Hubstaff ont un avis complet chez nous : leurs notes viennent de là. Les notes des autres outils sont celles de nos autres classements, sans changement.
Monitask affiche deux grilles différentes sur sa propre page de prix, et Teramind n'en publie aucune : on les présente plus bas, sans note.
- Fonctionnalités et profondeurSuivi par projet, rapports d'équipe, gestion des fuseaux, et surtout réglages de confidentialité : temps privé, captures désactivables, mode visible.30 %
- Rapport qualité-prixCoût annuel pour 15 personnes à distance, options facturées par tête, facturation annuelle imposée.25 %
- Facilité d'utilisationInstallation à distance, sans technicien sur place, et lisibilité pour le salarié lui-même.20 %
- Support client et accompagnementRéactivité, annulation et remboursement sans bataille.15 %
- Intégrations disponiblesGestion de projet, paie, facturation, connecteurs d'automatisation.10 %
Le classement est éditorial : une place sponsorisée est toujours signalée sur sa fiche, et aucun lien affilié ne change une note.
Clockify
Clockify part du temps déclaré : chacun lance un chronomètre ou remplit sa feuille de temps, par projet et par client. Pour une équipe à distance qui facture au temps passé, c'est souvent tout ce qu'il faut, et c'est gratuit jusqu'à 5 utilisateurs.
Ce qui le rend utile à distance, ce sont les étages suivants. Le kiosque arrive dès Basic, à 3,99 $ en annuel : utile pour une équipe mixte avec un local partagé. Les congés arrivent sur Standard. Sur Pro, à 7,99 $ par siège et par mois en annuel (9,99 $ au mois), tu ajoutes le planning, le GPS optionnel pendant les heures pointées, et un agent de suivi d'activité que l'éditeur réserve aux appareils de l'entreprise.
Pour 15 personnes, Pro revient à environ 1 438 $ par an. Standard, sans suivi d'activité, à environ 988 $.
Sa limite : le temps déclaré dépend de la discipline de chacun. Une équipe qui oublie de lancer le chronomètre te donnera des rapports faux. Et le suivi d'activité de Pro te remet face aux mêmes questions juridiques que les autres outils.
Astuce : commence sur le plan gratuit avec 5 personnes pendant un mois. Si les feuilles de temps sont remplies, tu n'as pas besoin de plus.
- Gratuit jusqu'à 5 utilisateurs
- Kiosque dès Basic, congés dès Standard
- Suivi d'activité réservé aux appareils de l'entreprise sur Pro
- ✓Le moins cher de la page à fonctions égales
- ✓Paiement au mois possible sur chaque plan
- ✓Monte en gamme sans changer d'outil
- ✗Temps déclaré : dépend de la rigueur de l'équipe
- ✗Planning et GPS seulement sur Pro
- ✗Prix en dollars uniquement
Le meilleur point de départ pour une équipe à distance de moins de 50 personnes. Reste sur le temps déclaré tant que tu n'as pas une raison écrite d'aller plus loin.
DeskTime
DeskTime compte le temps passé dans chaque application dès que l'ordinateur démarre. Personne n'a à penser au chronomètre, ce qui règle le défaut principal du temps déclaré. Le manager voit le temps par projet et l'heure de début et de fin de journée.
Pour une équipe à distance française, deux choses le placent haut. Les captures d'écran ne sont pas sur Pro, seulement sur Premium et Enterprise : tu n'as rien à couper. Et le bouton de temps privé laisse le salarié arrêter le suivi pendant une course ou un rendez-vous, ce qui compte quand le bureau est aussi la maison.
Pro coûte 6,42 $ par utilisateur et par mois en annuel, soit environ 1 156 $ par an pour 15 personnes. Premium, à 9,17 $, ajoute les captures et le planning des équipes.
Sa limite : les catégories « productif » et « non productif » jugent une application, pas un travail. Un commercial sur LinkedIn paraîtra improductif si tu gardes les réglages par défaut. Un utilisateur se plaint aussi d'un renouvellement annuel plus cher sans préavis.
Astuce : si ton équipe voyage, vérifie le fuseau horaire de chaque compte dès l'installation. Un utilisateur raconte que le support a dû corriger le sien après un déplacement.
- Suivi automatique sans chronomètre
- Pas de capture sur Pro
- Temps privé à la main du salarié
- ✓Le plus simple à rendre proportionné
- ✓Prix bas et lisible
- ✓Support jugé rapide par ses utilisateurs
- ✗Catégories de productivité à définir toi-même
- ✗Captures et planning réservés à Premium
- ✗Renouvellement annuel à surveiller
Le suivi automatique le plus facile à défendre devant tes équipes. Reste sur Pro et définis tes catégories avant de lire le moindre rapport.
Toggl Track
Toggl Track fait un choix clair, écrit noir sur blanc dans la FAQ de sa page de prix : pas de suivi des salariés, pas de capture d'écran, pas d'enregistrement des frappes, de l'historique de navigation ou de la localisation. Il mesure combien de temps a pris un travail, et pour quoi.
Pour une équipe à distance, c'est un avantage plus qu'une limite. Tu n'as ni analyse d'impact à rédiger pour un dispositif de surveillance, ni réglage intrusif à couper, ni discussion tendue avec le CSE. Ses intégrations avec les outils de gestion de projet sont son point fort, noté 4,2 sur 5 dans notre avis.
Starter coûte 9 $ par utilisateur et par mois en annuel, 12 $ au mois, soit environ 1 620 $ par an pour 15 personnes. Le plan gratuit suffit pour démarrer avec une très petite équipe.
Sa limite : comme Clockify, tout repose sur la déclaration. Tu ne sauras pas si quelqu'un a oublié son chronomètre. Et il coûte plus cher que Clockify pour un usage proche.
Astuce : demande à chacun de remplir sa feuille de temps le jour même, pas en fin de semaine. Tu gardes un temps propre sans rien observer.
- Aucune capture, aucune frappe, aucune localisation
- Essai de 30 jours
- Intégrations notées 4,2 sur 5
- ✓Zéro risque CNIL sur la surveillance
- ✓Accepté facilement par les équipes
- ✓Rapports clients clairs pour la facturation
- ✗Ne détecte pas un chronomètre oublié
- ✗Plus cher que Clockify à usage proche
- ✗Rien pour mesurer la charge réelle
Le bon choix si ta question est « combien de temps sur ce client ? » et pas « qui travaille vraiment ? ». C'est souvent la seule question défendable à distance.
ActivTrak
ActivTrak analyse l'usage des applications et des sites pour en tirer des tendances d'équipe : qui croule sous les réunions, quelle équipe a perdu son temps de concentration, où se cachent les heures supplémentaires. C'est le seul outil de cette page qui met le lieu de travail au centre.
Sur Workforce Management, à 15 $ par travailleur et par mois, il vérifie le respect de ta politique de travail hybride. Sur Productivity Optimization, à 17 $, il compare la productivité selon le lieu. Pour une direction qui se demande si le télétravail marche, c'est la donnée qui manque ailleurs.
Les captures ne sont pas incluses : elles passent par l'option Screen Details, vendue à part. Le plan gratuit couvre 3 travailleurs avec 30 jours d'historique. Pour 15 personnes sur le premier plan, compte 1 800 $ par an.
Sa limite : la facturation est annuelle uniquement, sans paiement au mois. Plusieurs utilisateurs se plaignent de renouvellements automatiques. Et une comparaison bureau contre maison peut vite servir à justifier une décision déjà prise.
Astuce : regarde les tendances d'équipe, jamais le classement individuel. C'est ce qui te garde du côté de la mesure de charge.
- Productivité comparée par lieu de travail
- Captures absentes par défaut
- Plan gratuit pour 3 personnes
- ✓La meilleure lecture de la charge d'une équipe
- ✓Utile pour piloter une politique hybride
- ✓Pas d'enregistreur de frappe
- ✗Facturation annuelle obligatoire
- ✗Les bons rapports hybrides sont sur les plans à 15 et 17 $
- ✗Captures en option, à ne pas acheter par réflexe
L'outil des directions qui veulent des chiffres sur le travail hybride. Garde-le au niveau de l'équipe, jamais de la personne.
Insightful
Insightful découpe son offre en briques. La base, Workforce Analytics, coûte 8 $ par siège et par mois en annuel et donne le temps, les applications et les tendances. Les captures à fréquence, les captures à la demande et l'enregistrement d'écran sont des options payantes, chacune entre 3 et 4 $ par siège.
Pour une équipe à distance en France, c'est un bon montage : tu n'achètes pas ce que tu devrais ensuite désactiver. L'essai de 7 jours se fait sans carte, et l'éditeur précise que le paiement au mois existe sur certains plans. Pour 15 personnes sur la base, compte 1 440 $ par an.
Sa limite : les options s'additionnent vite. La base plus l'enregistrement d'écran plus les captures à fréquence monte à 15 $ par siège. Sur ses avis, les utilisateurs saluent le support et la stabilité, mais trouvent la facture élevée.
Astuce : achète la base seule. Si quelqu'un réclame l'enregistrement d'écran, demande-lui d'écrire le but en une phrase : souvent, la demande s'arrête là.
- Captures et enregistrement en options séparées
- Essai de 7 jours sans carte
- Paiement au mois sur certains plans
- ✓Tu ne paies pas l'intrusif par défaut
- ✓Support apprécié par ses utilisateurs
- ✓Analyse plus fine que DeskTime
- ✗Options qui gonflent vite la facture
- ✗Workflow Optimization encore en bêta
- ✗Intégrations plus rares que chez Toggl
Le plus propre des outils d'analyse d'activité, parce que l'intrusif est en option. Reste sur la base et garde l'argent des options.
Time Doctor
Time Doctor est pensé pour les équipes distribuées payées au temps : suivi automatique, captures d'écran dès Basic, paie sur Standard, détection des simulateurs de souris et enregistrement vidéo de l'écran sur Premium.
C'est aussi le logiciel nommé dans la sanction de 40 000 € prononcée par la CNIL. L'entreprise l'avait réglé pour ses télétravailleurs avec des captures régulières et des « temps d'inactivité » déclenchés après 3 à 15 minutes sans clavier ni souris. La CNIL a jugé le tout disproportionné. Le logiciel n'est pas interdit. Le réglage l'était.
Basic coûte 6,67 $ par utilisateur et par mois en annuel (8 $ au mois), soit environ 1 201 $ par an pour 15 personnes. Standard, avec la paie, monte à environ 2 101 $. Les intégrations natives avec un SIRH ou un logiciel de paie coûtent 200 $ par intégration et par mois.
Sa limite : ses avis d'utilisateurs parlent surtout d'annulation difficile et de prélèvements après résiliation. Et la détection des simulateurs de souris ne règle rien : si une personne en utilise un, c'est le pilotage par objectifs qui manque.
Astuce : en France, coupe les captures, garde l'inactivité comme simple indicateur, et ne retire jamais ces minutes du temps payé.
- Paie dès Standard, suivi de l'inactivité
- Détection des simulateurs de souris sur Premium
- Prix au mois et à l'année publiés
- ✓Le plus complet pour une équipe de production
- ✓Paie intégrée sans outil tiers
- ✓Essai des fonctions Premium sans carte
- ✗Le logiciel de la sanction CNIL : réglages à couper
- ✗Annulation et remboursement critiqués
- ✗Intégrations SIRH à 200 $ par mois
Puissant, mais pensé pour contrôler. En France, ne l'installe qu'avec les captures coupées, une analyse d'impact et un but écrit.
Hubstaff
Hubstaff transforme des heures suivies en paie. Sur le plan Team, à 10 $ par siège et par mois en annuel, il calcule ce que chacun doit toucher sur la période et déclenche les paiements. L'éditeur propose aussi une intégration avec Wise pour payer des équipes à l'international. Pour une agence qui travaille avec dix freelances dans cinq pays, c'est un vrai gain de temps.
Le reste est plus délicat. Les captures sont incluses dès Starter, limitées sur Starter et Grow, sans limite sur Team. Le délai d'inactivité arrive sur Grow, la suppression automatique du temps inactif sur Team. L'option Silent App, à 2,50 $, fait tourner le suivi en arrière-plan sur les appareils de l'entreprise.
Pour 15 personnes, Starter coûte environ 898 $ par an, Team environ 1 800 $. Chaque siège se paie, même celui d'un manager qui ne suit pas son temps, sauf avec le rôle gratuit Project Viewer.
Sa limite : ses avis d'utilisateurs critiquent surtout la facturation (option ajoutée sans demande, année entière prélevée). Et la suppression automatique du temps inactif décide de ce qu'un prestataire est payé : à régler avec lui, pas pour lui.
Astuce : passe chaque manager en Project Viewer et coupe Silent App. En France, un suivi invisible ne passe pas l'information préalable.
- Paie et paiements sur le plan Team
- Intégration Wise pour l'international
- Rôle Project Viewer gratuit
- ✓Le meilleur lien entre heures suivies et paiement
- ✓Prix d'entrée le plus bas des outils automatiques
- ✓Captures plafonnées sur les petits plans
- ✗Facturation très critiquée par ses utilisateurs
- ✗Captures incluses dès Starter : à couper en France
- ✗Option Silent App incompatible avec l'information préalable
Imbattable pour payer des prestataires à l'heure, pénible à facturer et à cadrer. Prends-le pour la paie, pas pour la surveillance.
Cinq problèmes qu'une équipe au bureau n'a pas
Un logiciel de suivi ne se choisit pas pareil quand personne ne partage le même bureau, ni parfois le même pays. Voici les cinq questions qui font la différence, et ce que chaque outil y répond.
L'inactivité n'est pas l'absence
Tous les outils automatiques mesurent le clavier et la souris. Une personne qui lit un contrat, appelle un client ou réfléchit paraît inactive. Au bureau, son manager le voit. À distance, seul le chiffre reste. La CNIL a sanctionné le fait de compter ces minutes après 3 à 15 minutes sans activité. Sur Hubstaff et Time Doctor, garde l'inactivité comme un indicateur et jamais comme une retenue.
Le bureau est aussi la maison
Le salarié règle un rendez-vous médical à 15 h, puis reprend à 18 h. Un outil sans temps privé enregistre tout ça. DeskTime a un bouton de temps privé, Toggl et Clockify ne suivent que ce qu'on déclare. La CNIL refuse la webcam allumée toute la journée et l'obligation de cliquer toutes les X minutes pour prouver sa présence.
L'ordinateur est parfois le sien
Hubstaff réserve son option silencieuse aux appareils de l'entreprise, et Clockify son agent de suivi d'activité. La CNIL rappelle que l'employeur ne maîtrise pas la sécurité d'un équipement personnel. Si ton équipe utilise ses propres machines, reste sur du temps déclaré.
Le prestataire est payé à l'heure, ailleurs
Un freelance au Portugal ou au Maroc n'est pas ton salarié, mais le réglage d'inactivité décide de ce qu'il touche. Hubstaff Team et Time Doctor Standard calculent la paie. Écris avec lui la règle sur le temps inactif avant le premier paiement.
Combien pour 15 personnes à distance ?
En annuel, sur l'offre d'entrée utile : Hubstaff Starter 898 $, Standard Clockify 988 $, DeskTime Pro 1 156 $, Time Doctor Basic 1 201 $, Clockify Pro 1 438 $, Insightful 1 440 $, Toggl Starter 1 620 $, ActivTrak 1 800 $. Avec la paie, Hubstaff Team monte à 1 800 $ et Time Doctor Standard à 2 101 $.
- Le but du suivi tient en une phrase écrite
- Chaque salarié est informé par écrit avant l'installation (article L1222-4 du Code du travail)
- Le CSE est consulté avant la mise en œuvre si tu as 50 salariés ou plus
- Une analyse d'impact est faite si le suivi est continu
- Les captures d'écran et le mode invisible sont coupés
- Le temps inactif n'est jamais retiré du temps payé
Ce qu'il faut couper ou activer dans chaque outil
Les fiches disent quel outil choisir. Cette partie dit comment le régler pour une équipe à distance en France. Un réglage par défaut mal choisi suffit à transformer un suivi du temps en surveillance.
Les outils
Clockify : rester sur le temps déclaré
SimpleSur les plans gratuit à Standard, il n'y a rien d'intrusif à couper : le temps est déclaré. Si tu passes sur Pro pour le planning, n'active l'agent de suivi d'activité que si tu as un but écrit, et uniquement sur les postes de l'entreprise. Le GPS est optionnel : laisse-le éteint pour une équipe qui travaille de chez elle.
- À laisser éteint
- Agent d'activité, GPS
DeskTime : définir les catégories avant tout
Sans captureAvant le premier rapport, range les applications métier en « productif » : LinkedIn pour les commerciaux, YouTube pour les créatifs. Explique le bouton de temps privé à chacun. Et reste sur Pro : les captures n'arrivent qu'avec Premium.
- À faire
- Catégories, temps privé
Toggl Track : un temps rempli le jour même
Sans surveillanceFixe une règle simple : le temps se saisit le jour même, par client. Relis les écarts chaque semaine en réunion d'équipe plutôt qu'en tête à tête. Il n'y a rien d'intrusif à couper.
- À activer
- Saisie du jour, revue d'équipe
ActivTrak : rester au niveau de l'équipe
HybrideN'achète pas Screen Details par réflexe. Partage les rapports d'équipe, pas les classements individuels. Et note la date de renouvellement annuel dès la signature : il n'y a pas de paiement au mois.
- À éviter
- Option Screen Details
Insightful : la base, sans option
ModulableWorkforce Analytics suffit pour lire la charge. Les captures à fréquence (jusqu'à 120 par heure) et l'enregistrement d'écran sont exactement ce que la CNIL juge disproportionné pour un usage courant.
- À ne pas acheter
- Captures, enregistrement
Time Doctor : couper les captures et l'inactivité retenue
À réglerLes captures sont actives sur tous les plans : désactive-les. Garde les alertes d'inactivité comme un signal pour le manager, jamais pour retirer du temps. Sur Premium, la détection des simulateurs de souris n'apporte rien si tu pilotes par objectifs.
- À couper
- Captures, retenue d'inactivité
Hubstaff : Project Viewer et pas de Silent App
PrestatairesPasse les managers en Project Viewer pour ne pas payer leur siège. N'achète pas Silent App. Désactive les captures pour les salariés en France. Et fixe par écrit avec chaque prestataire si le temps inactif est payé ou non.
- À couper
- Silent App, captures
Deux outils qu'on ne classe pas
Ces deux noms reviennent dans les comparatifs anglophones sur les équipes à distance. On ne les classe pas parce que leur prix ne se lit pas clairement sur leur site.
Les outils
Monitask, deux grilles sur la même page
Prix ambiguMonitask suit le temps, prend des captures et propose un mode visible ou invisible dès son premier plan. Sa page de prix affiche deux grilles différentes, sans dire laquelle est annuelle. Tant que ce n'est pas clair, on ne le classe pas. En France, le mode invisible est de toute façon à exclure.
- Pour qui
- Petites équipes hors de France
Teramind, un outil de sécurité plus qu'un suivi
Prix non publiéTeramind vient de la prévention des fuites de données. Son offre UAM enregistre les frappes, ce que la CNIL classe parmi les procédés « particulièrement invasifs ». Aucun prix officiel n'est publié sur son site. C'est un outil d'enquête pour une équipe sécurité, pas un suivi d'équipe à distance.
- Pour qui
- Équipes sécurité des grandes entreprises
Pour aller plus loin
Ces pages complètent celle-ci sans la répéter.
Le classement général, bureau compris.
Tu veux comprendre les capturesSuivi par captures d'écranQui en prend, et à quelle fréquence.
Tu hésites entre les deuxToggl contre HubstaffTemps déclaré ou suivi automatique.
Tu veux juste des feuilles de tempsLogiciels de feuille de tempsDéclarer et facturer, sans plus.
Tu quittes Time DoctorChanger de Time DoctorVers quoi partir, et comment.
Tu automatises HubstaffIntégration Hubstaff avec MakeRelier heures, projets et factures.
Suivi d'activité des équipes à distance · FAQ
Un employeur peut-il surveiller un salarié en télétravail ?
Oui, mais pas plus qu'au bureau. La CNIL rappelle que l'employeur garde son pouvoir de contrôle, à condition de ne pas porter atteinte aux droits et libertés des salariés, et elle répond « Non » à la question d'une surveillance constante. Le salarié doit être informé avant toute collecte (article L1222-4 du Code du travail). Astuce : un contrôle par objectifs et un compte rendu régulier sont les deux moyens que la CNIL cite elle-même.Peut-on obliger un télétravailleur à garder sa webcam allumée ?
Non, pas en continu. La CNIL écrit que la surveillance constante par webcam ou par micro « ne peut donc être mise en œuvre ». Une caméra pour une réunion ponctuelle reste possible. Aucun des sept outils classés ici n'a besoin de la webcam pour fonctionner.Le télétravail justifie-t-il des captures d'écran régulières ?
Non. Dans sa sanction de 40 000 €, la CNIL a écrit que « le télétravail ne saurait constituer une telle justification ». L'entreprise utilisait Time Doctor avec des captures régulières. Elle citait comme alternatives une badgeuse électronique, des plannings prévisionnels ou des échanges réguliers avec l'encadrant.Peut-on installer un logiciel de suivi sur l'ordinateur personnel d'un salarié ?
C'est à éviter. La CNIL rappelle que l'employeur ne garantit pas la sécurité des données sur l'équipement personnel de ses salariés, et les éditeurs eux-mêmes réservent leurs fonctions les plus intrusives aux appareils de l'entreprise (Silent App chez Hubstaff, agent d'activité chez Clockify). Sur un ordinateur personnel, reste sur un temps déclaré comme Toggl Track ou Clockify.Un logiciel peut-il détecter un simulateur de souris ?
Oui. Time Doctor le fait sur son plan Premium (« Mouse jiggler & Clicker Detection ») et vend un rapport d'activité inhabituelle en option sur Basic et Standard. Ces petits appareils se sont répandus avec le télétravail. Si ton équipe en utilise, c'est le signe qu'elle est jugée sur des mouvements de souris, pas sur des résultats.Faut-il une analyse d'impact pour suivre une équipe à distance ?
Oui, si le suivi est constant. La CNIL écrit que ces dispositifs « doivent obligatoirement faire l'objet d'une analyse d'impact relative à la protection des données ». L'absence d'analyse d'impact figure parmi les manquements sanctionnés dans l'affaire Time Doctor. Un suivi déclaratif comme Toggl Track n'entre pas dans ce cas.Comment payer des prestataires étrangers au temps passé ?
Avec un outil qui relie heures et paiement. Hubstaff le fait sur son plan Team, à 10 $ par siège et par mois en annuel, avec une intégration Wise pour les virements internationaux. Time Doctor intègre la paie dès Standard, à 11,67 $. Écris avant le premier paiement si le temps inactif est payé : c'est la source de litige la plus fréquente.Quel est le logiciel le moins cher pour suivre une équipe à distance ?
Clockify, gratuit jusqu'à 5 utilisateurs, puis 3,99 $ par siège et par mois en annuel sur Basic. Pour un suivi automatique, Hubstaff Starter démarre à 4,99 $ et DeskTime Pro à 6,42 $. Pour 15 personnes et sur un an, Hubstaff Starter revient à environ 898 $ contre 1 800 $ pour ActivTrak.