Quel est le meilleur logiciel de suivi de l'activité des salariés en 2026 ?

Le bon outil te dit où part le temps de ton équipe. Le mauvais réglage te vaut une sanction de la CNIL.

Tu as une équipe en télétravail ou en mode hybride, et tu ne sais plus vraiment sur quoi passe le temps : quels projets, quels clients, quelles applications. Les comparatifs qui sortent en premier sur Google te proposent des outils américains qui prennent des captures d'écran toutes les cinq minutes. Ils oublient de dire qu'en France, la CNIL a sanctionné une entreprise de 40 000 € en 2024 pour avoir réglé un de ces logiciels exactement comme ça.

Nous avons comparé les logiciels qui suivent le temps et l'activité, et nous n'avons classé que ceux dont le prix officiel est public. La réponse courte : DeskTime pour un suivi automatique sans capture d'écran sur l'offre Pro, à 6,42 $ par utilisateur et par mois. Toggl Track si tu veux un suivi déclaratif sans aucune surveillance, gratuit jusqu'à 5 utilisateurs. ActivTrak pour analyser la charge et la productivité d'une équipe, sans enregistreur de frappe. Insightful pour une analyse d'activité où les captures restent une option payante. Time Doctor et Hubstaff sont complets, mais demandent de couper plusieurs réglages pour rester défendables en France.

Romain CochardCEO de Hack'celeration
Mis à jour 20266outils classés à prix lisible3outils présentés hors classement20salariés dans nos calculs de coût

Le classement est éditorial : une place sponsorisée est toujours signalée sur sa fiche, et aucun lien affilié ne change une note.

En un coup d'œil

Les 6 logiciels classés et leur prix réel

Le rang suit le besoin d'une entreprise française qui veut savoir où part le temps de son équipe, sans installer un dispositif que la CNIL jugerait disproportionné. C'est pour ça qu'un outil très complet peut être classé derrière un outil plus simple : ce qu'il fait de plus, tu devras souvent le désactiver.

Idéal pourCe qu'il fait de mieuxOffre gratuiteTaille d'équipeVoir
1DeskTimeMeilleur équilibre en FranceSuivi automatique, captures absentes de l'offre Pro4.1/5Pro : 6,42 $ par utilisateur et par mois en annuel—5 à 200 salariésVoir →
2Toggl TrackMeilleur sans surveillanceTemps déclaré par projet, aucune capture4.0/5Starter : 9 $ par utilisateur et par mois en annuel✓1 à 100 salariésVoir →
3ActivTrakMeilleur pour analyser la chargeTendances d'équipe, surcharge, applications3.9/510 $ par travailleur et par mois, en annuel✓20 à 500 salariésVoir →
4InsightfulMeilleur pour une analyse modulableCaptures et enregistrement en options séparées3.8/58 $ par siège et par mois en annuel—20 à 500 salariésVoir →
5Time DoctorLe plus complet, à régler avec soinDétection des simulateurs de souris3.6/5Basic : 6,67 $ par utilisateur et par mois en annuel—Équipes de productionVoir →
6HubstaffMeilleur pour les équipes terrainTemps, GPS et paie au même endroit2.9/5Starter : 4,99 $ par siège et par mois en annuel—Équipes terrain et freelancesVoir →

Prix officiels hors taxes, lus sur les pages tarifs des éditeurs en 2026. Les six éditeurs affichent leurs prix en dollars, même depuis la France : on les donne tels quels. ActivTrak ne propose que la facturation annuelle.

Ton outil n'est pas sur cette page ? Écris-nous : hello@hackceleration.com

Notre méthode

Comment on a comparé et noté

La requête « suivi de l'activité des salariés » mélange deux besoins. Le premier est légitime et simple : savoir combien de temps part sur chaque projet, chaque client, chaque application, pour facturer juste ou repérer une surcharge. Le second, c'est la surveillance : captures d'écran, enregistrement des frappes, webcam, mesure de l'inactivité à la minute. En France, ce second besoin se heurte vite au Code du travail et au RGPD.

Nous avons lu les pages de prix et de fonctionnalités officielles de neuf éditeurs, les textes de la CNIL et sa décision de sanction de 2024, et les avis d'utilisateurs, surtout les négatifs. Règle de classement : un outil entre s'il suit le temps ou l'activité d'une équipe et si son prix officiel est public. Le rang tient compte d'un filtre de plus : ce que l'outil te laisse désactiver (captures, mode invisible, retenue sur le temps d'inactivité) pour rester proportionné. Toggl Track et Hubstaff ont un avis complet chez nous : leurs notes viennent de là. Les autres notes sont posées sur cette page.

Ce qui n'est pas classé, et pourquoi. Teramind n'a plus de page de prix lisible sur son site. Kickidler laisse ses montants vides. Jibble n'affiche que son offre gratuite. On les présente plus bas, sans note.

  1. Fonctionnalités et profondeurSuivi du temps par projet, analyse des applications, rapports d'équipe, et réglages de confidentialité (temps privé, captures désactivables).
    30 %
  2. Rapport qualité-prixCoût annuel à 20 salariés, options facturées par tête, minimum de sièges, facturation annuelle imposée.
    25 %
  3. Facilité d'utilisationInstallation sur les postes, lisibilité pour le manager et pour le salarié lui-même.
    20 %
  4. Support client et accompagnementRéactivité, annulation et remboursement sans bataille.
    15 %
  5. Intégrations disponiblesGestion de projet, paie, facturation, connecteurs d'automatisation.
    10 %
9éditeurs passés en revue
6outils classés
2026grilles tarifaires relues

Le classement est éditorial : une place sponsorisée est toujours signalée sur sa fiche, et aucun lien affilié ne change une note.

1
Meilleur équilibre entre suivi et cadre français

DeskTime

4.1/5

DeskTime démarre avec l'ordinateur et compte le temps passé dans chaque application et chaque site, sans que le salarié ait à lancer un chronomètre. Le manager voit les heures d'arrivée et de départ, le temps par projet et la répartition entre applications productives et non productives. C'est le suivi automatique le plus simple à installer de cette page.

Ce qui le place en tête pour une entreprise française : les captures d'écran ne sont pas dans l'offre Pro, seulement dans Premium et Enterprise. Tu n'as donc rien à désactiver pour éviter le réglage que la CNIL a sanctionné. Le temps privé permet au salarié de couper le suivi pendant une pause ou un rendez-vous personnel, ce qui aide à rester proportionné.

Le prix : 6,42 $ par utilisateur et par mois en annuel sur Pro, 7 $ au mois. Pour 20 salariés, compte environ 1 541 $ par an. Premium passe à 9,17 $ (10 $ au mois). L'essai dure 14 jours.

Sa limite : les catégories « productif » et « non productif » sont à toi de les définir, et elles jugent une application, pas un travail. Un commercial sur LinkedIn ou un graphiste sur YouTube paraîtront improductifs si tu gardes les réglages par défaut. Un utilisateur signale aussi un renouvellement annuel plus cher, sans préavis.

Astuce : reste sur Pro tant que tu n'as pas un but précis et écrit pour les captures. Et note la date de renouvellement annuel dans ton agenda dès la signature.

Points forts
  • Suivi automatique dès l'allumage du poste
  • Pas de capture d'écran sur l'offre Pro
  • Temps privé à la main du salarié
+Avantages
  • ✓Le plus simple à rendre proportionné
  • ✓Prix bas et lisible
  • ✓Support jugé rapide par les utilisateurs
−Inconvénients
  • ✗Catégories de productivité à paramétrer soi-même
  • ✗Captures disponibles dès Premium : à cadrer
  • ✗Prix en dollars uniquement
Verdict

Le meilleur point de départ en France : utile au manager, sans capture par défaut. Reste sur Pro et définis tes catégories avant de lire les rapports.

Voir les offres DeskTime →
2
Meilleur pour suivre le temps sans surveiller

Toggl Track

4.0/5

Toggl Track prend le contre-pied des autres outils de cette page. L'éditeur l'écrit lui-même : pas de capture d'écran, pas de surveillance, ni frappes, ni historique de navigation, ni localisation. Le salarié lance un chronomètre ou remplit sa feuille de temps, par projet et par client. Le suivi d'activité de bureau existe, en option : il note les applications et les sites ouverts plus de 10 secondes, et c'est le salarié qui choisit ce qui devient une entrée de temps.

C'est l'outil le plus facile à défendre devant un CSE, parce qu'il ne mesure que ce que le salarié déclare. Il répond aussi au besoin le plus fréquent derrière la requête : facturer juste et savoir quels clients coûtent trop cher.

Le prix : l'offre gratuite couvre jusqu'à 5 utilisateurs. Starter coûte 9 $ par utilisateur et par mois, Premium 18 $. Pour 20 salariés en Starter, compte 2 160 $ par an. L'essai des offres payantes dure 30 jours.

Sa limite : le temps déclaré dépend de la discipline de chacun. Si ton vrai problème est un salarié qui ne travaille pas, Toggl Track ne te le montrera pas, et c'est voulu.

Astuce : active les rappels de saisie et fixe une règle simple (le temps du jour saisi avant 18 h). Tu obtiens des données propres sans jamais regarder un écran.

Points forts
  • Aucune capture, aucun keylogger, aucune localisation
  • Suivi d'activité optionnel, validé par le salarié
  • Rapports par client et par projet
+Avantages
  • ✓Le plus simple à faire accepter
  • ✓Offre gratuite pour une petite équipe
  • ✓Intégrations nombreuses
−Inconvénients
  • ✗Ne détecte pas l'inactivité
  • ✗Temps déclaré, donc parfois oublié
  • ✗Premium à 18 $, le double de Starter
Verdict

Le choix le plus sûr juridiquement, et souvent le plus utile : il répond à « où part le temps ? », pas à « qui travaille ? ».

Essayer Toggl Track gratuitement →Lire notre avis complet sur Toggl
3
Meilleur pour analyser la charge d'une équipe

ActivTrak

3.9/5

ActivTrak se présente comme un outil d'analyse de la productivité plutôt que de surveillance. Il mesure le temps passé dans les applications et les sites, puis en tire des tendances : qui est en surcharge, combien d'heures partent en réunion, quels logiciels payés ne servent à personne. Aucun enregistreur de frappe n'est proposé sur sa grille, et les captures d'écran passent par une option à part, Screen Details.

C'est le bon outil si ta question porte sur l'organisation du travail plutôt que sur chaque personne. Les rapports agrégés par équipe sont plus faciles à justifier qu'un tableau individuel minute par minute.

Le prix : l'offre gratuite couvre 3 travailleurs avec 30 jours d'historique. Work Activity Tracking coûte 10 $ par travailleur et par mois, Workforce Management 15 $, Productivity Optimization 17 $, toujours en annuel : il n'y a pas de paiement au mois. L'historique est de 6 mois sur les deux premières offres ; chaque année de plus coûte 1 $ par travailleur et par mois. Au-delà de 50 licences, un plan de support payant est obligatoire. Pour 20 salariés, compte 2 400 $ par an.

Sa limite : la facturation. Les avis négatifs parlent de renouvellements annuels automatiques, d'un préavis de 30 jours pour résilier et d'un minimum de sièges mal compris. Le suivi lui-même est jugé précis.

Astuce : commence par l'offre gratuite sur 3 volontaires pendant un mois. Tu verras si les rapports t'apprennent quelque chose avant de signer pour un an.

Points forts
  • Analyse de charge et de surcharge par équipe
  • Pas d'enregistreur de frappe sur la grille
  • Captures seulement en option
+Avantages
  • ✓Offre gratuite pour 3 personnes
  • ✓Rapports d'équipe utiles
  • ✓Suivi jugé précis
−Inconvénients
  • ✗Facturation annuelle uniquement
  • ✗Résiliation avec 30 jours de préavis
  • ✗Support payant au-delà de 50 licences
Verdict

Le meilleur pour comprendre comment travaille une équipe. Signe en connaissant la date de renouvellement et la règle de préavis.

Voir les offres ActivTrak →
4
Meilleur pour une analyse modulable

Insightful

3.8/5

Insightful (l'ancien Workpuls) suit le temps passé dans les applications et les sites, mesure l'utilisation par équipe et calcule la productivité selon tes catégories. Sa particularité : les fonctions les plus intrusives sont vendues à part. Les captures à fréquence coûtent 3 $ de plus par siège, les captures à la demande et l'enregistrement d'écran 4 $ chacun.

Pour une entreprise française, c'est un avantage réel : si tu ne paies pas l'option, la fonction n'existe pas sur tes postes, et personne ne l'activera par erreur.

Le prix : Workforce Analytics coûte 8 $ par siège et par mois en annuel. L'offre Workflow Optimization, encore en bêta, coûte 12 $, et le Combo des deux 16 $. Pour 20 salariés en Workforce Analytics, compte 1 920 $ par an, sans aucune option.

Sa limite : les utilisateurs saluent le support, mais certains jugent la facture élevée une fois les options ajoutées. Un administrateur raconte des comptes créés automatiquement depuis l'annuaire de l'entreprise sans qu'il s'en rende compte, puis facturés.

Astuce : si tu relies Insightful à ton annuaire, limite la synchronisation à un groupe précis. Tu éviteras de payer pour des comptes créés tout seuls.

Points forts
  • Options intrusives vendues à part
  • Prix d'entrée à 8 $
  • Analyse par équipe et par application
+Avantages
  • ✓Rien d'intrusif sans option payée
  • ✓Support apprécié
  • ✓Moins cher qu'ActivTrak à l'entrée
−Inconvénients
  • ✗Facture qui monte avec les options
  • ✗Synchronisation d'annuaire à surveiller
  • ✗Prix en dollars, en annuel
Verdict

Un bon choix si tu veux une analyse d'activité sans capture : n'achète simplement pas les options.

Voir les offres Insightful →
5
Le plus complet, à régler avec soin

Time Doctor

3.6/5

Time Doctor est l'outil le plus complet de cette page : suivi automatique, captures d'écran dès l'offre Basic, rapports d'usage du web et des applications sur Standard, et sur Premium la détection des simulateurs de souris, de l'activité clavier irrégulière et l'enregistrement vidéo de l'écran.

C'est aussi le logiciel en cause dans la sanction de 40 000 € prononcée par la CNIL en 2024 contre une petite entreprise immobilière. Le problème venait du réglage : des captures toutes les 3 à 15 minutes et un temps d'inactivité retiré du temps de travail. La CNIL a jugé le dispositif disproportionné et a rappelé que le télétravail ne justifie pas une telle surveillance. Avec Time Doctor, la conformité dépend entièrement de ce que tu coupes.

Le prix : Basic coûte 6,67 $ par utilisateur et par mois en annuel, 8 $ au mois ; Standard 11,67 $ (14 $) ; Premium 16,70 $ (20 $). L'essai de 14 jours donne accès à tout Premium, sans carte. Pour 20 salariés en Basic, compte environ 1 601 $ par an.

Sa limite : en plus du risque juridique, les avis négatifs se concentrent sur l'annulation, faute de bouton de résiliation dans le tableau de bord, et sur des prélèvements après la demande d'arrêt.

Astuce : avant le déploiement, désactive les captures, ne relie jamais l'inactivité à la paie, et garde une copie écrite de ta demande de résiliation.

Points forts
  • Détection des simulateurs de souris (Premium)
  • Rapports web et applications (Standard)
  • Essai de 14 jours de Premium, sans carte
+Avantages
  • ✓Le suivi le plus fin de la page
  • ✓Prix d'entrée bas
  • ✓Nombreuses intégrations
−Inconvénients
  • ✗Captures actives dès Basic : à couper
  • ✗Réglage sanctionné par la CNIL en 2024
  • ✗Résiliation par e-mail, jugée pénible
Verdict

Puissant, mais pensé pour un cadre moins strict que le cadre français. À ne choisir que si tu sais exactement quels réglages couper.

Voir les offres Time Doctor →
6
Meilleur pour les équipes terrain

Hubstaff

2.9/5

Hubstaff suit le temps, mesure un taux d'activité clavier et souris, prend des captures d'écran et, avec l'option Locations, géolocalise les équipes terrain pendant leurs heures de travail. Il relie ensuite ces heures à la paie et aux factures. Pour des prestataires payés à l'heure, c'est pratique.

Pour un salarié en France, beaucoup de ces fonctions sont à couper. Les captures sont limitées à 500 par utilisateur et par mois sur Starter, 1 500 sur Grow, illimitées sur Team. Et l'option Silent App (2,50 $ par utilisateur) fait tourner le suivi sans icône visible : c'est contraire à l'information préalable du salarié.

Le prix : Starter coûte 4,99 $ par siège et par mois en annuel, 7 $ au mois ; Grow 7,50 $ (9 $), Team 10 $ (12 $), Enterprise 25 $. Les options se paient par tête : Insights 2,50 $, Tasks 2,50 $, Locations 3,33 $, rétention étendue 1,67 $. Pour 20 salariés en Starter, compte 1 198 $ par an ; en Team, 2 400 $.

Sa limite : notre note de 2,9 tient surtout au support et à la facturation. Les avis négatifs parlent d'options ajoutées sans avoir cliqué, de remboursements refusés et de journaux de temps perdus.

Astuce : vérifie la facture du premier mois ligne par ligne, et désactive les captures par défaut au niveau de l'organisation avant d'inviter qui que ce soit.

Points forts
  • Temps, géolocalisation et paie réunis
  • Prix d'entrée le plus bas de la page
  • Captures plafonnées sur Starter et Grow
+Avantages
  • ✓Pratique pour les équipes terrain
  • ✓Grille publique claire
  • ✓Intégrations nombreuses
−Inconvénients
  • ✗Option Silent App incompatible avec le cadre français
  • ✗Options facturées par tête
  • ✗Support et facturation critiqués
Verdict

Utile pour des équipes terrain ou des prestataires. Pour des salariés de bureau en France, DeskTime ou Toggl Track sont plus simples à rendre conformes.

Voir les offres Hubstaff →Lire notre avis complet sur Hubstaff
Hors classement

Les outils de surveillance qu'on ne classe pas

Ces outils reviennent dans les comparatifs anglophones. On ne les classe pas, soit parce que leur prix ne se lit pas sur leur site, soit parce que leur cœur de métier (enregistreur de frappe, enregistrement d'écran continu) se défend très mal en France. Voici ce qu'on sait d'eux, sans note.

01

Teramind, la surveillance pour la sécurité des données

Prix non lisible

Teramind vient de la sécurité informatique : prévention des fuites de données, détection des comportements à risque, enregistrement des sessions. Son offre UAM ajoute l'enregistrement des frappes. C'est un outil pour une équipe sécurité qui enquête sur un incident, pas pour suivre le temps d'une équipe.

Pourquoi hors classement : sa page de prix officielle ne répond plus, et les montants qui circulent viennent d'articles de blog. En France, l'enregistrement des frappes est presque impossible à justifier pour un usage courant.

Pour qui
Équipes sécurité des grandes entreprises
02

Kickidler, l'enregistrement d'écran en continu

Prix non lisible

Kickidler propose deux offres : Time Tracking (temps, applications, captures) et Employee Monitoring, qui ajoute la vidéo de l'écran en direct, l'enregistrement audio, l'accès à distance et l'enregistreur de frappe. Une version locale, sans accès à Internet, existe aussi.

Pourquoi hors classement : les prix « à partir de » de sa page officielle sont vides, et l'offre de surveillance repose sur des fonctions que la CNIL qualifie de particulièrement invasives.

Essai
7 ou 14 jours, sans carte
03

Jibble, le pointage gratuit

Gratuit

Jibble est surtout une pointeuse : arrivées et départs depuis le web, le mobile ou l'ordinateur, feuilles de temps simples, intégrations avec Slack, Microsoft Teams et QuickBooks. Son offre gratuite n'a pas de limite d'utilisateurs, ce qui en fait une piste sérieuse pour une petite structure.

Pourquoi hors classement : ses offres payantes, qui portent le suivi d'activité, n'affichent pas de prix lisible. Si ton besoin est le pointage, regarde notre comparatif des logiciels de gestion des temps.

Offre gratuite
Utilisateurs illimités
Bien choisir

Les trois questions à te poser avant d'installer quoi que ce soit

La plupart des mauvais choix viennent d'une question mal posée : on veut savoir où part le temps, et on achète un outil de surveillance. Ces trois questions remettent les choses dans l'ordre, et elles te serviront devant le CSE.

Tu veux mesurer le temps ou contrôler les personnes ?

Mesurer le temps par projet ou par client, c'est le besoin le plus courant : Toggl Track ou DeskTime Pro le couvrent sans capture. Analyser la charge d'une équipe, c'est ActivTrak ou Insightful, en rapports agrégés. Contrôler chaque personne à la minute, c'est ce que la CNIL juge le plus souvent disproportionné, et ce qui abîme la confiance plus vite que n'importe quel gain.

Combien vas-tu vraiment payer ?

À 20 salariés et en annuel : Hubstaff Starter 1 198 $, DeskTime Pro 1 541 $, Time Doctor Basic 1 601 $, Insightful 1 920 $, Toggl Track Starter 2 160 $, ActivTrak 2 400 $. Ajoute les options par tête (Hubstaff, Insightful), le support obligatoire d'ActivTrak au-delà de 50 licences, et vérifie si le paiement au mois existe : chez ActivTrak, non.

Peux-tu le justifier en une phrase ?

Le Code du travail exige un but précis et un moyen proportionné (article L1121-1). Si ton but est « facturer le temps passé par client », un suivi par projet suffit. Si tu ne trouves pas de but qui justifie une capture d'écran, n'en active pas. Cette phrase ira dans l'information des salariés et dans l'analyse d'impact.

  • Vérifie que les captures d'écran sont désactivables, ou absentes de l'offre.
  • Vérifie qu'aucun mode invisible n'est activé (Silent App chez Hubstaff).
  • Ne relie jamais le temps d'inactivité mesuré à la paie.
  • Demande la durée de conservation des données et qui peut les voir.
  • Note la date de renouvellement et la règle de préavis de résiliation.
  • Fais l'essai sur un service volontaire, pas sur toute l'entreprise.
Déployer sans risque

Mettre en place un suivi d'activité en six étapes

La sanction de 2024 cumulait presque toutes les erreurs : pas d'analyse d'impact, une information écrite insuffisante, un compte administrateur partagé, des captures à intervalles courts. Ces étapes suivent les textes officiels et évitent chacune d'elles.

01

Écris le but en une phrase

Proportionnalité

« Mesurer le temps passé par client pour facturer au réel » ou « repérer la surcharge des équipes support ». Un but précis te dit quelles données collecter, et surtout lesquelles ne pas collecter.

C'est l'exigence de l'article L1121-1 du Code du travail : une restriction des droits des salariés doit être justifiée par la tâche et proportionnée au but.

Texte
Code du travail, article L1121-1
02

Fais l'analyse d'impact si le suivi est continu

RGPD

Un dispositif qui surveille l'activité de façon constante demande une analyse d'impact (AIPD) avant sa mise en place. Elle décrit les données, la durée de conservation, les accès et les risques pour les salariés.

Son absence fait partie des manquements sanctionnés en 2024 (article 35 du RGPD).

Texte
RGPD, article 35
03

Consulte le CSE avant d'installer

50 salariés et plus

Dans une entreprise d'au moins 50 salariés, le CSE est informé et consulté avant toute mise en œuvre d'un moyen de contrôle de l'activité. Présente-lui le but, l'outil, les réglages choisis et ceux que tu as coupés.

Selon la CNIL, une preuve issue d'un dispositif non conforme ne peut en principe pas servir à sanctionner un salarié.

Texte
Code du travail, article L2312-38
04

Informe chaque salarié par écrit

Obligatoire

Chaque salarié doit connaître le dispositif avant qu'il ne collecte quoi que ce soit : ce qui est mesuré, pourquoi, combien de temps, qui le voit, comment exercer ses droits. Une réunion orale ne suffit pas à le prouver.

Garde la note signée ou l'accusé de réception : l'employeur doit pouvoir prouver qu'il a informé.

Texte
Code du travail, article L1222-4
05

Coupe les réglages les plus intrusifs

Avant le déploiement

Désactive les captures d'écran au niveau de l'organisation, le mode invisible, l'enregistrement d'écran et toute retenue automatique sur le temps d'inactivité. Active le temps privé quand l'outil le permet (DeskTime). Donne à chaque salarié l'accès à ses propres données.

Crée un compte administrateur nominatif par personne : le compte partagé a aussi été sanctionné.

À couper
Captures, mode invisible, retenue sur l'inactivité
06

Exploite les données sans les multiplier

Intégrations

Le temps par projet sert surtout à facturer et à piloter. Plutôt que d'ouvrir l'outil de suivi à tout le monde, envoie les totaux utiles vers ton outil de gestion de projet ou de facturation avec un connecteur d'automatisation comme Make.

Moins de personnes voient le détail, plus le dispositif reste proportionné.

Premier flux
Total d'heures par client vers la facturation
FAQ · 8 questions

Logiciel de suivi de l'activité des salariés · FAQ

  • Un employeur a-t-il le droit de surveiller l'ordinateur d'un salarié ?
    Oui, mais pas n'importe comment. Le contrôle doit avoir un but précis et rester proportionné à ce but (article L1121-1 du Code du travail), le salarié doit en être informé avant la mise en place (L1222-4), et le CSE doit être consulté avant toute mise en œuvre dans une entreprise d'au moins 50 salariés (L2312-38). Une surveillance constante est en général jugée excessive par la CNIL. Astuce : écris le but du dispositif en une phrase avant de choisir l'outil. Si tu n'y arrives pas, l'outil n'est pas défendable.
  • Les captures d'écran automatiques sont-elles légales en France ?
    Elles sont très difficiles à justifier. La CNIL estime qu'une capture d'écran n'est ni pertinente ni proportionnée, puisqu'elle fige une action isolée, et sa formation restreinte a sanctionné en 2024 des captures prises toutes les 3 à 15 minutes en les qualifiant d'atteinte disproportionnée à la vie privée. Dans DeskTime Pro, Toggl Track et ActivTrak sans option, il n'y en a pas : c'est le plus simple.
  • Un keylogger est-il autorisé pour surveiller un salarié ?
    Non, sauf circonstance tout à fait exceptionnelle. La CNIL classe les enregistreurs de frappe parmi les dispositifs « particulièrement invasifs ». Teramind (offre UAM) et Kickidler (offre Employee Monitoring) en proposent : c'est une des raisons pour lesquelles ils ne sont pas dans notre classement français.
  • Comment contrôler le travail d'un salarié en télétravail sans le surveiller en permanence ?
    Par les résultats et le temps déclaré, pas par l'écran. La CNIL recommande des objectifs mesurables vérifiés à intervalles réguliers et des comptes rendus du salarié, et elle interdit la webcam allumée toute la journée ou les clics imposés toutes les X minutes pour prouver sa présence. Un outil déclaratif comme Toggl Track (9 $ par utilisateur et par mois en Starter) suffit souvent.
  • Faut-il une analyse d'impact (AIPD) avant d'installer un logiciel de suivi d'activité ?
    Oui, dès que le dispositif vise à surveiller l'activité de façon constante. La CNIL l'indique dans ses questions-réponses sur le télétravail, et l'absence d'AIPD fait partie des manquements sanctionnés dans la délibération SAN-2024-021. L'analyse documente le but, les données collectées, la durée de conservation et qui y accède.
  • Peut-on retirer du salaire le temps d'inactivité mesuré par le logiciel ?
    C'est exactement ce que la CNIL a sanctionné. Dans l'affaire SAN-2024-021, le logiciel comptait comme inactives les périodes de 3 à 15 minutes sans clavier ni souris, et ces minutes pouvaient être retirées du temps de travail : la CNIL a jugé le dispositif disproportionné et a prononcé une amende de 40 000 €. Un salarié qui lit un contrat ou téléphone à un client n'est pas inactif.
  • Comment savoir si mon ordinateur professionnel est surveillé ?
    Ton employeur doit te l'avoir dit avant la mise en place : c'est une obligation (article L1222-4 du Code du travail). Regarde la charte informatique, la note d'information et le registre des traitements tenu par l'employeur, et pose la question au CSE. Les applications comme Hubstaff ou DeskTime affichent en principe une icône ; l'option Silent App de Hubstaff la masque, ce qui n'est pas compatible avec cette information préalable.
  • Combien coûte un logiciel de suivi d'activité pour 20 salariés ?
    Entre environ 1 200 $ et 2 400 $ par an, aux prix officiels en annuel. Hubstaff Starter revient à 1 198 $ (4,99 $ par siège), DeskTime Pro à 1 541 $ (6,42 $), Time Doctor Basic à 1 601 $ (6,67 $), Insightful à 1 920 $ (8 $), Toggl Track Starter à 2 160 $ (9 $) et ActivTrak à 2 400 $ (10 $). Les éditeurs affichent leurs prix en dollars, hors taxes.
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